À Kousséri et Goulfey, la revue à mi-parcours d’un projet piloté avec la FAO renforce l’anticipation face aux inondations et crises climatiques. Un enjeu majeur de santé publique en 2026.
Une mission stratégique dans le Logone-et-Chari
Sur invitation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Antenne régionale de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC) de l’Extrême-Nord, conduite par son Chef d’Antenne Dr René Ramsès Meyong, a pris part du 2 au 6 février 2026 à la mission de revue à mi-parcours du projet UNJP/CMR/061/EC.
Ce programme vise à réduire les besoins humanitaires dans la région en renforçant la préparation des acteurs multiniveaux face aux chocs climatiques, selon une approche intégrée sensible aux conflits, au climat et à la protection. L’ONACC y joue un rôle central dans la production et la diffusion d’informations climatiques.
Kousséri : évaluation et réajustements
Un atelier de concertation organisé à Kousséri a permis d’établir un état des lieux partagé de l’avancement du projet, au regard des objectifs et indicateurs initiaux.
Les partenaires du consortium — FAO, UNFPA, ACF et autres — ainsi que les autorités locales ont analysé les défis opérationnels, identifié les approches efficaces et procédé à la révision concertée du plan opérationnel.
La coordination entre acteurs humanitaires et instances locales, notamment les Comités Communaux de Prévention des Risques (CCPR), a été renforcée.
Goulfey : prévenir plutôt que subir
La mission s’est poursuivie par des visites de terrain à Goulfey et dans le village de Siguet.
Au centre des préoccupations: l’état d’une digue de protection contre les inondations. Cette infrastructure reste essentielle pour la sécurité des populations riveraines, régulièrement exposées aux crues du Logone durant la saison des pluies. Son renforcement apparaît aujourd’hui crucial.
Les échanges avec les communautés ont également mis en avant l’importance de l’information climatique. Un premier contact a été établi avec la radio communautaire nouvellement opérationnelle de Goulfey afin d’améliorer la diffusion rapide des alertes et la remontée des données locales.
Climat et santé publique: l’alerte reste active en 2026
En février 2026, le Cameroun demeure confronté à une forte variabilité climatique, particulièrement dans la zone sahélienne. Les projections saisonnières annoncent: des risques élevés d’inondations localisées dans l’Extrême-Nord; des périodes de sécheresse impactant la production agricole; une recrudescence possible des maladies hydriques en cas de crues.
Pour un média comme Échos Santé, la dimension sanitaire est centrale: inondations et vagues de chaleur augmentent les risques de paludisme, de choléra et d’insécurité alimentaire, affectant en priorité femmes, enfants et personnes déplacées.
Perspectives: vers une résilience durable
La revue à mi-parcours ouvre plusieurs chantiers prioritaires: Renforcement des systèmes d’alerte précoce communautaires, consolidation des infrastructures de protection, intégration accrue de la dimension santé dans les plans climatiques, approche anticipatoire pour limiter les urgences humanitaires
Pour l’ONACC, cette mission consolide son positionnement comme acteur de référence en matière d’information climatique au service des politiques publiques.
Dans l’Extrême-Nord, plus que jamais, l’anticipation climatique devient une question de survie… et de santé publique.













































































































































































































































































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