Cette technique mini-invasive, devenue courante dans l’établissement, réduit douleurs, durée d’hospitalisation et cicatrices, offrant aux patientes une récupération accélérée et un meilleur confort post-opératoire.
Dans le bloc opératoire ultra-moderne de l’Hôpital Laquintinie, une révolution silencieuse est en cours. Sur un écran haute définition, l’intérieur du bassin d’une patiente apparaît avec une clarté saisissante, tandis que des instruments chirurgicaux de précision manœuvrent avec une dextérité remarquable à travers de minuscules incisions. Cette scène, qui relève encore de la haute technologie dans de nombreux établissements, est devenue une pratique courante au sein du service de gynécologie du célèbre hôpital doualais. Le Dr Serge Maah, gynécologue opérant à Laquintinie, en témoigne avec assurance : « En chirurgie gynécologique, quasiment toutes les interventions qu’on fait par voie classique peuvent être réalisées par coelioscopie. Quasiment toutes. Que ce soit une kystectomie, c’est-à-dire l’ablation d’un kyste, une hystérectomie, donc l’ablation d’un utérus, un abcès tubo-ovarien, une endométriose ou une chirurgie de l’endométriose. »
Cette affirmation forte résume l’excellence chirurgicale que l’hôpital Laquintinie déploie au service des femmes de la région et au-delà. La cœlioscopie, ou chirurgie mini-invasive, représente aujourd’hui le standard de soin pour de nombreuses pathologies gynécologiques dans cet établissement de référence. La technique, qui nécessite expertise et équipements de pointe, permet au chirurgien d’intervenir en guidant ses instruments grâce à une caméra (le laparoscope) introduite par de petites incisions, évitant ainsi la grande ouverture abdominale traditionnelle.

« Les bénéfices pour nos patientes sont considérables », explique le Dr Maah. « Nous observons une réduction spectaculaire de la douleur post-opératoire, une hospitalisation raccourcie – souvent à 48 heures –, un risque d’infection bien moindre et des cicatrices minimes, presque invisibles. Pour une femme, ces aspects sont fondamentaux, tant sur le plan physique que psychologique. » Cette approche est particulièrement cruciale pour des pathologies complexes comme l’endométriose, où la précision chirurgicale est primordiale pour préserver la fertilité et améliorer la qualité de vie.
L’essor de la cœlioscopie à l’hôpital Laquintinie n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans une stratégie volontariste de modernisation et d’innovation médicale portée par l’institution. L’investissement dans des plateaux techniques de dernière génération, la formation continue des équipes et l’attraction de talents comme le Dr Maah ont positionné Laquintinie comme un centre d’expertise incontournable. Cet engagement permet à de nombreuses femmes camerounaises d’accéder localement à des soins de haute technologie, évitant le recours coûteux et éprouvant à l’évacuation sanitaire à l’étranger.
En maîtrisant et en généralisant ces techniques mini-invasives, l’hôpital Laquintinie de Douala affirme non seulement son leadership dans le paysage hospitalier camerounais, mais honore surtout sa mission première : offrir des soins de qualité, accessibles et respectueux du bien-être intégral de la patiente. Chaque intervention réalisée par coelioscopie représente ainsi une double victoire : celle de la médecine sur la maladie, et celle de l’innovation au service d’une récupération plus humaine et plus rapide.
E.S.N












































































































































































































































































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