Le cancer de la prostate diagnostiqué à un stade localisé offre un pronostic très positif, alors que localement avancé et métastatique présente une espérance de vie moindre.
Les jeunes de plus en plus touchés. Longtemps considérée comme étant la maladie des personnes âgées, avec plus de 60% de cas observés chez les hommes à partir de 65 ans et plus, on assiste plutôt aujourd’hui à une juvénilisation des cas. Dr Achille Mbassi, chirurgien urologue, déclare que sur 100 patients que le service d’urologie de l’hôpital central de Yaoundé reçoit, 70% ont 40 ans. Ce taux serait indirectement influencé par l’infection au virus du papillome humain (HPV), dit le docteur Philippe Davody sur sa page Facebook en janvier 2022. Rappelons que ce même virus est responsable du cancer de l’utérus chez la femme.
En effet, cette pathologie est due à une prolifération anarchique des cellules plus ou moins différenciées dans la prostate. Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme avec 1,41 millions de cas estimés dans le monde en 2020, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS).L’incidence annuelle au Cameroun est estimée à 2 064 nouveaux cas, d’après le Plan Stratégique National et de Lutte contre le Cancer (PSNLCa), 2020-2024.
Même si aujourd’hui, aucune cause n’est clairement identifiée dans le développement du cancer de la prostate, plusieurs facteurs de risque peuvent y être associés. Il s’agit notamment de l’âge avancé ; l’origine ethnique qui attaque beaucoup plus les hommes et les antécédents familiaux au cancer de la prostate.
Par ailleurs, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a identifié treize facteurs de risques fréquents des cancers à savoir : le tabagisme actif et passif ; la consommation d’alcool ; l’alimentation déséquilibrée ; le surpoids ; l’obésité ; l’activité physique insuffisante ; l’utilisation d’hormone exogène ; les infections ; les radiations ionisantes ; pollution atmosphérique ; les expositions professionnelles aux agents cancérigènes comme la poussières de bois, dérivé de pétrole, chrome, goudron ; et l’exposition aux substances chimiques de la pollution générale.
Présentant généralement une évolution lente, le cancer de prostate n’occasionne presque pas de signe physique au début de sa croissance. Les symptômes tels des difficultés à uriner ; la présence de sang dans les urines ou le sperme ; l’éjaculation douloureuse avec parfois des troubles d’érection ; des douleurs dans le bassin, dans les hanches apparaissent à un stade évolué. Lorsqu’il envahit les autres organes, le patient peut souffrir de fatigue, de nausées, de perte de poids et d’appétit, des douleurs des os.
Divine KANANYET












































































































































































































































































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