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Lutte contre le paludisme – Les Hommes de médias s’activent dans le combat

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Un groupe de travail a été mis sur pied ce 21 avril 2022 entre les hommes et les femmes de médias et le Programme National de Lutte contre le Paludisme et Impact Santé Afrique, dans le but de pouvoir informer, influencer, sensibiliser et mener plaidoyer, dans la lutte contre le paludisme et pour de meilleurs systèmes de santé.

C’est une dynamique qui entre en droite ligne avec la campagne de plaidoyer contre le paludisme lancé il y a quelques semaines, qui est marrainée par Chantal Biya, Première Dame du Cameroun. Sous le slogan retenu : « Stop malaria : agissons maintenant ! » invite à l’action, plaidoyer pour la pleine l’implication des acteurs de tous bords pour aller vers l’élimination du paludisme. 

Les médias jouent un rôle vital dans le combat mondial pour la santé, agissant comme un système d’alerte pour les mauvaises pratiques et comme chantres des bons travaux de recherche. Ils influencent la façon dont la société pense à diverses questions, notamment la prise de médicament, l’utilisation des moustiquaires, l’aménagement des espaces, la prise de médicament, le planning familial ou encore la santé reproductive. Ils peuvent influencer les décideurs politiques sur des questions liées à la lutte contre certaines maladies, à la couverture santé universelle, à la santé maternelle et infantile entre autres. Ils ont un grand potentiel dans la promotion de bons résultats et les avancées en matière de recherches sur la santé ; Ils déterminent ce qui est transmis au public et réglementent les questions qui doivent être considérées comme importantes ou non par les décideurs politiques ; C’est le canal de communication le plus influent et le plus efficace pour atteindre avec succès le vaste public avec des informations sur les obligations et les plans du gouvernement.

La charge des médias

La promotion et la diffusion des messages clés de sensibilisation du PNLP pour favoriser le changement de comportement auprès des communautés ; La diffusion des messages de campagnes du PNLP et du MINSANTE (Stop Malaria, MILDA, PSNSC, etc) ; Renforcement de la promotion des interventions et des messages de lutte contre le paludisme pour un changement de comportement des populations ; La sensibilisation des communautés sur le rôle clé qu’elles doivent jouer dans la lutte ; La sensibilisation des leaders et acteurs locaux pour l’implication de la communauté sur la pérennisation des actions de lutte contre le paludisme sous financement locaux ; Le plaidoyer auprès des leaders pour poser des actes concrets dans la lutte contre le paludisme, chacun dans son domaine de compétence ; La promotion et la vulgarisation des bonnes pratiques en matière de lutte contre le paludisme par les acteurs engagés ; La sensibilisation des leaders et acteurs locaux pour l’implication de la communauté sur la pérennisation des actions de lutte contre le paludisme sous financement locaux.

L’état des lieux

D’après le dernier rapport sur le paludisme dans le monde :  le nombre de cas de paludisme est estimé à 241 millions en 2020 contre 227 millions en 2019, soit une hausse de près de 14 millions de cas;  le nombre de décès dus au paludisme est estimé à 627 000 en 2020, soit 69 000 décès de plus que l’année précédente; la Région Afrique de l’OMS continue de payer le plus lourd tribut au paludisme avec 96 % de tous les décès dus au paludisme en 2020;  Les enfants de moins de 5 ans sont les premières victimes de la maladie (80 % de tous les décès dus au paludisme dans la région); la plupart des pays où la charge palustre est élevée et dont l’immense majorité se situent dans le continent africain ont enregistré une régression et perdent du terrain. Cette situation a connu une aggravation avec la pandémie de la COVID-19 qui a contribué à fragiliser d’avantage les systèmes de santé de ces états déjà globalement faibles.

Selon l’organisation mondiale de la santé, le Cameroun demeure parmi les 11 pays les plus touchées par le paludisme. Au vu de la résistance de cette pathologie, le programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), a mis en place une stratégie de riposte pour barrer la voie à cette dernière. Il s’agit entre autres de la stratégie de lutte selon l’approche holistique constitués de quatre éléments qui donnent des actions palpables à travers des effets concrets et la mise en œuvre du plan de stratégie nationale (HBHI) ; la lutte anti-vecterielle, la chimio prévention de la maladie, le diagnostic des cas et la prise en charge de ces derniers. L’approche Hbhi vise à contribuer à l’amélioration de la santé des populations du Cameroun par la réduction du poids de la maladie et du fardeau socio-économique dû au paludisme. Ainsi elle regroupe les objectifs généraux qui précisent que d’ici à 2023, il faudra réduire d’au moins 60%, la morbidité liée au paludisme par rapport à la situation de 2015, réduire d’au moins 60%, la mortalité liée au paludisme par rapport à la situation de 2015.

Jean-Claude KENDEG

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