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Hôpital régional annexe d’Edéa : le personnel en formation pour des pratiques modernes et durables

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L’objectif de cette formation est de faire de l’Hôpital Régional Annexe d’Edéa l’un des meilleurs du Cameroun en matière de prise en charge et de comportement hospitalier.

L’enjeu est de vulgariser le discours médical pour favoriser l’adhésion du patient aux soins et lever les blocages liés à l’incompréhension.

Depuis le 11 mars 2026, tout le personnel de l’Hôpital Régional Annexe d’Edéa suit une formation de quatre jours dans le cadre du Programme PSRH-NC. Objectif : optimiser la performance des soignants et améliorer la prise en charge des patients à travers l’adoption de nouvelles pratiques.

Pendant quatre jours, le personnel d’appui et le personnel soignant de l’Hôpital Régional Annexe d’Edéa vont suivre des modules spécifiques pour renforcer leurs compétences dans la gestion et l’organisation de cette structure sanitaire. Il s’agit d’une activité qui entre dans le Programme PSRH-NC, entendez Programme de Suivi, de Renforcement et d’Optimisation des Ressources Humaines en Santé – Nouvelle Culture. Pour les porteurs du projet, il est question de combattre les anciennes pratiques : « On a eu souvent la maladresse de garder les anciennes mœurs thérapeutiques. Quand nous parlons des anciennes habitudes, c’est la non-intégration du patient et de la famille dans la prise en charge ». Or, « au vu des dégâts que cela engendre, nous pensons qu’il est temps de rénover et d’intégrer toutes les parties prenantes dans une prise en charge médicale, et de pouvoir expliquer au patient et au garde-malade, d’une façon simple, avec des mots faciles à comprendre, les différentes pathologies des patients. Parce qu’en utilisant le jargon médical, on éloigne le malade de la réalité de sa pathologie. On éloigne la famille. Les parties prenantes restent étrangères à leur pathologie. Et le plus souvent, l’adhésion à la prise en charge devient un blocus », nous explique Nguimfak, le formateur.

Baisser les conflits avec les patients

Pour les organisateurs encore, il est question de « garantir plus d’efficacité dans les structures sanitaires, de mieux les organiser et de miser sur la qualité des soins, grâce à une gestion optimale du personnel et à l’implémentation de pratiques modernes et durables », nous fait-on comprendre.

Des mots qui épousent la vision du Dr Ulrich Armel Dikoume : « C’est un programme de recyclage pour les bonnes manières et pratiques au niveau de l’hôpital. Nous avons la chance d’avoir une coopération avec des professionnels. Nous voulons vraiment améliorer l’accueil, la performance, baisser les conflits avec les patients et améliorer le cadre de travail du personnel », a déclaré le Directeur dudit hôpital.

Dans la salle de formation, nous avons suivi la leçon portant sur les mauvais agissements et leurs impacts. Et comme Madeleine Ngo Bitik, nous avons retenu que « nos mauvais agissements au sein de l’hôpital ont un impact sur les garde-malades et sur les patients. Parce que quand nous agissons mal, nous devons nous mettre à la place de celui qui est devant nous, parce que ça peut être notre frère, notre sœur, notre maman. Nos mauvais agissements au sein de nos formations sanitaires ne sont pas assez bons. Et donc nous devons changer de comportement. Nous devons essayer d’améliorer notre comportement et nos méthodes pour que la santé devienne meilleure », a déclaré la responsable de la buanderie.

Être l’un des meilleurs hôpitaux au Cameroun

D’ailleurs, une évaluation va être faite au sein de l’Hôpital Régional Annexe d’Edéa par la direction, qui annonce des primes : « Nous allons faire un suivi tous les jours et, après trois mois, nous allons faire une évaluation pour voir à quel stade nous sommes déjà. Mais je vous assure, le but, c’est d’être l’un des meilleurs hôpitaux au Cameroun dans la prise en charge et dans le comportement hospitalier au sein de l’hôpital. Il y a des primes qui seront données aux meilleurs… D’ailleurs, à la fin de la formation, il y a des attestations pour ceux qui auront réussi, en attendant l’évaluation dans trois mois. Nous mettons la barre très haut », a expliqué le Dr Dikoume.

Pour mémoire, le Programme PSRH-NC n’est pas seulement une formation. C’est aussi accompagner les hôpitaux pour s’aligner sur les standards internationaux de gestion, améliorer la qualité des soins et renforcer la compétitivité des structures sanitaires. C’est également moderniser la gouvernance des formations sanitaires en valorisant le personnel. Et c’est enfin rendre les structures sanitaires plus performantes, mieux organisées et centrées sur la qualité des soins. Une initiative privée portée par des Camerounais.

