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Les 04 Vérités : Paludisme et MILDA

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Selon Grégoire Owona, ministre du travail et de la sécurité sociale, Le paludisme est une maladie endémique au Cameroun et la principale cause d’absentéisme au travail.

L’anophèle est le moyen de transport vecteur du paludisme. Le véritable coupable est le parasite appelé le Plasmodium. La femelle anophèle pique la nuit pour se nourrir de sang humain ; si le sujet est déjà infecté, le moustique aspire avec le sang de nombreux parasites. Une fois dans l’estomac du moustique, les parasites se reproduisent, se divisent et migrent dans les glandes salivaires.

A l’occasion d’une nouvelle piqure, les parasites infesteront le sang du nouveau sujet. Dans l’organisme de ce sujet, le plasmodium commence plusieurs mutations dont la finalité est d’échapper au barrage dresser par le système immunitaire de ce sujet. La première destination du parasite est le foie ; dans cet organe, aucune réaction immunitaire, le parasite peut alors tranquillement infecter les cellules du foie et se multiplier jusqu’au jour où les cellules du corps éclatent et libèrent massivement les parasites dans le sang provoquant les premiers symptômes : les frissons. Pas satisfaits de leur travail, les parasites contaminent ensuite les globules rouges où ils se multiplient rapidement et les font éclatés. L’éclatement des globules rouges provoque l’installation d’une fièvre de quelques heures caractéristique du paludisme ; frissons, hypersudations, chaleur se suivent. Dans le cas du paludisme falciparum, il peut atteindre le cerveau et évolué vers des formes sévères par la suite devenir mortelle.

Selon l’OMS « environ 52 millions de femmes en Afrique subsaharienne tombent enceintes chaque année et sont exposées au risque d’exposition à Plasmodium falciparum ». Les personnes porteuses du VIH, ou atteintes du SIDA, les sujets de moins de 5 ans, les femmes enceintes sont plus exposées à contracter le paludisme. La grossesse rend la femme plus susceptible à l’infection palustre. Dans les zones de transmission faible, la femme enceinte peut succomber à un paludisme pernicieux et les accès de fièvres sont responsables d’avortements, d’enfants mort-nés et de prématurité. Chaque année, des centaines de milliers de femmes meurent pendant la grossesse des effets directs (paludisme sévère) ou d’effets indirects (anémie) de l’infection palustre. À cette mortalité maternelle, il faut ajouter celle des nouveau-nés, prématurés ou de faible poids, et les grossesses interrompues. La co-infection avec le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) aggrave le paludisme de la femme enceinte et favorise l’infestation placentaire et le passage transplacentaire des parasites. Malgré cela, les femmes enceintes sont grandement sous-représentées dans les essais cliniques antipaludiques.

Introduit il y a 11 ans au Cameroun, le Traitement Préventif Intermittent pendant la grossesse (TPIg) repose sur l’administration de 03 doses efficace à partir du deuxième trimestre de grossesse malgré les multiples mutations du Plasmodium falciparum. Le Cameroun à lancée la‘4éme campagne de distribution gratuite et massive de moustiquaires. Ces nouvelles moustiquaires sont imprégnées de chlorfénapyr et de pyréthrinoïde. Recommandé par le Programme National de Lutte contre le Paludisme, le MILDA (Moustiquaire Imprégnée à Longue Durée d’Action) reste le meilleur moyen de prévention contre le paludisme. La durée de vie est d’environ 3 ans, elle peut être efficace jusqu’à 20 lavages et n’a pas besoin d’être réimprégné ; le lavage suffit à le réactiver.

MILDA = diminution du taux de paludisme = diminution du taux d’absentéisme au travail.

Charles Tsimi, étudiant en médecine

 

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