Le 16 mars 2026 à Yaoundé, les Coordinations Nationales du 4e recensement général ont réuni les communicants des agences du système des Nations Unies autour d’un objectif commun : dynamiser la stratégie de communication relative au volet agriculture et élevage de cet exercice stratégique pour le développement du Cameroun.
Connaître précisément le nombre de têtes de bétail dans l’Adamaoua, évaluer les superficies emblavées dans le Nord, cartographier les bassins de production agricole du Sud, recenser les exploitations familiales de l’Ouest : autant de données essentielles qui permettront demain de mieux nourrir le Cameroun et de planifier son développement rural. C’est tout l’enjeu du volet agriculture et élevage du 4e recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage. Le 16 mars 2026, au siège de l’UNFPA à Yaoundé, les Coordinations Nationales de ce recensement d’envergure ont tenu une réunion technique avec les communicants de toutes les agences du système des Nations Unies au Cameroun. L’objectif de cette rencontre était clair : dynamiser la mise en œuvre de la stratégie de communication relative à cet exercice majeur, qui constitue un outil fondamental pour éclairer les politiques publiques.
Un exercice stratégique pour le développement rural
Au terme de quelques présentations sur le contexte, la stratégie de communication et le maillage territorial, les participants ont échangé sur les défis et les opportunités de la communication pour le succès de ce recensement, qui vise à collecter des données fiables et actualisées sur l’agriculture et l’élevage au Cameroun. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : disposer d’une photographie précise et exhaustive du monde rural camerounais, de ses forces, de ses faiblesses, de ses potentialités.
Le secteur agricole et d’élevage occupe une place prépondérante dans l’économie nationale. Il emploie près de 70 % de la population active et contribue significativement au produit intérieur brut. Pourtant, les dernières données structurelles disponibles commencent à dater. Ce recensement vise à combler ce vide statistique pour permettre aux décideurs publics, aux partenaires au développement et aux acteurs privés de disposer d’informations fiables et actualisées.
La communication, clé de voûte de l’opération
Mais un recensement ne vaut que par la qualité des données collectées, et celle-ci dépend en grande partie de l’accueil réservé aux agents recenseurs par les populations. C’est là que la communication joue un rôle crucial. La réunion technique du 16 mars a permis de renforcer la collaboration entre les parties prenantes et de définir les axes prioritaires de la communication pour le recensement, notamment la sensibilisation des populations rurales et des parties prenantes, la mobilisation des médias et l’utilisation des réseaux sociaux. Les communicants des agences onusiennes – FAO, PAM, UNFPA, OMS, PNUD, entre autres – ont mis leur expertise au service de cet objectif commun. Le système des Nations Unies, à travers ses différentes agences, apporte un appui technique et financier au Cameroun pour la réussite de cette opération d’envergure.
Un maillage territorial à couvrir
L’un des défis majeurs évoqués lors des échanges concerne le maillage territorial. Comment toucher les éleveurs transhumants de l’Extrême-Nord ? Comment sensibiliser les agriculteurs des zones enclavées du Sud-Est ? Comment expliquer l’importance du recensement aux communautés rurales parfois éloignées des circuits d’information classiques ? Autant de questions auxquelles la stratégie de communication devra apporter des réponses concrètes.
La réunion a également permis d’échanger sur les outils et canaux les plus adaptés pour toucher ces populations : radios communautaires, relais villageois, langues locales, supports visuels adaptés aux réalités du terrain. Le 4e recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage est un projet d’envergure nationale. En ce qui concerne spécifiquement l’agriculture et l’élevage, il s’agit de la première opération de cette ampleur depuis plusieurs décennies. Les données qui en seront issues permettront de mieux orienter les investissements, d’adapter les politiques de soutien au monde rural et de renforcer la sécurité alimentaire du pays. La communication joue un rôle clé dans le succès de ce projet, et cette réunion technique a permis de poser les jalons d’une communication efficace et ciblée auprès des populations rurales.













































































































































































































































































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