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Viva Benoué : le gouvernement sur le terrain

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Le ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire a conduit ce 4 mai à Lagdo une mission gouvernementale dont l’un des objectifs vise l’état des lieux des investissements majeurs pour moderniser l’agriculture et renforcer la sécurité alimentaire dans la région du Nord.

Depuis 2022, le projet Viva Bénoué s’impose comme l’un des piliers de la transformation agricole dans la région du Nord. Déployé dans la vallée de la Bénoué, notamment à Lagdo, ce programme structurant s’inscrit dans la vision de la Stratégie nationale de développement visant à renforcer l’autosuffisance alimentaire et à dynamiser l’économie rurale.

Ce lundi 4 mai 2026, une importante délégation gouvernementale, conduite par Ousman Alamine Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, a effectué une descente sur le terrain. Accompagné de plusieurs membres du gouvernement en charge de l’agriculture, de l’élevage et de la jeunesse, le chef de délégation est allé constater l’état d’avancement des projets d’aménagement et de valorisation des investissements engagés dans la vallée.

Sur le plan agricole, les réalisations sont significatives et traduisent une volonté affirmée de relancer durablement la production, en particulier celle du riz. Le projet a permis la réhabilitation de 212 hectares d’aménagements hydro-agricoles, incluant le canal tête morte, ainsi que la création de nouveaux périmètres irrigués couvrant respectivement 204 et 309 hectares. Ces infrastructures viennent renforcer les capacités de production dans une zone fortement exposée aux aléas climatiques.

À ces aménagements s’ajoutent des ouvrages structurants indispensables à la maîtrise de l’eau et à la protection des cultures. Il s’agit notamment de la construction de 1,6 kilomètre de digue le long du fleuve Bénoué, de la réalisation de 20,6 kilomètres de drains, de 20 ouvrages de franchissement et de 7 passages submersibles. Autant d’infrastructures qui contribuent à sécuriser les exploitations agricoles et à améliorer la productivité.

Au total, près de 120 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour la mise en œuvre de ces projets. Au cœur de cet investissement, la lutte contre l’insécurité alimentaire occupe une place centrale. Le projet intègre également des actions en matière d’adduction en eau potable, renforçant ainsi les conditions de vie des populations bénéficiaires.

Dans le cadre du plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique, la mission gouvernementale a également procédé à la rétrocession d’importants équipements agricoles. Selon les données communiquées par Mahamat Habibou, coordonnateur du projet Viva Bénoué, 76 groupements de producteurs ont bénéficié d’intrants agricoles composés de 80 tonnes d’engrais, 35 tonnes d’urée et 30 cartons d’herbicides. La mécanisation agricole n’est pas en reste. 26 coopératives ont reçu un appui en équipements, dont 15 tricycles et 15 motoculteurs. À cela s’ajoutent des motopompes, des pulvérisateurs, des équipements de protection individuelle, ainsi que divers intrants destinés à améliorer les rendements. Par ailleurs, 22 motos tout-terrain et plusieurs bicyclettes ont été distribuées pour faciliter la mobilité et le suivi des activités sur le terrain.

Ces appuis visent à renforcer les capacités des producteurs locaux, et favorisent l’émergence d’une agriculture moderne, mécanisée et compétitive. L’accent mis sur la production rizicole répond à un objectif clair, celui de réduire la dépendance aux importations et promouvoir la consommation des produits locaux.

Au-delà des infrastructures et des équipements, le projet Viva Bénoué ambitionne de transformer en profondeur le tissu économique régional. Il s’inscrit dans une dynamique de développement du secteur agro-pastoral, en mettant en avant l’innovation, la durabilité et la résilience.

Face aux effets du changement climatique, qui affectent de plus en plus les cycles agricoles dans le Nord, ces investissements apparaissent comme une réponse stratégique. L’amélioration de la maîtrise de l’eau, la modernisation des techniques culturales et l’accompagnement des producteurs constituent des leviers essentiels pour sécuriser les productions.

Réaction

« Ce projet, en plus de permettre au département de la Bénoué de produire plus de 70 000 tonnes de riz blanchi, ce qui permet au département de la Bénoué de discuter la première place au Cameroun avec les départements qui produisent le riz. »

M. Gabriel Mbairobé, Ministre de l’agriculture et de développement rural.

Le projet Viva Bénoué est un projet qui vient résoudre un problème crucial dans nos régions où l’eau est une menace. Ce projet permet non seulement la maîtrise de l’eau mais permet à de l’eau de devenir une opportunité. Vous savez très bien que dans nos régions, soit il y a beaucoup d’eau, soit il y a peu d’eau. Et dans le cas de la vallée, de Lagdo précisément, lorsqu’il y a beaucoup d’eau, c’est certains bassins de production qui sont inondés et les pertes agricoles sont nombreuses.

Ce projet nous permet donc d’utiliser en bon escient l’eau et surtout de faire face au changement climatique et d’être indépendant des caprices du climat. Ce projet, en plus de permettre au département de la Bénoué de produire plus de 70 000 tonnes de riz blanchi, ce qui permet au département de la Bénoué de discuter la première place au Cameroun avec les départements qui produisent le riz.

Le riz est un céréale beaucoup consommé au Cameroun après le maïs et la mise en place de ce projet non seulement va créer des petits emplois pour les jeunes, que ce soit en termes de marketing, en termes de transport, en termes de packaging, bref, les possibilités sont énormes. Les petits commerçants, même d’intrant agricole, peuvent y trouver leur compte. Je voudrais enfin remercier le chef de l’État qui, à travers le projet (PIISAH), nous permet d’avoir cet important lot de matériel agricole qui viendra non seulement augmenter la productivité et la production des producteurs, mais aussi contribuera à la mécanisation de l’agriculture.

En ce temps où les chocs et les guerres externes font des produits agricoles, des produits rares, et même quand ils sont disponibles, ils sont très chers.

Si je peux me permettre de mettre un vœu, c’est de dire aux projets et aux sociétés qui travaillent dans ce projet que dès l’annonce de ce projet, il y a des privés qui ont construit des usines pour traiter le riz, pour valoriser ces investissements, il faudrait que le projet commence, dans un proche avenir, à livrer ses productions pour que ces investissements puissent perdurer et surtout puissent être rentables.

Enfin, en tant que ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, tout en me réjouissant de l’important matériel que nous avons reçu, je voudrais ici prendre l’engagement que toutes les dispositions seront prises pour que le projet ou le périmètre puissent disposer d’une filière semencière forte, professionnelle, pour que le problème vienne d’ailleurs, et non de la rareté de la semence. Je voudrais aussi me féliciter du fait qu’avec la mise en place des agro-industries ou bien du secteur privé, nous assisterons à coup sûr à la mécanisation de l’agriculture ici dans le périmètre de Lagdo, pour que non seulement on assiste à une sécurité alimentaire et nutritionnelle, parce que, comme vous le savez très bien, les périmètres en dehors de production du riz peuvent produire des maraîchers et d’autres cultures qui contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais aussi, ces privés pourront prester pour les petits producteurs, permettant ainsi non seulement d’augmenter leur productivité, mais aussi de faire reculer la pauvreté.

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Marcus DARE

Journaliste Reporter d'Images

Marcus DARE, Journaliste Reporter d'Images, exerçant dans la ville de Garoua dans le Nord Cameroun. Passionné des questions de santé, je mène des recherches et réalise des interview avec les professionnels du domaine médical afin d'éclairer le public sur l'éducation à la santé.

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