Shopping cart

Subtotal CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • A LA UNE
  • « Il convient de renforcer la sensibilisation et la vulgarisation autour des productions nationales afin de stimuler une adhésion plus large »
A LA UNE

« Il convient de renforcer la sensibilisation et la vulgarisation autour des productions nationales afin de stimuler une adhésion plus large »

Email : 503

Dr Tchinda Alembert, Directeur de la Recherche, de la Valorisation et de l’Innovation (DRVI) de l’Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales (IMPM).

Monsieur le Directeur, qu’est ce qui justifie la présence de l’Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales à cette neuvième édition de la Journée de l’Excellence Scientifique et de l’Innovation ?

Disons que l’IMPM répond présent à ce rituel, à cette fête nationale scientifique biennale initiée depuis plusieurs années par Madame le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, le Dr Madeleine Tchuinte.

Par ailleurs, le thème de cette édition, à savoir : « De la recherche scientifique à l’industrialisation endogène pour une transformation structurelle de l’économie du Cameroun », est en parfaite cohérence avec les missions de l’IMPM, notamment la réalisation de recherches destinées à mettre à la disposition des populations des médicaments sûrs et efficaces, ainsi que des aliments thérapeutiques à base de plantes et d’aliments locaux.

Il s’agit, en général, de développer des prototypes pouvant intéresser l’industrie pour un passage à l’échelle. Il va sans dire que le Directeur Général de l’IMPM, le Professeur Jean Louis ESSAME OYONO, est particulièrement fier de l’organisation de cet événement. Il insiste d’ailleurs constamment sur la nécessité de faire connaître au public ce qui est réalisé au sein de l’Institut qu’il dirige.

Plusieurs gammes de produits ont été proposés aux visiteurs au sein des stands des quatre structures opérationnelles de l’IMPM. Quels étaient vos objectifs ?

Nos objectifs étaient, dans un premier temps, de nouer des partenariats avec les industriels et de faire davantage connaître l’IMPM au grand public. En effet, au-delà du développement de produits, l’Institut mène de nombreuses autres activités qui méritent d’être connues, telles que le contrôle de qualité des aliments et des préparations à base de plantes médicinales.

D’autres structures opérationnelles de l’IMPM, telles que le Centre de Recherches sur les Maladies Émergentes et Réémergentes, ont également pu pour montrer leur capacité à surveiller les maladies zoonotiques, qui représentent une menace pour la population camerounaise en particulier, et mondiale en général.

La 9e édition de la journée de l’Excellence et de la Recherche Scientifique se célèbre cette année sous le thème : « De la Recherche Scientifique à l’Industrialisation endogène pour une Transformation Structurelle de l’économie Camerounaise ». Que pensez-vous de ce thème et quel peut être l’apport de cette activité dans le développement de la Recherche et surtout de l’innovation au sein de l’IMPM ?

Comme je l’ai mentionné plus haut, ce thème cadre parfaitement avec les activités de l’IMPM. Étant donné que l’on attend beaucoup du MINRESI et de ses structures sous-tutelle, dans la contribution à l’atteinte des objectifs de la SND30 et à la mise en œuvre de la politique de substitution aux importations, ces JERSIC constituent une plateforme d’échange entre les industriels et les instituts de recherche pour la valorisation des produits développés dans ces structures.

S’agissant de l’IMPM, nous avons mis au point plusieurs produits que vous avez sans doute découverts dans les stands des structures opérationnelles. Il s’agit d’une gamme variée de médicaments à base de plantes, d’agents naturels répulsifs contre les moustiques vecteurs de maladies telles que le paludisme, et d’aliments thérapeutiques. Nous espérons rencontrer des hommes d’affaires et industriels intéressés par ces produits.

Les produits issus de vos laboratoires sont-ils déjà commercialisés ? Qu’est ce qui garantit la qualité desdits produits ?

Notre rôle premier est de développer des produits, puis de les mettre à la disposition des industriels via des licences ou d’autres mécanismes pour une production à grande échelle et leur commercialisation.

Dans le cas de l’IMPM, il faut un certain temps pour que les produits développés soient disponibles sur le marché. Les médicaments, notamment, suivent un protocole strict et une réglementation internationale.

Après avoir démontré leur efficacité et leur innocuité sur les animaux, il faut effectuer des essais cliniques sur l’homme, puis solliciter une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). La plupart de nos produits sont à différentes étapes de ce processus. D’autres, déjà développés depuis plusieurs années et disposant d’AMM et de brevets, attendent encore des preneurs de licences.

Cela dit, certains produits comme les répulsifs anti-moustiques que nous avons mis au point ne nécessitent pas ce long processus et seront bientôt commercialisés. C’est ici l’occasion de déplorer le faible intérêt que manifestent les hommes d’affaires camerounais pour l’exploitation des résultats de la recherche.

Évidemment, les produits présentés sur les stands sont de bonne qualité, comme l’attestent les résultats des essais en laboratoire.

A lire aussi: Recherche et Innovation : L’IMPM à la 9e édition du JERSIC

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le cadre de votre mission ?

Même si le slogan « Consommons camerounais » est de plus en plus mis en avant, son appropriation reste progressive au sein de certaines couches de la population, y compris parmi les acteurs économiques appelés à valoriser les résultats issus de la recherche locale. Je pense qu’il convient de renforcer la sensibilisation et la vulgarisation autour des productions nationales afin de stimuler une adhésion plus large.

Nous tenons à exprimer notre profonde reconnaissance à l’endroit du Chef de l’État et des pouvoirs publics pour les mesures concrètes prises en faveur de la recherche scientifique, notamment à travers la signature du nouveau statut des chercheurs et l’augmentation significative du Budget d’Investissement Public, qui témoignent d’un engagement fort en faveur de l’innovation et du développement endogène.  Ces efforts s’inscrivent dans une dynamique encourageante… mais qui reçoit, en demande encore. Un soutien renforcé permettrait de libérer encore plus le potentiel des chercheurs.

Propos recueillis par Junior Nteppe

Comments are closed

Articles similaires

📰 Dernière parution : Echos santé n°1396 du jeudi 7 mai 2026

×