Dans la nuit du 1er au 2 février 2026, le Centre de Santé Intégré de M’lay, dans l’arrondissement de Koza, district de santé de Koza (Extrême-Nord), a été la cible d’une attaque armée de Boko Haram. L’assaut a coûté la vie à un aide-soignant, le nommé Chetima, en plein service, et à un agent de sécurité. Outre ces pertes humaines, plusieurs infrastructures ont été saccagées, notamment la pharmacie, des cases communautaires, ainsi que du matériel médical et des appareils endommagés.
La violence terroriste continue de frapper l’Extrême-Nord du Cameroun. Aux environs de 22 heures, dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 février 2026, des hommes armés assimilés à la secte Boko Haram ont mené une incursion meurtrière dans plusieurs localités de l’arrondissement de Koza, département du Mayo-Tsanaga.
Selon les informations recueillies, l’attaque s’est déroulée simultanément dans les villages de Houlva, Ldama et M’lay. Le Centre de Santé Intégré (CSI) de M’lay, structure sanitaire relevant du district de santé de Koza, a été particulièrement touché. Le bilan humain fait état de trois décès, tous de jeunes hommes. Les assaillants ont également procédé à des actes de vandalisme, causant d’importants dégâts matériels au sein de la formation sanitaire et dans la communauté.
Parmi les victimes figure un aide-soignant en service au CSI de M’lay. Identifié sous le nom de Chetima, originaire de Gouzda Makandaï, il était de garde au moment des faits. Alors qu’il assurait la permanence sanitaire, les assaillants ont fait irruption dans l’établissement et lui ont ôté la vie. Sa mort suscite une vive émotion au sein des populations locales, où il était reconnu pour son engagement et son sens du devoir.
Un agent de sécurité, en fonction cette nuit-là, a également perdu la vie. Chargé de veiller à la protection de la formation sanitaire, le vigile n’a pas survécu à la violence de l’attaque. La troisième victime est un riverain, pris dans l’assaut mené par les assaillants dans le village de M’lay. Les circonstances exactes de son décès restent à préciser.
Outre les pertes en vies humaines, les assaillants ont saccagé plusieurs bâtiments. La pharmacie du CSI a été vandalisée, des cases communautaires détruites et plusieurs appareils ainsi que du matériel médical ont été endommagés, compromettant le fonctionnement normal de la structure sanitaire.
Joint au téléphone dans la matinée du lundi 2 février 2026, le chef du district de santé de Koza, ETHE MAKA Daniel Adrien, a confirmé la véracité des faits. Il a indiqué que le Centre de Santé Intégré de M’lay a effectivement été la cible d’une attaque armée ayant entraîné des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels, exprimant sa consternation face à ce nouveau drame qui frappe le secteur de la santé.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans le Mayo-Tsanaga, où les populations civiles et les infrastructures essentielles demeurent exposées à des incursions répétées. Les formations sanitaires, censées être des espaces protégés, se retrouvent de plus en plus vulnérables, exposant patients et personnels à des risques permanents.
Au-delà du choc et de l’émotion, ce drame pose avec acuité la question de la sécurisation des structures sanitaires en zones sensibles. Dans un contexte d’accès aux soins déjà difficile, la perte de personnels de santé, d’agents de sécurité et la destruction d’équipements essentiels constituent un coup dur pour les communautés locales.
Alors que les habitants de M’lay, Houlva et Ldama pleurent leurs disparus, cette attaque rappelle l’urgence de renforcer la protection des centres de santé afin de garantir la continuité des services et la sécurité de ceux qui œuvrent chaque jour pour sauver des vies.













































































































































































































































































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