Formation professionnelle – 100 apprenants formés gratuitement à la filière Bambou

C’est une initiative de l’interprofession Bambou porté par son Président Paul Emmanuel Mahop Loga. Elle a été lancée le Vendredi 05 Novembre 2021 à Yaoundé au quartier Mvan, siège de l’école de formation en présence des représentants des Ministères des arts et de la culture, de la faune et forêt, et bien d’autres.

Ça bouge dans le secteur du BAMBOU. Le centre de formation professionnelle du Bambou situé au quartier MVAN à Yaoundé servira de cadre à la formation  d’une centaine de jeunes venus de tous les horizons du territoire Camerounais. Une initiative de l’interprofession Bambou en abrégé INBAC, porté par son Président Paul Emmanuel Mahop Loga. Les apprenants vont bénéficier pendant un mois d’une formation de qualité en métiers de BAMBOU. On peut citer entre autres plusieurs pans. Fabrication du mobilier et accessoires, traitement du bambou de sa récolte jusqu’au traitement, redressage, utilisation des techniques de modification du bambou, apprentissage à l’utilisation des dispositifs de fente du Bambou, et bien d’autres techniques. Une initiative saluée par le Directeur du développement et de la promotion des arts au Ministère des arts et de la culture Armand Abanda Maye.  « Le Ministère bises arts et de la culture suit de façon particulière la progression faite sur le bambou, d’avantage sur le plan du patrimoine, et vous savez que le Ministère a connu un surclassement du social aux industries de services, et le bambou qui est une matière locale permettant d’expérimenter les premières industries nous sert donc de base ce matin et le lancement de cette formation revêt donc toute son importance pour dire qu’à travers des ressources locales, patrimoniales, nous pouvons migrer à l’instar des pays comme la Chine vers une véritable industrialisation, et l’ensemble des techniques que nous avons vue ce matin ,et qui seront mises à la disposition des apprenants nous rassurent que ces derniers vont partir d’ici nantis de cette technique professionnelle, mais d’avantage que la conscience que le Bambou est non seulement une matière de substitution, mais d’avantage une matière rentable en termes de ressources financières. Par conséquent, la lutte contre le Chômage, avec le bambou qui est une matière simple pouvant pousser sur tout nos écosystèmes, fait donc qu’il est important que cette formation de cette vague de 100 jeunes puisse se multiplier pour que nous atteignons une masse critique au delà des 100 milles afin que le chômage soit résorbé ,mais d’avantage le Camerounais consomme ce dont il dispose à travers ses ressources naturelles », a-t-il souligné.

Pour le Président de l’interprofession BAMBOU Paul Emmanuel Mahop Loga, il faut profiter au maximum des opportunités de cette filière qui nous a été donnée par le Chef de l’Etat. « Je tiens d’abord à remercier le Chef de l’État son Excellence Paul Biya qui est L’artisan de l’émergence du BAMBOU suite à sa visite en Chine, l’ensemble des départements ministériels qui nous accompagnent, et surtout le Ministère des arts et de la culture qui a placé la créativité et le patrimoine au centre de notre développement. Le bambou est une matière que l’on trouve partout, et l’orsque les gens trouvent cela dans leurs forêts, c’est comme une malédiction. Mais aujourd’hui avec les nouvelles techniques et l’approche, on emmène les gens à comprendre que le bambou a une valeur économique. L’industrie du bambou représente aujourd’hui à l’international 182 Milliards de dollars. Le Cameroun étant dans la sous région et au dessus du Sahara est une grande réserve de réserve de bambou et il fallait penser à son développement, pour l’accompagnement de la stratégie nationale de développement, pour s’appuyer sur le plan directeur de développement. Les acteurs du Bambou réalisent trois événements : ils luttent contre le changement climatique, ils luttent contre la déforestation, permettent au peuple de ne pas se déplacer et créer une valeur marchande, mettent notre patrimoine en valeur par leur créativité et résorbent le chômage de manière directe et plus efficace. Il était donc nécessaire aujourd’hui avec le soutien de différentes administrations il était temps de donner la possibilité aux jeunes de bénéficier des enseignements des experts de l’international, contextualiser cette formation et la mettre  au service de la population avec une valeur très développée. En tant que coordonnateur du pôle mode et design, il fallait mettre notre design en valeur, et   ce qu’on apporte de plus dans le marché du bambou que les autres ont. C’est de montrer au monde entier ce que nous somme et ce qu’est notre culture » a-t-il clarifié.

