Inauguré officiellement en juin 2024, le centre hospitalier régional (CHR) de Bertoua a connu une montée en puissance remarquable de sa fréquentation, passant de moins de 10 patients par an à ses débuts à près de 20 000 consultations globales pour l’exercice 2025.
Grâce à un plateau technique de pointe et à la présence de spécialistes uniques dans la région (urologie, neurochirurgie, rhumatologie), l’établissement permet désormais aux populations de l’Est de bénéficier de prises en charge complexes sans avoir à se déplacer vers Yaoundé ou Douala.
Outre le succès des remplacements de prothèses de hanche et des soins conservateurs pour éviter les amputations, l’hôpital s’apprête à lancer la chirurgie endoscopique et prévoit l’ouverture prochaine de services d’oncologie et d’hémodialyse. Lire l’interview intégrale du Directeur du CHR de Bertoua, Dr José Prosper Andjembe Essola.

Le 10 juin 2024, le Premier ministre, chef du gouvernement, a procédé au nom du chef de l’État à l’inauguration de cette formation sanitaire de deuxième catégorie. Vous avez officiellement pris la direction de cet hôpital le 12 juin 2025. Aujourd’hui, nous sommes en mars 2026. Quel est le taux de fréquentation ? Combien de patients avez-vous reçus en moyenne ?
Le CHR de Bertoua est une formation sanitaire de deuxième catégorie, qui a été pensée par le chef de l’État, Son Excellence le Président Paul Biya, pour rapprocher les soins spécialisés des populations. Donc, avant la venue des CHR, il n’y avait pas de formation sanitaire de deuxième catégorie au niveau des autres régions. En dehors des villes de Yaoundé et de Douala. Désormais, les populations de la région de l’Est, pour ce qui concerne notre CHR, ont donc cette possibilité de pouvoir bénéficier de soins spécialisés et à moindre coût.
Donc, il n’est plus question pour les populations, à cause de certaines pathologies, de se rendre à Yaoundé ou de se rendre à Douala, ou même de sortir du pays. Donc, le chef de l’État a pensé à tout. Il a construit cette formation sanitaire et l’a équipée également avec des équipements de pointe.
Et nous sommes fiers, nous, du personnel de santé, de pouvoir utiliser ce matériel qui nous permet de démontrer notre savoir-faire. Parce qu’il faut le dire, les Camerounais ont un savoir-faire qui est reconnu dans la sous-région et même en Afrique et à l’international même, je veux le dire. Et quand on vient donc exercer dans une formation sanitaire où tout le matériel est disponible, je le dis toujours sans le vanter, au CHR de Bertoua, il y a encore du matériel que certains professionnels de la santé ne maîtrisent même pas encore l’utilisation pour dire combien de fois nous sommes avancés.
Donc, nous remercions le chef de l’État pour ça, nous, le personnel de santé. Et pour mieux le remercier à suffisance, nous voulons dire que les activités vont bon train. Nous avons commencé avec cette formation sanitaire réellement en décembre 2023, mais les activités de consultation ont commencé en 2024, au mois de janvier.
Et nous sommes partis d’une fréquentation de pratiquement 5 à 10 patients à 30 à 40 nouveaux patients par jour. Ce qui fait que pour l’année 2025 qui est passée, nous avons consulté pratiquement 13 475 patients. Nous avons eu 13 475 nouveaux patients, parce que s’il faut compter les anciens patients, le nombre est plus grand.
Donc, c’est ce qui montre à suffisance que cette formation sanitaire joue son rôle. Bien évidemment, à chaque fois, parce que nous avons un panel de spécialistes qui est déjà disponible, mais nous n’avons pas encore toutes les spécialités. Et comme c’est un hôpital à vocation spécialisée, ça fait que chaque fois qu’il y a une nouvelle spécialité dans cette formation sanitaire, il y a une augmentation de la fréquentation.
Et nous sommes sûrs des réunions de coordination que nous faisons avec notre hiérarchie, le ministre de la Santé publique, que d’ici peu, il y aura encore plusieurs nouvelles spécialités qui seront ouvertes dans cette formation sanitaire. Et les patients, justement, qui se déplaçaient vers les régions, vers les autres régions à cause de ces spécialités, pourront donc bénéficier sur place de ces spécialités. Et comme je le disais, du savoir-faire camerounais.

