Dang’né Madoue Denis préside aux destinées de l’Unité de la Banque de sang de l’Hôpital régional de Ngaoundéré. Sous lui, le temps de réaction suite à la demande de poche de sang a été réduit ainsi que la disponibilité annuelle a augmenté, au grand bonheur des patients.
Deuxième enfant d’une fratrie de 7, Dang’né Madoue Denis fait ses premiers pas à l’école publique de Djamboutou groupe 2 dans la région du Nord. Cette villle le verra parachevé son parcours primaire et secondaire. Nanti d’un Baccalauréat D, il va s’inscrire au département des Sciences biomédicales de l’Université de Ngaoundéré où il obtiendra une licence en sciences biomédicales option sciences de la santé avant de poursuivre en master dans la même université. Bien avant son accession en master, par la voie d’un concours il est reçu au concours de la fonction en 2014. Ce qui va le pousser à approfondir ses connaissances et ses compétences dans ce domaine qu’il a choisi, afin dit-il, d’être proche de ceux qui souffrent. Aujourd’hui nanti de trois masters dont deux dans le domaine de la santé (Master en Biologie Clinique, Master en Bactériologie et virologie médicale) et un en administration des entreprises, Dang’né Madoue Denis incarne cette jeunesse toujours en quête de savoir pour mieux servir. Les patients qui ont eu la chance de le rencontrer dans les couloirs de l’Hôpital disent de lui qu’il est un personnel attentionné et toujours à l’écoute. « Je rencontre monsieur Dang’né lorsque mon fils a été admis en pédiatrie en juin 2025. On m’a prescrit une poche de sang à transfuser à l’enfant. Lorsque je me suis présenté dans son service, il a tout de suite mobilisé son équipe afin que la poche soit disponibilisée. Aujourd’hui, mon fils se porte très bien. À chaque fois que j’ai le temps, je n’hésite pas à lui rendre visite dans son bureau », raconte Oumarou Sanda, parent.
À la tête de la Banque de sang depuis 2019, ses collaborateurs disent de lui qu’il n’hésite pas à porter un coup de main lorsque l’équipe est submergée par les sollicitations. Bien avant sa nomination à ce poste, il a roulé sa bosse partout dans les paillasses du laboratoire central de l’Hôpital régional, de l’Université de Ngaoundéré (IUT, ENSAI). À ce jour, selon les données disponibles, les besoins des populations sont comblés à plus de 85% grâce à sa proactivité, appuyée par les organisations qui œuvrent pour le don de sang et la direction de la formation sanitaire. « Je suis tenté de dire avec fierté et modestie que depuis que je suis à ce poste, nous avons pu réduire de manière considérable le temps de réaction par rapport à une demande de transfusion. Nous avons pu améliorer de manière efficace la qualité de stock. Nous sommes quittés pratiquement d’une demande globale annuelle de 2500, je dirais ainsi, à presque 5000 en 2025 », souligne-t-il. Des données qui corroborent avec celles présentées en fin d’année dernière lors du comité d’hémovigilance de l’Hôpital.
Aujourd’hui, c’est avec fierté que Dang’né Madoue Denis, père de famille, arbore sa casquette de chef d’unité de la Banque de sang de l’Hôpital régional. Cette unité très sollicitée réussit à satisfaire au mieux les besoins en poches de sang.













































































































































































































































































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