Bien-être – Tous touchés par les problèmes de santé mentale

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la santé mentale, le Dr Laure Menguéné, psychiatre, Sous-directeur de la Santé mentale au ministère de la Santé publique révèle que le manque d’amour et de dialogue peuvent conduire à un état de mal-être. Les dernières statistiques indiquent que 170 personnes atteintes d’une maladie mentale et errante (PAMME) sont à retrouver et à prendre en charge dans la ville de Yaoundé. Pour atténuer l’ampleur de cette situation, la spécialiste appelle les hommes et femmes de medias à véhiculer les messages positifs pour le bien-être de la population.

La prise en charge des personnes atteintes d’une maladie mentale et errantes dans la ville de Yaoundé est un projet initié par la communauté urbaine de Yaoundé en partenariat avec le ministère de la Santé publique. Ce projet vise à recaser et à soigner des personnes qui sont atteints d’une maladie mentale et qui errent dans les rues de la ville de Yaoundé. En réalité, il question d’éradiquer le phénomène de malade mentaux errants dans les rues de Yaoundé. Manifestement, il s’agit d’identifier ces malades, les recaser dans les centre hospitalier agréer et les soigner par en suite. C’est une vaste campagne qui va jusqu’en décembre prochain. Pour l’efficacité et la réussite de cette campagne, le Dr Laure Menguene, sollicite davantage l’accompagnement des familles. Car selon elle, le traitement n’est pas que médicale, il est également psychologique et social.

Les dernières statistiques révèlent que 170 malades mentaux errent dans les rues de la capital politique du Cameroun et c’est un phénomène qui pourra s’accentué. « Le contes contexte actuel étant marqué par des situation conflictuelles sur plan social, familiale ou professionnel, il ne faut s’étonner de voir le chiffre augmenté si rien n’est fait. Il est très important d’agir maintenant » a de nouveau exprimé Dr Laure Menguéné. Ainsi, au cours de cet atelier, le Dr Justine Laure Menguéne en formant et en sensibilisant les hommes de médias sur cette question, a dit compter sur leurs participations actives dans la sensibilisation de la communauté, des populations et des familles. Car les médias sont les relais entre les institutions et la communauté. Soulignons que les bâtiments ont été réhabilités à l’hôpital Jamot par la communauté urbaine de Yaoundé pour la prise en charge de ces personnes atteintes d’une maladie mentale et errantes dans les rues de la ville.

Rappelons que, les hommes de médias ont été édifiés au préalable sur  la différence entre santé mentale et maladie mentale. La santé mentale est un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté. Dans ce sens positif, la santé mentale est le fondement du bien-être d’un individu et du bon fonctionnement d’une communauté. Alors que, la maladie mentale est état de mal-être qui se définit par des changements qui affectent la pensée, l’humeur ou le comportement d’une personne, et qui lui causent de la détresse ou de la souffrance. En outre, la santé et le bien-être mentaux sont indispensables pour que l’être humain puisse, au niveau individuel et collectif, penser, ressentir, échanger avec les autres, gagner sa vie et profiter de l’existence. C’est pourquoi, la promotion, la protection et le rétablissement de la santé mentale sont des préoccupations centrales pour les personnes, les collectivités et les sociétés partout dans le monde.

Des facteurs sociaux, psychologiques et biologiques multiples déterminent le degré de santé mentale d’une personne à un moment donné. Ainsi, des pressions socio-économiques persistantes sont des facteurs de risque reconnus pour la santé mentale des individus et des communautés. Les données factuelles qui l’attestent le mieux sont les indicateurs de pauvreté, notamment les faibles niveaux d’instruction. Les problèmes de santé mentale sont également associés aux éléments suivants: changement social rapide; conditions de travail éprouvantes; discrimination à l’égard des femmes; exclusion sociale; mode de vie malsain; risques de violence ou de mauvaise santé physique; et violations des droits de l’homme. Par ailleurs, certains profils psychologiques et certains traits de personnalité prédisposent aux troubles mentaux. Les troubles mentaux peuvent être dus à des causes biologiques, notamment à des facteurs génétiques qui contribuent à des déséquilibres chimiques du cerveau. La prévention est un moyen qui permet d’éviter les problèmes de santé mentale à travers l’Amour au quotidien. Disons que : SANTE MENTALE = BIEN-ETRE =  AMOUR 

La promotion de la santé mentale passe par des actions tendant à créer des conditions de vie et un environnement qui favorisent la santé mentale et permettent d’adopter et de conserver un mode de vie sain. Il existe ainsi un large éventail de mesures visant à augmenter la probabilité de voir plus de gens jouir d’une bonne santé mentale. Un environnement garantissant le respect et la protection des droits civils, politiques, socioéconomiques et culturels fondamentaux est indispensable pour promouvoir la santé mentale. Sans la sécurité et la liberté apportées par ces droits, il est très difficile de conserver une bonne santé mentale. Les politiques nationales de santé mentale ne doivent pas limiter leur champ d’action aux troubles mentaux. Il faut aussi qu’elles reconnaissent et prennent en compte les facteurs plus généraux qui favorisent la santé mentale. Il s’agit notamment d’intégrer la promotion de la santé mentale dans les politiques et programmes des secteurs publics et non gouvernemental. Outre le secteur de la santé, il convient d’associer aussi les secteurs comme l’éducation, l’emploi, la justice, le transport, l’environnement, le logement et protection sociale.

Désiré EFFALA

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