Une étude publiée dans le British Medical Journal, l’une des revues de médecine générale les plus lues dans le monde, affirme que les personnes atteintes d’un cancer de l’estomac ont plus de risque de périr s’ils ne sont pas couple.
Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques chinois, auteurs de cette étude se sont appuyés sur une base de données regroupant les informations de 3647 américains chez qui ils ont diagnostiqué un cancer gastrique de stade précoce entre 2010 et 2015. Les patients ont été catégorisés selon leur état matrimonial à savoir marié, séparé, veuf, divorcé ou célibataire. Pendant l’étude, les chercheurs ont constaté que les personnes mariées ont les meilleures chances de survie, soit 72 %, suivies des célibataires. Les personnes séparées, quant à elles, sont en bas du classement.
Selon eux, cette disparité pourrait s’expliquer par le fait que les personnes mariées ont tendance à être mieux loties financièrement et sont plus susceptibles de recevoir des encouragements émotionnels de leur conjoint. Aussi, les différences observées entre les sexes peuvent également refléter des différences génétiques et/ou de mode de vie. D’après les scientifiques, cette étude est la preuve que, les personnes veuves ou célibataires chez qui la maladie a été diagnostiquée devraient bénéficier d’une aide sociale et d’une prise en charge accrues.
En effet, le cancer de l’estomac est une tumeur maligne qui se développe dans les couches internes de l’estomac. C’est une maladie qui prend naissance dans les cellules de l’estomac avec des tumeurs bénignes et des tumeurs malignes. Le cancer de l’estomac est la deuxième cause de décès par le cancer dans le monde. Selon les spécialistes, c’est une maladie sourde ; c’est-à-dire qui peut évoluer et ne se découvrir le plus souvent que lorsqu’elle est à un stade avancé. Les signes ne sont que ceux des complications. Ainsi, un patient atteint de cette maladie peut présenter des signes comme l’amaigrissement, un syndrome ulcéreux notamment douleur épigastrique, des vomissements de sang, un amaigrissement du ventre, et les signes d’anémie. Mais son ventre peut également enfler de manière significative. Toutefois la spécificité reste faible pour évoquer ce type d’affection.
Son diagnostic est fait à base de la fibroscopie gastrique. C’est un appareil que les spécialistes va envoyer par la bouche du, et qui va permettre de voir l’intérieur du tube digestif, de la bouche à l’œsophage, jusqu’à l’estomac. Au niveau de l’estomac, cet appareil va montrer la lésion et permettre de voir si la tumeur est bien développée. Cette fibroscopie permet également de faire des prélèvements biopsiques, pour analyse anatomo-pathologique par un spécialiste et de confirmer rapidement le diagnostic, dans le cas où la tumeur n’est pas assez développée.
Toutefois, ce diagnostic du cancer de l’estomac est souvent tardif compte tenu de la tumeur et l’absence de symptômes des lésions de petite taille. Le diagnostic se fait beaucoup plus chez des patients ayant atteint l’âge de 50 ans qui présentent des signes digestifs, notamment des crachats de sang, associés aux signes précédents.
La chirurgie est le seul traitement éventuellement curatif du cancer de l’estomac. Elle est réalisable chez au moins 50% de patients. Elle doit être accompagnée d’un curage ganglionnaire qui doit permettre d’analyser au moins 20 ganglions dans le voisinage de l’estomac.
Divine KANANYET












































































































































































































































































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