Alphonse JENE

Réactions

« Nous voulons vraiment améliorer l’accueil, la performance, baisser les conflits avec les patients… »

Dr Ulrich Armel Dikoume, Directeur de l’Hôpital Régional annexe d’Edea.

Objectifs à atteindre…

Vous savez, c’est un programme de recyclage pour les bonnes manières et pratiques au niveau de l’hôpital. Nous avons la chance d’avoir une coopération avec des professionnels. Nous voulons vraiment améliorer l’accueil, la performance, baisser les conflits avec les patients et améliorer le cadre de travail du personnel.

C’est dans cette vision que nous avons pensé à nous allier, associer à des partenaires pour cette formation de recyclage de tout le personnel.

Des mécanismes pour le suivi…

Nous allons observer, après la formation, nous allons observer comment cela est mis en pratique au sein de l’hôpital et nous allons faire un suivi tous les jours et après trois mois, nous allons faire une évaluation pour voir à quel stade nous en sommes déjà. Le but, c’est d’être l’un des meilleurs hôpitaux au Cameroun dans la prise en charge et dans les comportements au sein de l’hôpital.

Des primes au bout…

Oui, il y a bien sûr des primes qui seront données. D’ailleurs, à la fin de la formation, il y a une attestation pour ceux qui auront réussi. Je ne sais pas si tout le monde va y avoir droit, mais déjà, nous mettons la barre très haute. Pour ceux qui ont réussi, ils auront des attestations en attendant l’évaluation dans trois mois.

« L’hôpital de demain sera mieux qu’aujourd’hui…Ce programme va reformer les mentalités et redéfinir la place de tout un chacun dans un hôpital »

Achille Nguimfak

Achille Nguimfak est formateur dans Programme de Suivi, de Renforcement et d’Optimisation des Ressources Humaines en Santé – Nouvelle Culture (PSRH-NC ). Avec lui on a cerné les contours dudit programme qui allie formation et suivi des personnels sanitaires.

Vous parlez d’un programme de renforcement hospitalier. Vous parlez encore de la nouvelle culture on veut bien comprendre…

Oui, je parle de la nouvelle culture dans ce programme, pour des raisons de déontologie et technique. On a eu souvent la maladresse de garder les anciennes mœurs thérapeutiques. Ils sont dépassés. Quand nous parlons des anciennes habitudes, c’est la non-intégration du patient et de la famille dans la prise en charge.

Or, au vu des dégâts que cela engendre, nous pensons qu’il est temps de rénover et d’intégrer toutes les parties prenantes dans une prise en charge médicale. Et de pouvoir expliquer au patient, au garde-malade, d’une façon simple, avec des mots faciles à comprendre, les différentes pathologies des patients. Parce qu’en utilisant le jargon médical, on éloigne le malade de la réalité de sa pathologie. On éloigne la famille. Les parties composantes restent étrangères à leur pathologie. Et plus souvent, l’adhésion à la prise en charge devient un blocus.

Parce que personne ne se trouve partie prenante dans cette affaire. Et de façon maladroite, on a l’habitude de dire « le docteur dit ». On suit des instructions qui ne permettent pas aux patients de savoir si le patient sait qu’il est souffrant ou pas. Et dans ce conflit qui s’installe, le patient se retrouve à faire retour à ce qu’il a subjugué sur lui-même.

Et faire retour aux autres parties médicales qui, parfois, vont adhérer aux fonctions rénales, aux fonctions hépatiques. Et quand bien mieux reviendra l’hôpital, ce sera une phase chronique et très tardive. La prise en charge ne sera plus possible. C’est le moment pour nous d’informer, d’appeler, de recycler.

Pourquoi on parle de recycler ?

Parce que les informations qui sont sur le terrain sont, d’après nos observations, un peu souvent douteuses. Selon les observations faites par nous, les personnels qui forment les personnels de santé souvent ne sont pas qualifiés ? Le programme défini par le ministère de la santé et le ministère de l’enseignement supérieur, les quotas horaires sont purement réduits.

Cette réduction des quotas horaires empêche une meilleure formation des personnels de santé. Les programmes des stages sont biaisés. L’autre problème qui est le plus cruel, c’est les étudiants qui ne sont pas proposés pour le stage et, par maladresse, font le copier-coller des rapports de stage de leurs prédécesseurs pour remettre dans les écoles comme travail fait.

Par conséquent, ils oublient que ça détruit leur potentiel. C’est au vu de tous ces ensembles que ce programme est né et d’autres articulations et modules sont en train d’être définis pour restaurer la santé, tel qu’il est défini par le ministère de la santé publique actuellement. Pour que demain matin, la prévalence de mortalité soit réduite totalement dans ce pays et dans la zone Cemac.

