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Offre des soins  Une campagne médico-chirurgicale organisée à l’hôpital du district de Mbandjock

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Du 1er au 6 juillet 2024, cette formation sanitaire située dans la région du Centre a abrité une campagne de consultations médicales gratuites, des chirurgies pour des maladies telles que : la hernie de l’enfant, les lipomes, la gynécologie, la circoncision, des examens biologiques, a l’exemple des dépistages et le traitement des MST, IST ; ophtalmologie et odontostomatologie. L’objectif de la campagne était de corriger les défauts suscités, pour permettre aux enfants d’avoir une meilleure qualité de vie, pour qu’ils ne puissent pas faire les complications plus tard.

 

 

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », a écrit Pierre Corneille. Une maxime qui s’est appliquée à l’hôpital du district de Mbandjock du 1er au 6 juillet 2024. Une campagne de consultations médicales gratuites, des chirurgies pour des maladies telles que la hernie de l’enfant, les lipomes, la gynécologie, la circoncision, des examens biologiques à l’exemple des dépistages et le traitement des MST, IST ; ophtalmologie et odontostomatologie s’est déroulée dans cette formation sanitaire. Au cœur de cette campagne, Étita Philomène, Technicienne supérieure en ophtalmologie qui gère ce nouveau service, dresse le bilan de la campagne. « Nous avons reçu 60 malades. Au début, il y avait vraiment de l’affluence et plus les jours passaient, plus l’engouement des populations diminuait : ils venaient timidement à l’hôpital”, explique la technicienne supérieure en ophtalmologie à l’hôpital du district de Mbandjock. D’après Étita Philomène, l’engouement du début était une simple curiosité. Les personnes âgées ont répondu massivement présentes. La tranche d’âge des patients varie entre 5 à 67 ans. Les consultations étaient gratuites avec des réductions sur les prescriptions (médicaments, lunettes). Au sortir de cette campagne, plusieurs ont été recensées, notamment la presbytie, qui est une anomalie liée à l’âge et on y remédie avec des verres de lecture ou de correction.

La hernie ombilicale de l’enfant

Un enfant a été géré de la hernie ombilicale par le directeur de l’hôpital, le Dr Jules Owono. Le directeur a présenté la pathologie comme étant fréquente chez les enfants. Le diagnostic est clinique et le traitement essentiellement chirurgical avec un bon pronostic lorsqu’il est pris en charge de manière précoce. Il a également défini l’ombilic comme étant la cicatrice pariétale naturelle laissée par le cordon résultant de la fusion entre le fœtus et la mère. Selon lui, « Les pathologies comme les hernies ombilicales sont l’ensemble des anomalies congénitales résultant soit d’un défaut de fermeture, soit d’un défaut de régression du canal utérin ».

L’intérêt pour le sujet vient au regard du fait que l’enfant africain soit plus exposé à cette pathologie, et le docteur de relever que : « Les études parlent de 59,9 % chez l’enfant noir contre 1,9 à 15 % chez l’enfant de race blanche ». Notre expert a souligné qu’il existe plusieurs types de hernies ombilicales en fonction du diamètre. On aura des hernies ombilicales à petit collet, dont le diamètre est de moins de 0,5 cm, qui touchent l’enfant de 1 à 3 ans et cette hernie se referme toute seule. Ensuite, il y a la hernie à collet moyen compris entre 0,5 cm et 1,5 cm de diamètre.

À partir de ce cas, il faut opérer parce que plus le diamètre n’est grand, plus la rémission naturelle est impossible. Il faut donc aller fermer chirurgiquement. Ce défaut de canal qui se manifeste plus chez les enfants à partir de 3 ans. Il est important de noter que plus l’enfant va grandir, plus le diamètre va s’élargir, avec des complications qui peuvent souvent arriver à l’incontinence des viscères.

L’expert a spécifié que dans les hernies ombilicales, l’on craint trois choses : l’étranglement herniaire qui se manifeste par l’agitation de l’enfant, les maux de ventre, le ventre qui enfle et lorsqu’on essaie de comprimer la bosse, cela ressort. De ce fait, le docteur Owono relève que : « Parfois les parents attachent les pièces d’argent aux bébés, cela ne sert à rien. » Ensuite, il y aura un engouement herniaire : les viscères et les intestins calent et mettent l’enfant mal à l’aise, car il n’y a plus de retour possible. Elle se manifeste par la récurrence des maux de ventre chez l’enfant, la fièvre, les vomissements, l’inconfort digestif pour arriver aux ruptures, c’est-à-dire les intestins se rompent carrément, ce qui dresse un tableau d’occlusion intestinale.

Toutes les conséquences suscitées peuvent avoir pour point de départ l’éviscération. En outre, l’objectif de la campagne était de corriger les défauts suscités, pour permettre aux enfants d’avoir une meilleure qualité de vie, pour qu’ils ne puissent pas faire les complications plus tard. De plus, la hernie se manifeste chez les enfants des deux sexes : Par ailleurs, le médecin généraliste va relever que : « (…) Pour l’opération chirurgicale, il a enregistré 5 cas de hernies ombilicales. » Ils sont tous des enfants de plus de 3 ans. » D’où la nécessité de cette campagne. Il était également question d’informer les parents que plutôt qu’on la soigne plus, la rémission est à 100 %. Et sans conséquences. » Les populations qui ont bénéficié de cette campagne chirurgicale ont dû débourser des sommes allant de 5 mil à 30 mil pour les opérations chirurgicales.

