Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) du Cameroun traverse une période difficile, avec des défis financiers qui compromettent sa capacité à remplir pleinement sa mission. Lors de la septième session ordinaire du Comité de Gestion, les membres ont souligné l’importance de disposer d’un budget adéquat pour mener à bien les activités essentielles de l’institution, notamment la promotion du don de sang, la surveillance des banques de sang et la sécurité des produits sanguins.
Malgré les efforts déployés et l’appui de partenaires internationaux, le budget alloué au CNTS reste insuffisant. En effet, le budget pour l’année 2024 s’élève à seulement 900 millions de francs CFA, une somme jugée trop faible pour couvrir les dépenses nécessaires à la bonne marche de l’institution. Le CNTS, qui dépend de ces fonds pour assurer la qualité et la sécurité des produits sanguins, est confronté à de lourdes contraintes financières. Ce budget limité empêche notamment l’institution de mener des activités importantes telles que l’hémovigilance et la promotion du don éthique et bénévole du sang.
La Directrice Générale du Centre National de Transfusion Sanguine.
a souligné que, bien que l’appui du “Fonds de solidarité pour les projets innovants – Rapides” (FSPI-R) ait permis d’assurer des services minimums, les efforts sont loin d’être suffisants face aux besoins croissants du pays. L’organe, en tant qu’opérateur unique de la transfusion sanguine au Cameroun, doit pouvoir garantir la disponibilité de sang sûr et accessible pour toute la population. Mais cela nécessite des ressources financières conséquentes.
“Il est impératif que nos autorités de tutelle comprennent l’urgence de la situation“, a déclaré la Directrice Générale du CNTS. “Le budget actuel ne permet pas au CNTS de jouer son rôle clé dans la sécurité sanguine du pays. Nous avons besoin de moyens à la hauteur de la mission qui nous a été confiée par le Chef de l’État.“
A lire aussi: Crise alimentaire à Goma : Explosion des prix et pénuries frappent la population
Les comparaisons avec d’autres pays africains sont éloquentes. Le Bénin, avec une population de 13 millions d’habitants, dispose d’un budget de fonctionnement de plus de 5 milliards de francs CFA pour son CNTS. La Côte d’Ivoire et le Sénégal, quant à eux, allouent respectivement 15 milliards et 10 milliards de francs CFA à leurs centres de transfusion sanguine. En revanche, le Cameroun, avec près de 35 millions d’habitants, se retrouve avec un budget largement insuffisant pour répondre aux exigences de sécurité sanitaire.
Le Centre National de Transfusion Sanguine appelle donc à un renforcement de son financement pour pouvoir non seulement surveiller les 479 banques de sang du pays, mais aussi mener des actions de sensibilisation et garantir des produits sanguins conformes aux normes internationales. À l’heure où la demande de sang augmente et où les défis de santé publique se multiplient, il est urgent que le gouvernement et les partenaires financiers apportent un soutien accru au CNTS.
Le message est clair : pour que le Cameroun puisse disposer de sang sûr, fiable et à un coût abordable, il est crucial que les autorités mettent en place un budget à la hauteur de l’enjeu. Le CNTS, acteur central de la sécurité sanitaire du pays, ne pourra remplir sa mission que si les moyens financiers nécessaires sont accordés. Il en va de la santé et du bien-être de toute la population camerounaise.
Dans cette lutte pour un sang accessible et sécurisé, le CNTS compte sur la collaboration de tous les acteurs concernés, du gouvernement aux partenaires internationaux, pour relever ce défi majeur.
Rappelons que toutes ces informations ont été rendues publique à l’ouverture des travaux de la 7ème session ordinaire du comité de gestion du Centre National de Transfusion Sanguine, présidée par le Pr Tetanye Ekoe, Président du Comité de Gestion du Centre National de Transfusion Sanguine.
Mireille Siapje












































































































































































































































































Comments are closed