Soutenue par la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga Egbe, et portée par Yvonne Flore Belema de l’ACAHIJEC, la nouvelle stratégie nationale d’assainissement fait des femmes le moteur d’une transformation durable.
L’insalubrité n’est pas une fatalité, mais un défi qui appelle des leaders. C’est par cette conviction forte que Yvonne Flore Belema, grande mentore et présidente fondatrice de l’Association camerounaise d’aide à l’hygiène et à l’insertion des jeunes (ACAHIJEC), a officiellement lancé son plan d’action 2025-2026 ce 24 janvier 2026 à Yaoundé. Placée sous le thème fédérateur « Leadership féminin pour un assainissement durable », la cérémonie, suivie d’une masterclass exclusive, a marqué un engagement renouvelé à faire de la propreté et de la salubrité une priorité nationale, pilotée par les femmes.
L’événement, qui a réuni des membres du gouvernement, des parlementaires, des experts et des entrepreneurs, a d’emblée posé un constat sans appel. En effet, un environnement insalubre n’est pas seulement une nuisance visuelle ; c’est un terreau fertile pour les maladies hydriques comme la diarrhée ou le choléra, qui sapent la santé des communautés et hypothèquent leur avenir. Par conséquent, investir dans l’assainissement durable revient à investir directement dans le capital humain et la productivité économique. « Promouvoir un cadre de vie sain réduit l’absentéisme scolaire et professionnel, diminue les dépenses de santé et brise le cycle de la pauvreté », a rappelé Yvonne Flore Belema, insistant sur l’urgence d’une action structurée.
Une approche innovante : les femmes au cœur du changement
Toutefois, la nouveauté et la force du plan présenté résident dans son levier principal : le leadership féminin. Historiquement gestionnaires de l’eau et de la propreté au sein des foyers, les femmes sont les premières touchées par les conséquences de l’insalubrité, mais aussi les mieux placées pour en être les architectes du changement. C’est pourquoi la masterclass qui a suivi la cérémonie protocolaire était intégralement dédiée à leur outillage. « Il est temps de reconnaître et de renforcer le rôle stratégique des femmes dans ce combat pour la santé de tous. « Leur vision pragmatique et leur influence sont des atouts incontournables pour bâtir un avenir plus sain », a déclaré avec conviction la promotrice du Centre AFIRI.
Cette vision a reçu un écho institutionnel puissant. En particulier, la ministre des Enseignements secondaires, le professeur Pauline Nalova Lyonga Egbe, a salué cette initiative dans son discours de clôture, soulignant la synergie entre la vision associative et les priorités gouvernementales. « Offrir un cadre sain à nos enfants est une exigence non négociable. « L’initiative qui associe leadership féminin, sensibilisation et action concrète dans nos écoles est un modèle à amplifier », a-t-elle affirmé, donnant ainsi une légitimité nationale au projet.
Des résultats concrets attestés par les autorités
L’efficacité de l’approche prônée par l’ACAHIJEC ne relève pas du simple postulat. Ainsi, Henri Bomba, responsable de la cellule de communication au ministère des Enseignements secondaires, a pu en attester lors des échanges. « Nous observons une nette amélioration de l’état des sanitaires dans de nombreux lycées et collèges grâce à des actions de terrain impliquant les communautés, notamment les femmes. « Cette propreté retrouvée améliore directement le climat scolaire », a-t-il témoigné. Ce constat, croisant le point de vue de l’État et celui du terrain, démontre la pertinence d’un modèle qui dépasse la simple action ponctuelle pour inscrire le changement dans la durée.
Un projet de société holistique
Finalement, le plan d’action d’Yvonne Flore Belema dépasse largement le cadre technique de l’assainissement. En réalité, il s’agit d’un projet de société holistique qui lie santé, éducation, autonomisation des femmes et entrepreneuriat des jeunes. L’intervention d’Assembe Henri-Séverin, coordonnateur national des Synergies entrepreneuriales, en a tracé les contours économiques. « Pour construire des solutions durables, nous devons connecter les entrepreneurs aux bons écosystèmes et instaurer un dialogue constant entre le public et le privé. « La rigueur que nous appliquons à l’esprit d’entreprise, nous devons l’appliquer à la transformation de notre environnement », a-t-il plaidé, appelant à une mobilisation de tous les acteurs.
En définitive, le lancement de cette saison 2025-2026 des Grands Mentors AFIRI est bien plus qu’un événement protocolaire. C’est le signal de départ d’une mobilisation concrète, fondée sur la reconnaissance du pouvoir d’action des femmes. Alors que des pays voisins comptent encore les jours d’école perdus à cause des maladies liées à l’insalubrité, le Cameroun, à travers des initiatives comme celle de l’ACAHIJEC, esquisse une autre voie. Une voie où le leadership féminin, pragmatique et déterminé, nettoie, éduque et construit, faisant de chaque école, de chaque quartier, un lieu où la dignité et la santé ne sont plus compromises. Le défi est immense, mais les fondations, désormais, sont solides et portées par celles qui ont toujours été en première ligne : les femmes.












































































































































































































































































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