La campagne a reçu près d’une centaine de malades tous services confondus ; et pour répondre aux besoins des malades, l’équipe était constituée de 3 médecins, un médecin bucco-dentaire, deux ophtalmologues, un gynécologue, huit infirmiers et 6 aides-soignants. Situé dans la région du centre, département de la Haute Sanaga, l’hôpital de district de Mbandjock est un hôpital de 4e catégorie construit sur une superficie de 2000 m2, quoique le terrain ne soit pas totalement exploité. L’institution sanitaire compte 26 lits modernes d’hospitalisation, un bloc opératoire et il offre tous les services de santé minimum, notamment la santé de reproduction, la vaccination, la chirurgie, la pédiatrie, la médecine interne, l’ophtalmologie, l’odontostomatologie.

Lyse Davina Nguili

 

 

 

Dr Jules Owono réconcilie l’hôpital de district de Mbandjock avec ses patients

Promu à la tête de cet hôpital, il y a 3 semaines uniquement, les changements sont déjà visibles.

Trois semaines en arrière, l’hôpital de district de Mbandjock revêtait un vêtement des plus sombres dont : manque de personnel, surfacturation de médicaments, broussailles autour de l’hôpital, peinture vieille, faisant fuir au passage la population riveraine cosmopolite de la ville. Les choses ont changé lorsque l’hôpital a eu à sa tête le docteur Jules Owono, sorti de la faculté de médecine et de sciences biomédicales de l’université de Yaoundé 1 en 2017. Celui qui est désormais le futur de l’hôpital de district Mbandjock. Dr Jules Owono a travaillé à l’hôpital de district d’Ambam où il y officia durant 4 ans comme médecin consultant avant de rejoindre la tête des équipes du centre médical d’arrondissement de Meyo-Centre en tant que médecin chef, poste qu’il aura occupé durant 2 ans avant de diriger la prometteuse équipe de l’hôpital de district de Mbandjock il y a 3 semaines.

Les difficultés

3 semaines ont été suffisantes pour que le nouveau directeur dresse le chapelet des défis dont il fait face, dont : les défis infrastructurels, les défis d’hygiène où il fallait ramener la structure à la propreté, car selon le directeur, l’hôpital se trouvait au milieu de la broussaille faisant cohabiter humains et reptiles ; le défi de manque d’eau, le défi d’électrification qui persiste toujours d’ailleurs, le défi d’éclairage et le plus grave d.

Les avancées

Le nouveau Directeur n’a ménagé aucun effort pour essayer de changer la donne. En 3 semaines, l’hôpital lui vaut une structure viable, la modulation du personnel, le recrutement du personnel, et surtout la réconciliation de la structure avec les patients. Au vu de la situation susmentionnée, la structure n’avait plus bonne presse dans la ville et les localités environnantes. Pour y remédier, le nouveau directeur a opté pour des stratégies avancées comme aller vers les populations, déployer des équipes qui ont fait des descentes dans les quartiers afin d’informer les populations sur la réopérationalisation de l’hôpital. À cela, des équipes ont travaillé sur le site dans le but de rendre l’hôpital propre à travers des actions telles que : le défrichage, l’abattage d’arbres, le nettoyage, la réfection de la peinture, un pont d’eau a été creusé, un recrutement local de 12 personnels locaux a été lancé dans le but d’avoir un personnel adapté à la population cosmopolite de la ville en vue d’attirer tous les groupes ethniques présents à M. Ce qui permet à l’hôpital d’avoir dorénavant trois équipes de services constituées d’un aide-soignant et de deux infirmiers diplômés d’État et d’une sage-femme. Des équipes qui se relaient après 3 jours. Des avancées que même les équipes sur le terrain applaudissent, car : « Ça rend le travail plus digeste et les populations sont sûres de trouver l’hôpital ouvert et opérationnel 24 h/24 et d’être sûres d’être servies à l’heure ».

La Couverture santé universelle

La Couverture santé universelle se porte très bien dans cet hôpital. L’hôpital est à la phase I dans la région du centre et, à date, près de 7000 personnes cibles, dont les femmes et les enfants de 5 ans, ont déjà été enrôlées et bénéficient de la politique des soins qu’offre la CSU. Autres prouesses à relever : la création d’un service dédié à la CSU. L’hôpital ne regarde plus que désormais les autorités pour la suite, notamment l’implémentation de la phase II.

Plaidoyers

Tout en remerciant la hiérarchie , ses prédécesseurs pour le travail déjà abattu jusqu’ici , le jeune Nouveau Directeur lève la voix pour soumettre ses doléances à la haute administration notamment : le soucis d’électrification qui est un véritable problème , l’hôpital fonctionne jusqu’ici grâce à des panneaux solaires installés il y’a peu ; qui malheureusement ne parviennent pas à couvrir véritablement les besoins de l’institution sanitaire spécialement les opérations d’urgences nocturnes ; la construction d’une barrière pour sécuriser l’hôpital ; la mise à disposition d’une ambulance, la création d’une morgue car selon l’observation du Directeur , sur toute la nationale nº1 , l’hôpital de district de Mbandjock est le seul qui n’a pas d’ambulance ,ni de morgue. Le nouveau directeur voit l’hôpital qu’il dirige comme une référence au service de ses populations dans les années à venir tant que sa hiérarchie mettra sa confiance en sa modeste personne.

Propos recueillis par Lyse Davina Nguili

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