Depuis hier mardi, un nuage de poussière en provenance du Sahara enveloppe la région du Nord, réduisant la visibilité et exposant les populations à des risques sanitaires importants.
Ce mardi 17 février 2026, les habitants de la région du Nord se sont réveillés dans une atmosphère inhabituelle. Un épais voile de poussière recouvrait le ciel, plongeant villes et villages dans une brume ocre persistante. Les vents sableux, puissants et continus, ont transformé le paysage dès les premières heures de la matinée, modifiant profondément le décor habituel.
Dans la ville de Garoua, la circulation a été fortement perturbée. Les artères habituellement animées se sont retrouvées noyées sous une fine couche de poussière. Les débris sableux en suspension barraient la vue, réduisant considérablement la visibilité. Automobilistes et conducteurs de motos-taxis progressaient avec prudence, phares allumés en pleine journée.
Selon une note d’information signée le 16 février par le ministre des Transports, ces vents poussiéreux proviennent du Sahara. Ils ont pénétré le territoire camerounais par la région de l’Extrême-Nord avant de poursuivre leur course vers la région du Nord. Le phénomène pourrait également atteindre les régions de l’Adamaoua et de l’Est dans les prochains jours. Cette masse d’air chargée de particules fines s’inscrit dans un épisode de vents sahariens saisonniers.
Depuis ce matin, la région du Nord vit déjà sous la menace de ces vents chargés de sable. La vue est nettement diminuée, la respiration devient plus difficile et de nombreux habitants se plaignent de narines bouchées et d’irritations oculaires. Le malaise est perceptible dans les rues comme dans les domiciles. Même à l’intérieur des maisons, la poussière s’infiltre par les moindres ouvertures, se déposant sur les meubles, les sols et les surfaces exposées.
Les travailleurs exerçant à l’air libre sont les plus exposés. Les conducteurs de motos-taxis, les commerçants et les vendeurs installés le long des routes tentent de poursuivre leurs activités, le visage couvert de masques de protection. Certains ont improvisé des foulards ou des cache-nez pour limiter l’inhalation de poussière. « On est obligé de travailler, mais l’air est difficile à supporter », confie un conducteur rencontré au centre-ville, les yeux rougis et blanchis par le sable.
Au-delà de la gêne quotidienne, les professionnels de santé mettent en garde contre les risques sanitaires. Les particules fines en suspension peuvent aggraver les maladies respiratoires telles que l’asthme ou les bronchites chroniques. Les enfants, les personnes âgées et les malades sont particulièrement vulnérables. Les spécialistes recommandent de limiter les sorties non essentielles, de maintenir les portes et fenêtres fermées autant que possible et de porter systématiquement un masque facial en cas de déplacement.
Le communiqué du ministre des Transports précise que ces vents poussiéreux pourraient s’étendre jusqu’à jeudi prochain. Les usagers de la route sont appelés à la prudence, notamment sur les axes interurbains où la visibilité peut être fortement réduite par endroits. Les compagnies de transport et les conducteurs sont invités à adapter leur conduite aux conditions météorologiques.
En attendant une amélioration de la situation, la population est invitée à adopter des gestes simples de protection. Il est conseillé de boire régulièrement de l’eau pour éviter la déshydratation, de se laver le visage et les mains fréquemment pour éliminer les particules déposées, et de consulter un centre de santé en cas de difficultés respiratoires persistantes.













































































































































































































































































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