Pouvons-nous avoir une idée des services déjà opérationnels ?
La quasi-totalité des services est déjà opérationnelle. Toutefois, l’hôpital se développe un peu plus rapidement sur le plan chirurgical, parce que vous le savez, c’est la ressource humaine qui anime une formation sanitaire. Et sur le plan chirurgical, nous avons des chirurgiens généraux. Nous avons un chirurgien urologue, le seul de la région d’ailleurs, qui donne de très bons résultats.
Nous avons un neurochirurgien qui est régulièrement affecté ici et qui donne également de très bons résultats. Nous avons même, il y a quelques mois, bénéficié d’une communication gratuite par un journaliste dont la mère a été opérée ici parce qu’elle n’arrivait plus à se mouvoir. Donc, après une intervention sur sa colonne vertébrale, ce que nous appelons le rachis, elle a pu retrouver sa mobilité et c’est grâce à ce neurochirurgien qui est jeune et très compétent.
Nous avons également un médecin traumatologue qui est très disponible et qui ne fait plus les soins tels qu’ils se faisaient avant. On commence déjà à innover. On a eu, ce ne sont plus tout simplement des réparations avec des fixateurs externes et tout ce que nous connaissons d’habitude.
Nous avons déjà eu avec beaucoup de succès des cas de remplacement total des prothèses. Ou de fixation d’une prothèse comme la prothèse de la hanche qui a déjà été fixée ici à plus de quatre reprises. Les patients ont aujourd’hui retrouvé leur mobilité et leur confort et remercient bien évidemment ce chirurgien.
Et puis, nous innovons aussi avec ce chirurgien, Dr Ndongo, sur le plan des soins conservateurs parce que parfois, après un accident, nous avons un écrasement de la jambe et très souvent, dans plusieurs hôpitaux, on propose souvent très rapidement l’amputation. Ce qui vient réduire la mobilité du patient. Et si nous avons un taux de récupération, parfois il faut faire deux, trois, quatre chirurgies.
Mais au final, le résultat est toujours satisfaisant et c’est bien de voir, vraiment très heureux, et je dirais même un miracle de voir un patient pour qui on indiquait une amputation. Mais après, des soins conservateurs chirurgicaux se retrouvent à marcher. C’est vraiment beau.
Nous n’avons pas que des spécialités sur le plan chirurgical, mais je ne voudrais pas finir, bien évidemment, de parler de ce plan chirurgical sans parler du chirurgien pédiatre. Parce que cette formation sanitaire est aussi la seule de la région à avoir un chirurgien pédiatre et ça nous a déjà permis de rattraper un certain nombre de dysfonctionnements dans certaines formations sanitaires parce que, vous le savez, la chirurgie pédiatrique, elle est très sensible. Les enfants sont une couche vulnérable, il faut les opérer en respectant des canaux et ce chirurgien pédiatrique, depuis qu’elle est là, c’est vrai que nous faisons encore plus de communication parce que, malheureusement, certains prestataires verrouillés dans d’autres formations sanitaires prennent encore des cas qui les dépassent. Oublie de référer, mais nous pensons qu’avec l’accompagnement des autorités, notamment aussi le ministère de la Santé et plus localement la délégation régionale de la Santé qui abat déjà un bon travail, que les références nous parviendront un peu plus tôt.
Donc, c’est ce qui fait que parfois nous récupérons des enfants qui ont subi des chirurgies, mais qui, après ces chirurgies, se sont retrouvés parfois avec des défauts plus importants que quand ils n’avaient pas été opérés. Vous voyez peut-être une complication d’une chirurgie banale comme une hernie ombilicale qui vous donne un enfant qui vient dans un tableau pratiquement de péritonite, tout simplement parce que les règles chirurgicales n’ont pas été respectées.
