A l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain, les pédiatres de l’hôpital général de Douala ont décidé de mettre l’accent sur la nutrition pour une plus grande sensibilisation.
« Une bonne alimentation est essentielle pour la croissance d’un enfant », soutient le diététicien, ingénieur agroalimentaire, Hilaire De Goethe Mbiatat. Au cours de la semaine consacrée à la célébration de la journée de l’enfant africain, l’ingénieur agroalimentaire a accompagné le personnel du service pédiatrie de l’hôpital général de Douala (HGD) vendredi 17 juin 2022, lors de la journée cuisine pratique sur les aliments à utiliser pour nourrir les enfants.
Cette journée axée sur le thème : « diversification alimentaire, comment nourrir le bébé » a réuni près d’une cinquantaine de mères et leurs enfants à l’HGD. Objectif de cette rencontre : montrer aux mamans comment nourrir les enfants avec les fruits, les légumes, les tubercules, et autres aliments disponibles sur le marché local.
« L’hôpital général à travers le département mère et enfant, et le service de pédiatrie, a pensé qu’à l’occasion de la journée de l’enfant africain, on pouvait mener cette activité qui permet de sensibiliser les mamans et le public par rapport aux problèmes de base, problèmes cruciaux de santé que les enfants ont », a expliqué Dr Akazong Adjanoung, Pédiatre, chef service pédiatrie à l’hôpital général de Douala.
Cette année, son service a pensé à l’alimentation de l’enfant pendant les 1000 premiers jours, de la naissance, de la conception à l’âge de deux ans de l’enfant. « Pendant cette période, il est important pour la femme enceinte qu’elle sache comment s’alimenter et après la naissance la femme enceinte doit continuer à bien s’alimenter pour pouvoir bien allaiter son enfant. Nous mettons également un point important sur la sensibilisation pendant la période de l’allaitement et aussi comment nourrir l’enfant pendant les six premiers mois et après les six premiers mois jusqu’à ses deux ans », relève le pédiatre.
Au cours de la semaine de sensibilisation consacrée à la journée de l’enfant africain, les pédiatres de l’HGD ont également abordé une maladie importante qui touche environ 54% des enfants camerounais, l’anémie. « L’anémie est un véritable problème de santé publique chez les enfants camerounais. Au Cameroun, plus de 54% d’enfants sont atteints d’anémie et la cause de l’anémie de la moitié de ces enfants est due à la carence en fer… », fait savoir le pédiatre.
Pour le spécialiste, la bonne alimentation commence donc dès la conception. « La femme enceinte doit être bien nourrit et la femme allaitante doit bien se nourrir… c’est dans le ventre que l’enfant prend le fer de sa maman et fait ses réserves en fer et à côté de ce fer là il faut bien manger », conseille le Dr Akazong Adjanoung.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la malnutrition se définit par les carences, les excès ou les déséquilibres dans l’apport énergétique et/ou nutritionnel d’une personne. « C’est un état nutritionnel qui est la conséquence d’une alimentation mal équilibrée en quantité et/ou en qualité ». Toujours d’après l’organisation, la malnutrition est désormais présente dans tous les pays du monde et les Nations Unies estiment qu’elle touchera deux milliards de personnes supplémentaires d’ici à 2050. Si les inégalités sociales et la pauvreté ont un impact face à notre rapport à la nourriture, ce ne sont pas les seules causes de la malnutrition.
Ghislaine DEUDJUI












































































































































































































































































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