Cette promotion, répartie sur cinq spécialités médicales, concerne sept universités publiques.
Dans l’apparente froideur d’un arrêté ministériel signé ce 2 janvier 2026 se joue l’une des dynamiques vitales de l’université camerounaise : la promotion hiérarchique de ses enseignants-chercheurs. Le texte, portant le numéro 26/00001, entérine l’inscription sur la liste d’aptitude de 31 nouveaux Chargés de Cours, issus de la session de régularisation du Comité Consultatif des Institutions Universitaires (CCIU) tenue du 26 au 28 novembre 2025.
Cette promotion se répartit de manière significative à travers les différentes sous-commissions scientifiques. Six spécialités voient ainsi leur vivier renouvelé. En tête, la grande section des Sciences Cliniques absorbe à elle seule 26 promotions, confirmant son poids dans le paysage académique médical. Cette spécialité devient ainsi le principal bassin de renouvellement du corps enseignant en médecine.
Les autres spécialités, bien que moins nombreuses en promotions, n’en sont pas moins stratégiques. La Microbiologie, Immunologie, Hématologie, Hygiène et Hydrologie (section A) enregistre une promotion. La Biophysique, Biochimie, Mathématiques, Statistiques et informatique médicale (section B) compte également une lauréate. La Physiologie et Pharmacologie (section C) et les Disciplines Mixtes (section non spécifiée dans l’arrêté mais incluant anatomopathologie et cancérologie) enregistrent chacune une promotion. Enfin, la Microbiologie (section D) se distingue par deux promotions.
Géographiquement, la promotion dessine une carte équilibrée de l’excellence académique nationale. L’Université de Yaoundé I confirme son statut de pôle majeur, tandis que l’Université de Douala et ‘Université de Bamenda apparaissent comme des centres de formation dynamiques. Les universités de Dschang, Buéa et Garoua complètent ce tableau, illustrant une réelle politique de décentralisation des compétences.
Cette promotion représente bien plus qu’une simple formalité administrative. Le passage du grade d’Assistant à celui de Chargé de Cours constitue une métamorphose professionnelle fondamentale. Il octroie à ces enseignants-chercheurs l’autonomie pleine et entière pour l’encadrement doctoral, la direction de programmes de recherche et une participation accrue à la gouvernance académique. Chaque nom sur cette liste – du Dr EYEBE EYEBE Serge Bertrand en Microbiologie au Dr TCHOUANKEU KOUNGA Fabiola en Sciences Cliniques – symbolise des années d’investissement dans l’enseignement, la recherche et la pratique clinique.
Fait notable, cette promotion reflète une évolution positive dans la représentation genrée. Les femmes occupent une place significative dans cette cohorte, démontrant leur ascension continue dans les carrières scientifiques les plus exigeantes, notamment en médecine.
En signant cet arrêté, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, sous l’autorité du ministre d’État Jacques Fame Ndongo, accomplit ainsi une mission essentielle : assurer la pérennité et le renouvellement qualitatif du corps professoral. En validant ces 31 parcours, il garantit que la formation des futurs médecins et chercheurs camerounais reposera sur un encadrement dont l’expertise a été rigoureusement validée par les pairs. La promotion est actée. Le défi de l’excellence, quant à lui, se perpétue.
E.S.N












































































































































































































































































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