Voilà, donc nous avons ces chirurgiens-pédiatres qui travaillent très bien, qui nous permettent justement non seulement de récupérer ces enfants, mais également, pour ceux qui viennent dans cette formation sanitaire, qui ont déjà des informations, que ce chirurgien-pédiatre est là, eux-mêmes, ils voient les résultats. Donc, je ne vais pas toujours moi-même communiquer, les parents eux-mêmes pourront vous dire combien de fois ils ont été satisfaits d’être pris en charge par ce chirurgien-pédiatre.
Et concernant les autres spécialités, nous avons aussi le seul médecin anesthésiste-réanimateur de la région de l’Est. C’est vrai que certaines formations sanitaires ont des services de soins intensifs. Je dis soins intensifs parce que dans ces services, on prend en charge de façon plus intensive, mais le seul service de réanimation médico-chirurgical de la région de l’Est, c’est effectivement au CHR de Bertoua.
Nous disons donc merci au ministre de la Santé qui a mis à notre disposition, ou à la disposition des populations de la région de l’Est, ce médecin anesthésiste-réanimateur, qui a déjà sauvé vraiment une panoplie de populations de cette région qui sont venues ici dans des situations très, très délicates, généralement avec des défaillances de plusieurs organes.
Et quand ils sont référés tôt, parce qu’il faut le dire aussi, certaines formations sanitaires parfois font la rétention des patients, mais quand les patients sont référés tôt, puisque de plus en plus on communique avec les formations sanitaires et avec l’aide des régulateurs qui sont sur le terrain, les patients sont référés tôt et le pronostic est d’autant meilleur. Nous avons déjà récupéré plusieurs personnes ici qui souffraient de défaillances neurologiques ou de défaillances hépatiques ou rénales, en tout cas d’un organe hautement sensible. Nous avons également des spécialités comme la rhumatologie, nous avons le seul rhumatologue de la région de l’Est, pour ceux qui ont des problèmes articulaires principalement, elle travaille aussi et donne de très bons résultats.
Nous avons également, pour ce qui concerne les services de médecine, un médecin cardiologue qui a été affecté ici, et je dirais que nous constatons que, d’après nos statistiques, nous avons parlé de plus de 13 000 consultations l’année passée. Le cardiologue à lui seul fait pratiquement 20 à 25 % de ses patients, donc vous comprenez qu’il est très sollicité, en principe même pour cette formation sanitaire, en fonction de la demande, parce que parfois il arrive à consulter jusqu’à 20 h ou 21 h, et les patients sont toujours là. Il faudrait déjà qu’on pense à avoir un deuxième cardiologue pour que les patients soient plus rapidement vus, et que ceux qui hésitent ou ceux qui ne sont pas encore arrivés puissent arriver dans cette formation sanitaire et bénéficier de ces soins spécialisés.

Comment est-ce que vous faites pour garder les coûts de soins accessibles et pouvoir en même temps retenir ces spécialistes en région ?
C’est une alchimie pas très facile, parce que les coûts de soins dans cette formation sanitaire ont été considérablement réduits par rapport aux formations sanitaires de deuxième catégorie, mais nous les avons adaptés, bien évidemment avec l’appui du comité de gestion, aux bourses des Camerounais de ce côté de la région, parce que nous savons que dans la région de l’Est, beaucoup de personnes vivent des travaux sans perte, et le pouvoir d’achat pour beaucoup de populations n’est pas le même que dans d’autres régions, ce qui fait que nous adaptons à notre milieu. Nous avons la chance d’avoir ici, je ne sais pas comment, monsieur le ministre le fait, mais d’envoyer des spécialistes et des médecins qui pensent d’abord aux patients, donc nous n’avons pas véritablement de problème de motivation.
C’est vrai que nous avons beaucoup de patients qui sont indigents, qui n’arrivent pas à régler leurs soins, et forcément ça aura aussi une incidence sur les primes que les médecins pourraient avoir, mais vraiment ici tout le monde travaille dans la joie, et je crois que les efforts que certains patients font déjà sont appréciés par le personnel. Donc la formation sanitaire fonctionne, même si c’est difficile, on se dit que les choses vont s’améliorer, parce que nous voyons également que la ville de Bertoua se développe sur le plan économique avec l’installation de nouvelles industries. Certainement ça va permettre d’embaucher certains Camerounais qui auront un pouvoir d’achat un peu plus élevé, et qui pourront cette fois-ci se prendre en charge de façon plus aisée. Mais nous voulons dire déjà, nous voulons rassurer qu’au CHR de Bertoua, bien évidemment, cette politique d’humanisation des soins qui est pratiquée ici, le patient est prioritaire.
