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ALIMENTATION

Nord : Des boissons énergisantes interdites de vente

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Une note du délégué régional de la sûreté nationale du Nord, prise sous instruction du gouverneur, ordonne le retrait du marché de plusieurs boissons énergisantes jugées dangereuses pour la santé et susceptibles de troubler l’ordre public.

Depuis quelques jours, une note administrative fait largement réagir dans les réseaux sociaux dans la région du Nord. Datée du 10 mars 2026 et signée par le délégué régional de la sûreté nationale, elle porte interdiction de la vente de certaines boissons énergisantes dans toute la région.

Dans la correspondance adressée aux chefs d’unités de la sûreté nationale du Nord, plusieurs marques sont clairement identifiées. Il s’agit notamment des boissons « Super Cheetah », « Energy Drink » et « Pop Power ». Ces produits, devenus très visibles dans les marchés et les boutiques de la région, doivent désormais être retirés de la circulation commerciale.

Selon la note administrative, cette mesure est prise sous instruction du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i. Elle vise à prévenir des dérives susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et à protéger la santé des populations.

L’origine de ces boissons suscite en effet des préoccupations. Les autorités indiquent qu’elles auraient fait leur apparition dans la région du Nord en provenance du Nigeria voisin, notamment pendant la période électorale et post-électorale récente. Depuis leur introduction sur le marché local, ces boissons ont rapidement attiré l’attention des consommateurs, mais aussi celle des pouvoirs publics.

Dans les milieux populaires, ces produits ont d’ailleurs été rebaptisés par les populations avec des surnoms faisant référence à des personnalités publiques ou à des expressions politiques. Certains consommateurs les désignent par exemple sous les appellations « Issa Tchiroma », « Atanga Njie » ou encore « villes mortes ». Ces noms circulent largement dans les marchés et les quartiers et sont même mentionnés dans la note de la police.

Pour les autorités administratives, cette situation n’est pas sans conséquence. La première raison évoquée pour justifier l’interdiction tient précisément à ces surnoms attribués aux boissons. Selon la note, ces appellations peuvent traduire un certain état d’esprit au sein des populations et être de nature à perturber l’ordre public.

La seconde justification avancée concerne les conditions de fabrication de ces produits. Les autorités de sécurité évoquent une origine douteuse et le non-respect possible des normes en matière de production et de commercialisation des boissons énergisantes. Dans ce contexte, leur consommation pourrait représenter un risque pour la santé publique.

Face à ces inquiétudes, les pouvoirs publics ont choisi d’anticiper. La note prescrit ainsi aux responsables des unités de police de veiller à l’application stricte de la mesure sur l’ensemble du territoire régional. Les forces de sécurité sont notamment invitées à procéder au retrait de ces boissons dans les points de vente.

Cette décision s’inscrit dans une logique de prévention. En retirant ces produits du marché, les autorités entendent limiter les risques sanitaires tout en évitant toute situation susceptible d’alimenter des tensions ou des interprétations politiques dans l’espace public.

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Marcus DARE

Journaliste Reporter d'Images

Marcus DARE, Journaliste Reporter d'Images, exerçant dans la ville de Garoua dans le Nord Cameroun. Passionné des questions de santé, je mène des recherches et réalise des interview avec les professionnels du domaine médical afin d'éclairer le public sur l'éducation à la santé.

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