Puisque le Cameroun reste le pôle en matière d’éducation, en matière économique pour toute la Cemac. Et il reste un pays fort pour toute l’Afrique.

Est-ce que vous ne tapez pas un coup de pied dans l’eau quand on sait que le mal est très profond ? Est-ce que vous n’avez pas peur de prêcher dans un désert parce que les gens ont pris de mauvaises habitudes ?

Nous ne péchons pas dans un désert. Nous faisons les descentes dans les hôpitaux. Nous échangeons avec le personnel soignant sans toutefois les frustrer, sans toutefois créer des intimidations. Nous faisons des remises en cause sur les pratiques qui se font de façon quotidienne.

Nous demandons si ce qu’ils font là, est normal ? Nous les invitons à devenir plus humains. Puisque la différence entre le patient et le personnel, c’est que l’un est demandeur de soins, l’autre est formé pour le faire. Mais ils ont un point en commun, ils sont tous humains.

Il est question de dire au personnel que la personne qui vient se faire soigner chez lui là, est le frère ou la sœur, ou la maman. Ce n’est pas un objet avec lequel on peut faire  des expérimentations, mais on doit lui donner les soins appropriés. Dix soins appropriés pour qu’on respecte les 5B, qu’on respecte les lois et autres.

Mais malheureusement beaucoup ne maîtrisent même pas cela. Le biais dont on a encore besoin dans nos hôpitaux commence par l’enregistrement, l’accueil. Lorsque l’enregistrement est biaisé, toutes ces erreurs vont aller et conduire à la perte de vie humaine. Or, il est temps pour nous de dire non à cela. Il faut mettre sur pied des documents pour les stagiaires. Pour que lorsqu’ils arrivent à un stage, ils doivent connaître ce pourquoi ils sont en stage. Et lorsqu’ils le connaîtront, ils donneront le meilleur d’eux-mêmes. Mais malheureusement, si nous ne le faisions pas, d’ici que beaucoup ne viendront plus dans ces hôpitaux où l’État investit beaucoup d’argent pour les faire, à quoi bon c’est de construire des hôpitaux alors que les populations n’iront pas. Parce qu’ils ont peur, ils ont peur de mourir.

Est-ce que vous vous donnez compte des pesanteurs ? Vous parlez des soins, mais on a l’impression qu’il n’y a plus de commerce dans les hôpitaux que des soins. Comment vous allez faire pour supprimer ces pratiques qui ont cours dans nos hôpitaux ?

Il y a beaucoup de pratiques que nous connaissons qui existent. Et c’est souvent l’expression appelée WARAP, ça c’est le détournement de malades, le détournement de médicaments, etc.

Tout cela est à l’origine du management hospitalier. Dans ce management hospitalier, nous observons une baisse progressive de la personnalité dans les hôpitaux, dus à certains fléaux comme l’immigration clandestine, qui est une cause qui peut être combattue dans ce pays.

Lorsque le salaire du personnel de santé sera revu à la hausse, parce que c’est quand même criant, et je dis souvent, c’est une façon de méconnaître les efforts d’une personne, lorsque vous avez une soignante, sortie de sa formation, arrive dans votre formation sanitaire, et que vous lui donnez la somme de 31 ou 35 000 Fcfa. Vous l’encouragez à voler. C’est vous-même le directeur qui lui dites que vous pouvez voler, pour compléter le manquement et avoir le salaire que vous voulez.

Pourquoi vous dites cela?

 Si vous avez une soignante qui a 35 000 francs de salaire, elle loue une maison, peut-être une chambre, à 20.00, il reste 15 000 francs. Si elle est malade, elle va dépenser 10 000 francs.

S’il faut s’alimenter, il faut se rendre compte que ce dont vous donnez ne représente même pas le 1/3, de ses propres besoins. Et qui ne sont pas résolus. Pensez-vous qu’elle sera efficace, efficiente dans votre formation sanitaire? Non. Le manque d’efficacité et d’efficience va concourir à la mauvaise prise en charge, à la prévalence de mortalité élevée dans votre hôpital.

Alors, comment voyez-vous l’hôpital de demain?

L’hôpital de demain sera mieux qu’aujourd’hui. Du moment où ce programme va reformer les mentalités et redéfinir la place de tout un chacun dans un hôpital. Parce qu’il est quand même sidérant, et souvent incompréhensible, qu’un infirmier n’ait pas de prix d’urgence. Et lorsque vous demandez à l’infirmier, Quelle est sa fonction à l’hôpital de demain? » « Je fais les soins. » « Fais les soins, mais vous ne passez pas ces métiers. Tout le monde peut faire les soins. Il suffit qu’on vous explique. Mais chaque infirmier, chaque personnel sanitaire,  doit avoir une feuille de route.