Donc ça fait que les gens qui viennent ici ne ressentent pas véritablement le coût des soins. Sinon celui qu’on devrait ressentir dans toute formation sanitaire, et nous avons même parfois des patients qui sont surpris parce qu’ils voient tout ce confort, tous ces appareils qui ont été mis, quand ils vont généralement se faire prendre en charge à Yaoundé ou à Douala, et qu’ils comparent les sommes qu’ils dépensent en venant ici pour les mêmes soins, et parfois même des soins de meilleure qualité, parce que la population que nous avons aussi nous permet de concentrer pleinement, et nous insistons dessus sur la qualité des soins, le ministre le martèle tout le temps, et nous-mêmes nous le répercutons à notre personnel, chaque patient qui vient ici doit rentrer satisfait, c’est notre priorité, voilà, donc nous pensons que les choses vont bien évidemment s’améliorer pour les patients, et nous leur donnons des conseils aussi, parce qu’il y a le système des assurances, puisque quand vous êtes assuré, au moins si vous avez un tiers payant, il y a la Couverture Santé Universelle également qui est applicable dans plusieurs formations sanitaires, ici c’est des soins spécialisés, peut-être demain la Couverture de Santé Universelle prendra en compte des paniers de soins dont les spécialités se trouvent ici, on le souhaite, et à ce moment-là, on pourra encore soigner un plus grand nombre de personnes.
À quoi est-ce que les patients doivent s’attendre dans les mois à venir ?
Il serait difficile déjà, c’est vrai que nous avons présenté la formation sanitaire, mais il nous faudrait bien évidemment plus de temps pour présenter cette formation sanitaire, qui comporte plusieurs services par rapport à ce que nous avons présenté déjà, et où se déroule véritablement, je pourrais dire, en termes de santé, tout ce que le chef de l’État attend des formations sanitaires. Alors, nous pouvons dire que, bien que cette formation sanitaire ait déjà des équipements, des ressources humaines, et nous le disons, les ressources humaines viennent au fur et à mesure, surtout en ce qui concerne les médecins spécialistes, nous voulons dire que nous envisageons déjà, d’ici quelques jours, je dirais même, de lancer véritablement la chirurgie endoscopique, tout le matériel est déjà disponible.
Et la chirurgie endoscopique, dans toutes les spécialités, que ce soit les spécialités chirurgicales, tout comme certaines spécialités médico-chirurgicales aussi, c’est vrai que l’activité a déjà commencé, avec des spécialités comme l’ORL, ici, au niveau du CHR, mais on veut étendre, et particulièrement pour ce qui concerne les femmes, parce que nous avons des gynécologues ici qui sont très capés, donc nous sommes en train de mettre en place tous les dispositifs, les équipements sont déjà là maintenant, il fallait organiser le service, et très bientôt, nous allons donc commencer ce service par des campagnes, pour que les populations elles-mêmes découvrent déjà ce qui se fera ici, et après ces campagnes, bien évidemment, elles-mêmes pourront venir d’elles-mêmes pour résoudre des problèmes de santé qui se feront à l’aide de ces technologies, et ça viendra potentialiser, parce que nos blocs opératoires sont déjà quasiment complets, figurez-vous que le CHR de Bertoua fait des micros chirurgies, parce qu’on a un microscope chirurgical dans chacun des blocs opératoires, nous en avons trois.
Donc il y a plein d’autres appareils, ça c’était pour ce qui concerne la chirurgie endoscopique que nous allons lancer d’ici peu, nous voulons également dire que nous avons mis en place un système également, qui nous permettra de prendre en charge, nous sommes en train de discuter dessus avec des responsables techniques, de prendre en charge les cancers, parce que ça reste encore la principale faiblesse du système de santé dans la région de l’Est, puisque nous offrons des soins spécialisés, nous avons de plus en plus de références des patients qui souffrent du cancer du sein, du cancer du col, et bien d’autres cancers, que nous aurons pu prendre en charge aussi sur place, parce que le plateau technique nous le permet, mais nous n’avons pas encore pour l’instant un oncologue, mais nous croyons que d’ici très peu, monsieur le ministre de la santé publique nous enverra un oncologue qui pourra mettre en place ce service de prise en charge des personnes vivant avec des cancers.