 Pour les nouveaux apprenants, il faut louer cette initiative gratuite qui leur permettra de transmettre es connaissances aux autres. « Je suis venu de Garoua pour apprendre le métier du Bambou. Je suis intéressé parce qu’on trouve plus le bambou au centre, sud qu’au Nord. Je vais m’intéresser à la fabrication des bancs et autres car il y’a beaucoup de l’esthétique dans le bambou. On peut exploiter ce domaine à plusieurs fins et lutter contre le chômage. Je pourrai apprendre et apprendre à ceux du Nord comment fabriquer des gobelets, des cuillères, fourchettes en bambou, a relevé Sanda Amadou.

Dans le fond de la formation,  Plusieurs activités sont prévues à savoir la  collecte et stockage, traitement, cintrage et redressement, séchage, charbon et charbon actif, construction, cosmétique et décoration, architecte intérieure et ameublement, des dégustations des produits 100% made in Cameroon.

Les formateurs annoncent qu’ils iront aussi sur  le plan de la cosmétique, car pour le président de l’INBAC, « Le BAMBOU  est devenu le  nouveau chouchou des soins cosmétiques. Le  public depuis des années est  unanime sur ses  vertus ! Que ce soit pour le visage, pour le corps ou pour les cheveux, le bambou est à adopter.  C’est officiel que les produits issus du BAMBOU sont  certifiés par le LANACOME, L’ANOR et bien d’autres structures crédibles qui certifient que le bambou est un végétal aux multiples propriétés, qu’il est Capable d’améliorer l’aspect de la peau mais également celui de nos cheveux. Ils pourront fabriquer les crèmes visages, les macerats huileux, les masques de visage, les crèmes anti-acnéiques, les gommages visage, les savons au charbon actif de bambou, les huiles de massage, les crèmes de mains, les crèmes de pieds, les enveloppements corporels, les gommages corporels, les gels corporels gommant, Les laits de toilette corporels hyper hydratants, les crèmes pour enfants », Explique t’il.

Le Centre de formation professionnelle  dénommé « Les Experts du BAMBOU et du  ROTIN » au secours des chômeurs

Le Cameroun à travers des acteurs de l’interprofession BAMBOU s’est doté d’un Centre de Formation Professionnel dénommé « Les Experts du BAMBOU et du  ROTIN ». C’est une opportunité pour les Camerounais qui sont ainsi appelés à découvrir les métiers du Bambou, des métiers qui n’ont pas d’âge, et qui ne connaissement pas le chômage. Les potentiels candidats à la formation devront  réserver dès à présent leur place  pour une formation au choix qui varie entre  4 et 7 mois par aptitudes, à savoir ameublement pour  chaise, table armoire ,lits, et dressing. Les niveaux 1 et niveau 2 comprennent la fourniture à savoir chair, table, Wardrobe, beds, dressing room. C’est donc une opportunité de devenir professionnel du fer vert  et acteur du bio

Quelques chiffres sur le bambou

L’art culinaire du bambou a un potentiel économique. En Asie, 65% des hôtels vendent du bambou soit comme entrés, soit comme complément, soit comme dessert. Sur le plan de la construction, le coût du fer ne permet pas aux camerounais   de construire facilement, et l’alternative est le bambou. Il a une capacité en fonction des tests. En Equateur, en Colombie, on utilise du bambou à la place du Fer. En cas de séismes et tremblement de terre, le bambou s’effiloche, maintient la structure alors que le fer se casse. Le bambou permet l’aération et l’équilibre à l’intérieur. Il est utilisé comme revêtement avec une résistance de 80 à 150 ans, car il est traité, pas attaquable et réagit à tous les intempéries. C’est donc une niche économique car la  construction occupe entre 10 et 15%  de l’économie, pendant que  l’ameublement n’est qu’à 5 à 10 %.

Jean Claude KENDEG 

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