Le 7 avril 2026, la ministre de la Recherche scientifique, le Dr Madeleine Tchuente, et le directeur du Centre Pasteur du Cameroun, le Dr Mirdad Kazanji, ont signé un accord-cadre de partenariat.
Il est un lieu où les éprouvettes croisent les politiques publiques, où les laboratoires tendent la main aux ministères. Ce lieu, c’était ce 7 avril 2026 la salle de conférences du MINRESI à Yaoundé. En effet, le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, sous l’impulsion de sa ministre, le Dr Madeleine Tchuente, et le Centre Pasteur du Cameroun (CPC), dirigé par le Dr Mirdad Kazanji, ont scellé un accord-cadre d’une ambition rare. Bien plus qu’une simple formalité administrative, cette signature – précédée d’une audience au cabinet de la ministre – ouvre une voie résolument tournée vers les grands défis sanitaires de notre temps.
D’emblée, il convient de souligner que cet accord s’inscrit dans une dynamique de rupture avec la recherche de laboratoire qui reste trop souvent enfermée dans des publications sans retombées terrain. Par conséquent, les deux institutions se sont engagées à transformer la science en actions palpables : renforcement de la surveillance épidémiologique, riposte accélérée face aux flambées de maladies, valorisation des innovations locales, et accompagnement de la jeune génération de chercheurs camerounais.
Ainsi, pour que ces engagements ne restent pas lettre morte, un calendrier opérationnel a été défini. Dans le court terme, plusieurs actions fortes sont attendues. En premier lieu, l’organisation du 2ᵉ Forum national des jeunes chercheurs en santé, qui permettra de faire émerger les talents et de croiser les disciplines. Par ailleurs, il est prévu la mise en place d’un réseau national de jeunes chercheurs, gage de pérennité et de mutualisation des compétences. De surcroît, la création d’unités mixtes de recherche MINRESI–CPC viendra structurer la collaboration sur le long terme, tandis que des programmes de mobilité, de stages et de co-encadrement renforceront l’ancrage universitaire. Enfin, un mécanisme rigoureux de suivi-évaluation a été instauré pour mesurer l’impact réel de chaque initiative.
Fort de son expertise historique et de son appartenance au prestigieux Pasteur Network, le Centre Pasteur du Cameroun confirme ainsi son rôle de sentinelle dans la surveillance des maladies et la gestion des données sanitaires. De son côté, le MINRESI apporte la vision stratégique et la capacité à irriguer l’ensemble du système national de recherche. Ensemble, ils entendent prouver que la science camerounaise peut être un levier de développement aussi puissant que l’économie ou les infrastructures.
En conclusion, cet accord-cadre ne constitue pas une fin, mais un début. Le début d’une ère où le chercheur n’est plus isolé dans son laboratoire, mais pleinement partie prenante de la santé publique. Rendez-vous est pris pour le 2ᵉ Forum des jeunes chercheurs, où les premières concrétisations de ce partenariat seront dévoilées. D’ici là, la signature du 7 avril 2026 restera comme une date clé dans l’histoire de la recherche au Cameroun.













































































































































































































































































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