Donc ça aussi c’est une prochaine étape, toutefois, en attendant qu’elle soit mise par le ministère, nous avons déjà commencé à aborder la question, nous avons déjà commencé aussi à renforcer sur le plan organisationnel le dispositif que nous avons pour déjà un peu plus dépister ces cancers, assurer le dépistage et pouvoir les référer, parce que nous travaillons en collaboration avec des médecins oncologues dans des hôpitaux de deuxième et première catégorie de Yaoundé et Douala. Donc nous facilitons en attendant que ce service soit ouvert ici, mais tout au moins, nous assurons déjà le dépistage et nous assurons également que le patient soit référé convenablement pour éviter que certains patients tombent sous le coup des charlatans. Vous savez qu’il y a beaucoup de charlatans qui disent soigner des cancers ici, mais il n’en est rien.
C’est également un service qui nous porte à cœur, nous avons déjà également commencé à maturer la construction d’un service des modialistes, parce qu’avec la couverture santé universelle qui est venue réduire considérablement les coûts des modialistes, nous avons constaté que le service des modialistes, puisqu’ils résidaient uniquement au niveau de l’hôpital régional, est très utilisé, très sollicité, et nous qui avons une formation sanitaire hautement spécialisée, nous avons également des patients qui ont des problèmes au niveau rénal et qui ne nécessitent pas forcément toujours des sciences visualises, parfois c’est le cas, mais parfois il faut un suivi, et nous ne disposons pas encore pour l’instant de Néfrologue, parce que tout simplement aussi nous n’avons pas de service d’hémodyalise, mais nous croyons que, et les populations l’attendent, que le CHR de Bertoua ait également un service d’hémodyalise pour que les patients soient pris en charge dans leur ensemble, parce que vous comprenez que s’il y a plusieurs spécialistes ici qui prennent en charge des gens qui pourraient avoir des complications rénales, il serait aussi important que ces gens qui présentent des complications rénales soient pris en charge sur place.
Donc voilà principalement les innovations que nous comptons mener. Bien évidemment il y a des projets un peu plus à long terme, mais ça ce sont des projets à court et à moyen terme, notamment la prise en charge des cancers, le développement de la chirurgie endoscopique, et bien évidemment la mise en place du service d’hémodialyse.
Monsieur le directeur, peut-être un message à l’endroit de la population ?
Je voudrais tout d’abord remercier le chef de l’État pour la confiance accordée à la jeunesse et de nous permettre de travailler dans des conditions optimales. Parce que 90 % du personnel du CHR de Bertoua est jeune et c’est cette jeunesse qui donne les résultats que nous voyons aujourd’hui. Et nous croyons que nous n’avons pas encore montré ce qu’on sait faire. Et que les jours et les mois à venir les populations soient encore heureuses. Au CHR de Bertoua, nous avons la ressource humaine, nous avons le matériel et tous les accessoires pour mener à bien notre mission. Je remercie le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, pour sa sollicitude. Je remercie le personnel de l’hôpital. Nous remercions enfin la population qui nous fait confiance. Nous invitons ces populations à continuer à faire confiance à nos dynamiques équipes.













































































































































































































































































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