C’est une forme d’engagement dans un hôpital. J’y suis là, j’ai fait quelque chose parce que j’ai été réussi à atteindre. C’est tout l’ensemble qui va permettre qu’on vous évalue, qu’on fasse une opération, qu’on augmente votre salaire.

Mais lorsque cela est platonique, on va se plaindre que dans tel hôpital, on n’a pas fait ceci ou cela, mais parce qu’il y a des notions élémentaires qui ont été biaisées, qui peut-être sont définies, mais qui ne sont pas connues. Par exemple, l’éthique du patient. La notion d’éthique, les praticiens ne la maîtrisent pas.

La notion de psychologie du patient, les personnels ne la maîtrisent pas. Et c’est un véritable problème dans un centre de santé qui se veut grandissant, qui se veut rassurant. Et nous devons tout faire pour l’implanter, pour que les gens sachent.

Et j’ai toujours dit, et continue à dire, l’un des problèmes de la santé au Cameroun commence par nous-mêmes, au Cameroun. Et nous avions des patients expéditifs. « Docteur, je suis là directement. Je ne peux pas compter de cinq minutes. J’ai un retard. Non !

Lorsqu’on vient à l’hôpital, on doit définir le temps. L’hôpital n’est pas une course de relais. Quand on vient, on patiente, on attend. Mais malheureusement, ce n’est pas ce que nous voyons. Les gens viennent avec leur horloge, déjà chrono.

Vous avez parlé de la nouvelle culture. Comment vous voyez le médecin de demain?

Le médecin de demain doit être une personne qui écoute, qui porte la peau du malade, et qui s’interroge avant de faire une prescription médicale. Est-ce que le produit que je donne, au vu des effets secondaires de ce médicament, est-ce que ça ne pourra pas abîmer les organes vitaux de ce patient ou pas ? Et cela va de soi avec les infirmiers, les soignants, les kinésistes, et tout le corps musculaire va suivre. Voilà la vision que nous avons et dans deux ou trois ans, cela sera fait dans ce pays.

Ce programme, c’est pour tout le Cameroun, ou bien vous ciblez les zones ?

Ce programme, c’est pour tout l’étendue du territoire Camerounais, puisque nous sommes disponibles à le déployer partout où le besoin se fera ressentir. Mais ce programme n’est pas seulement pour le Cameroun, mais c’est aussi pour toute la zone Cemac et l’Afrique.

Pour revenir sur la formation. Quelle sont les tranches d’âge concernées ?

La question est bien posée, mais malgré leur âge avancé, pour la plupart, puisque la tranche d’âge ici en salle, est entre 30 et 40 ans, pour ne pas dire 45 ans. Ils ont encore l’âge du travail, puisqu’ils sont encore en service. Maintenant, cette formation permet de faire un recyclage et de corriger les actes qui font sans toutefois connaître la gravité sur le plan humain et sur le plan sanitaire.

Lorsque nous faisons des formations pareilles, nous mettons sur pied une cellule de suivi et nous évaluons avant de remettre les parchemins. L’apothéose  sera samedi. Et nous reviendrons trois mois après pour vérifier si ce dont nous avions installé perdure et faire des corrections pour que cela donne quelque chose de concret et que cela impacte non seulement le personnel sanitaire, mais aussi tout l’entourage et la communauté.

Qu’est-ce que vous les enseignez concrètement?

Pour réduire les erreurs au niveau médical et réduire le pronostic de mortalité dans notre pays. Nous pourrons prendre trois erreurs pour illustrer nos allégations. Prenons par exemple une erreur de transfusion sanguine au niveau du groupe sanguin lorsqu’on fait un typage du groupe sanguin et qu’on confond le groupe sanguin d’un patient.

Ou lorsqu’on fait un mauvais enregistrement chez un patient. Ou pire, lorsqu’on fait un mauvais étiquetage des examens biologiques. Tout cela conduit au décès.

C’est ce dont nous martelons, nous corrigeons en instants sur les suivis des paramètres vitaux et d’autres aspects de la santé qui sont souvent, biaisés parce qu’on ne les maîtrise même pas ou soit parce qu’on a eu moins de connaissances dans ce domaine-là. Nous avions observé cela dans des localités du pays et nous avions attiré l’attention du ministre de la Santé pour que cela soit immédiatement arrêté. Lorsqu’on le fait, par exemple, c’est une forme de contamination.

Et lorsque cette contamination est observée sur le point pharmaceutique, cela va entraîner soit les effets hépatotoxiques, hormis les séquelles hépatotoxiques, une destruction de la flore digestive et par conséquent abîmer le processus thérapeutique d’un patient.

 Entretien mené par Alphonse Jèmè

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