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Extrême-Nord: Une semaine de mobilisation intense pour faire reculer le paludisme

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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, la région de l’Extrême-Nord a vécu une semaine d’activités soutenues, marquée par une forte implication des associations de jeunes et de femmes, sous la coordination du Groupe technique régional. Objectif : renforcer la prévention et accélérer l’élimination d’une maladie qui continue de frapper durement les enfants et les femmes enceintes.

Dans la région de l’Extrême-Nord, la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme a pris une dimension particulière cette année. Loin de se limiter à une seule journée, l’événement s’est décliné en une semaine complète d’activités, traduisant une volonté collective d’intensifier la riposte contre cette maladie endémique.

Durant plusieurs jours, villes et localités rurales ont été le théâtre d’actions de sensibilisation de proximité, portées par des associations de jeunes et de femmes fortement mobilisées. Encadrées par le Groupe technique régional de lutte contre le paludisme pour l’Extrême-Nord, ces organisations de la société civile ont multiplié les initiatives pour informer les populations et encourager l’adoption de comportements préventifs.

Au cœur de cette mobilisation, les jeunes ont occupé une place de premier plan. À travers des descentes dans les quartiers, des causeries éducatives et des campagnes de porte-à-porte, ils ont relayé des messages essentiels sur l’utilisation des moustiquaires imprégnées, l’assainissement du cadre de vie et l’importance d’une consultation rapide en cas de symptômes. Leur engagement a permis de toucher un large public, notamment dans les zones difficiles d’accès.

Les associations de femmes, quant à elles, ont orienté leurs actions vers les couches les plus vulnérables. En s’adressant directement aux mères et aux femmes enceintes, elles ont insisté sur la nécessité du suivi prénatal, de la prise régulière des traitements préventifs et de la protection des enfants contre les piqûres de moustiques. À travers des échanges interactifs et des témoignages, elles ont contribué à renforcer la prise de conscience au sein des familles.

Parallèlement aux activités de terrain, des séances de formation et de coordination ont été organisées par le Groupe technique régional. Ces rencontres ont permis d’harmoniser les messages, de renforcer les capacités des acteurs impliqués et d’assurer une meilleure efficacité des interventions. Elles ont également servi de cadre pour évaluer les actions menées et identifier les défis persistants.

Malgré les efforts consentis ces dernières années, le paludisme demeure une préoccupation majeure dans la région. Les données disponibles montrent que la maladie continue de faire de nombreuses victimes, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Cette situation rappelle l’urgence de maintenir et d’intensifier les actions engagées.

La semaine de célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme dans l’Extrême-Nord aura été marquée par une mobilisation remarquable. Elle aura surtout permis de rappeler que la lutte contre cette maladie ne peut être efficace que si elle est portée collectivement, de manière continue et coordonnée. Plus qu’un simple moment de commémoration, cette initiative s’inscrit dans une dynamique durable visant à sauver des vies et à bâtir des communautés en meilleure santé.

RÉACTIONS

“nous avons apporté notre contribution à travers une série d’actions concrètes sur le terrain

Ousmane Oumarou, Directeur exécutif du ( Cadelco).

Dans le cadre de la semaine de lutte contre le paludisme, nous avons apporté notre contribution à travers une série d’actions concrètes sur le terrain. Sous la coordination du groupe technique régional de lutte contre le paludisme, nous avons mené des causeries éducatives en collaboration avec la fédération des femmes du réseau de la région de l’Extrême-Nord. Ces échanges ont permis de renforcer les connaissances des communautés sur les moyens de prévention et les bonnes pratiques à adopter.

Par ailleurs, des visites à domicile ont été organisées afin de sensibiliser les ménages sur l’utilisation correcte des moustiquaires imprégnées, élément essentiel dans la prévention du paludisme. Nous avons également procédé à la remise de kits de sensibilisation aux agents de santé communautaire de l’aire de santé de Kaheo avec l’appui du secteur privé.

Cette table ronde s’inscrit dans une dynamique de mobilisation collective visant à renforcer l’engagement des acteurs locaux et communautaires dans la lutte contre le paludisme. Elle offre un cadre d’échanges, de partage d’expériences et de réflexion sur les stratégies à adopter pour améliorer durablement la prévention et la prise en charge de la maladie au sein des communautés.

“Beaucoup ont pris des engagements forts afin de renforcer la lutte contre le paludisme sur le terrain

Dr Kidwang Jean Pierre Coordonnateur du Groupe Technique Régional de lutte contre le paludisme pour l’Extrême-nord.

Avec l’accompagnement de tous les partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de la société civile qui n’ont ménagé aucun effort, cette semaine d’activités a été particulièrement intense. Nous avons enregistré une série d’actions menées autour du thème de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.

À cette occasion, un bilan a été dressé, des actions concrètes en matière d’engagement ont été présentées et des stratégies ont été définies. Nous avons également constaté un réel engouement des populations, très intéressées par les différentes activités. Beaucoup ont pris des engagements forts afin de renforcer la lutte contre le paludisme sur le terrain.

Nous espérons ainsi parvenir à une baisse significative des cas enregistrés dans nos formations sanitaires, ainsi que des décès liés à cette maladie qui continue de faire de nombreux ravages dans notre région.

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Samuel Adjewa

Journaliste communicateur

Samuel Adjewa est journaliste-communicateur basé à l’Extrême-Nord du Cameroun. Il est correspondant régional du groupe Échos Santé dans cette partie du pays. Il est actuellement en Master 2 en communication des organisations à l’Université de Maroua. Il a collaboré avec plusieurs médias et ONG nationales et internationales, notamment dans la production de contenus radio et documentaires. Son travail s’intéresse particulièrement aux questions de santé, de développement local et de communication institutionnelle.

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