Sous le thème mondial « Nos infirmières, notre avenir : prendre soin des infirmières renforce les économies », l’Hôpital central de Yaoundé a vibré au rythme de la reconnaissance lors de la journée internationale des Infirmières.
Au-delà de l’hommage, le Pr ONGOLO ZOGO Pierre, directeur de l’hôpital central de Yaoundé, a mis en lumière l’expertise, la polyvalence et l’esprit d’innovation des infirmières de l’établissement, véritables actrices du changement et piliers essentiels d’un système de santé en constante amélioration.
La journée a été marquée par des panels captivants, des discussions enrichissantes sur les défis de la profession et des initiatives concrètes pour soutenir ces professionnelles dévouées.
La journée internationale des infirmières a été célébrée avec ferveur à l’hôpital central de Yaoundé (HCY), plaçant sous les projecteurs l’engagement indéfectible et le rôle crucial de ces piliers du système de santé. Sous le thème mondial : « Nos infirmières, notre avenir : prendre soin des infirmières renforce les économies », l’HCY a choisi de souligner l’investissement essentiel dans ces professionnelles dévouées, reconnaissant leur contribution majeure à l’optimisation et à la dynamique de changement au sein de l’établissement. La cérémonie a débuté par le mot de bienvenue chaleureux d’OTABELA Clémence, surveillante générale de l’HCY et présidente du comité d’organisation, suivi de l’allocution inspirante du pr ONGOLO ZOGO Pierre, directeur de l’AHCY, qui a insisté sur l’importance capitale des infirmières pour le bien-être des patients et le système de santé dans son ensemble. Un cliché de famille a immortalisé cet événement de reconnaissance.
La journée internationale des infirmières à l’hôpital central de Yaoundé a mis en lumière la richesse et la diversité de l’expertise infirmière à travers trois panels captivants, animés par des experts reconnus. En premier lieu, le Premier Panel, sous la modération éclairée du Dr NGAYAP Guy et axé sur la pratique infirmière, a permis d’illustrer l’étendue des compétences et la polyvalence des infirmières face à des situations critiques. Ainsi, des présentations pointues ont abordé des aspects essentiels tels que les « Soins infirmiers chez un patient en situation d’urgence chirurgicale » (MEDJO et NYONKWE Damaris), la délicate « Prise en charge d’un patient anxieux par l’infirmière anesthésiste au bloc opératoire » (MBEZELE Angéline), et l’importance cruciale du « Leadership infirmier au bloc opératoire et qualité de service rendu » (ENONGO Madeleine et TADJOUTEU Jacqueline).
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En second lieu, le Deuxième Panel, orchestré avec brio par BOUBA de la CUAF/HCY et orienté vers les perspectives d’avenir pour la profession, a ouvert des discussions enrichissantes sur le développement professionnel et le rôle central des infirmières. À cet égard, les interventions ont porté sur la « carrière et les schémas de la formation infirmière au Cameroun » (TCHAPDA Richard), la place prépondérante de l’infirmière au sein de l’hôpital central de Yaoundé (“Nurse’s place in the Yaoundé Central Hospital” par ATEGHA Anthony et ALLAH Blessing) et la signification profonde du “sens et de la signification de l’hymne infirmier et du serment” (NGAH NISEBAN). Jean Noël, rappelant les valeurs fondamentales qui guident cette profession.
Le troisième panel, dont la modération experte était assurée par le docteur KENGNE Bertin, a exploré des thématiques cruciales pour la pratique infirmière, allant des défis aux innovations. De prime abord, TAFEN Jean a souligné l’importance de la réactivité et de l’expertise dans les « Soins infirmiers chez un patient en situation d’urgence médicale ». Par la suite, AMINDEEH Céline a mis en lumière la problématique du “nurse burnout and strategies for prevention”, insistant sur les pressions rencontrées et les solutions pour le bien-être des soignantes.
Dans un élan inspirant, NLEP Nadine a présenté les infirmières de l’hôpital central de Yaoundé comme de véritables “innovatrices en matière d’offre de soins et de services de qualité”. De plus, NIWA Agnès a souligné l’attitude infirmière et la collaboration à l’hôpital central de Yaoundé. En outre, MASSAHA Clarice a rappelé l’impact de l’accueil aux urgences : gage d’une bonne relation d’aide-soignant-soigné. Pour conclure ce panel, l’équipe des majors de la maternité principale a partagé son expérience concernant l’« Apport infirmier dans le cadre de l’amélioration de la qualité des soins et de l’optimisation du fonctionnement de la maternité principale de l’HCY », illustrant concrètement sa contribution.
Parallèlement à ces discussions enrichissantes, la journée internationale des infirmières a également été l’occasion d’aborder les défis concrets auxquels sont confrontées les infirmières de l’hôpital central de Yaoundé. À cet égard, Régine Clémence OTABELA TOUNA, surveillante générale de l’établissement, a partagé son expérience et ses réflexions. Selon elle, la charge de travail souvent très élevée dans les services de santé engendre un stress important, pouvant malheureusement impacter la qualité de l’accueil des patients. Face à cette réalité, les infirmières de l’hôpital central de Yaoundé ont mis en place des initiatives proactives pour gérer le stress et améliorer leur bien-être.
Ainsi, des séances et activités sportives sont organisées pendant le week-end, et des clubs de sport ont été créés pour favoriser la marche et un environnement de travail plus serein. De son point de vue, l’infirmière occupe une place capitale dans le système de santé, soulignant l’importance cruciale de la formation continue pour améliorer les compétences et s’adapter aux évolutions technologiques et aux nouvelles méthodes de soins. Pour remédier à la charge de travail excessive, OTABELA TOUNA estime qu’il est essentiel de renforcer les effectifs dans les hôpitaux au niveau national. Enfin, elle a souligné l’importance de la journée internationale des Infirmières comme une plateforme précieuse pour le partage d’expériences et le renforcement des compétences, mentionnant notamment les échanges enrichissants avec des professionnels venus du Canada, permettant d’envisager des adaptations de pratiques étrangères au contexte local.
La journée s’est conclue par une tribune offerte aux directeurs des écoles de formation, soulignant le rôle crucial d’un enseignement de qualité pour préparer les futures générations d’infirmières. Dans son mot de clôture, le professeur ONGOLO ZOGO Pierre a réaffirmé l’engagement de l’hôpital à soutenir et valoriser le rôle indispensable des infirmières dans l’amélioration continue de la qualité des soins. Cette journée mémorable a non seulement rendu un hommage vibrant à ces professionnels dévoués, mais a également esquissé un avenir prometteur où l’innovation infirmière est reconnue comme un moteur essentiel de l’excellence en santé à l’hôpital central de Yaoundé. En investissant dans leurs compétences, leur bien-être et leur reconnaissance, l’hôpital consolide les fondations d’un système de santé plus solide et plus humain pour toute la communauté.
Elvis Serge NSAA
« La compétence d’une infirmière, c’est sa capacité à prendre soin de ses patients et de leurs proches. »

En marge de la journée internationale des infirmières, SARA YASSA, infirmière expérimentée au Canada, partage sa vision du métier, insistant sur l’importance de la prise en soin holistique des patients et de leurs familles. Elle met en lumière les défis majeurs de la profession, notamment la pénurie de personnel, et souligne le rôle crucial de la formation continue et du soutien émotionnel pour la rétention des infirmières. En tant que formatrice, elle détaille les compétences essentielles, alliant formation théorique, stages pratiques et un engagement continu envers l’apprentissage tout au long de la carrière.
C’est quoi le métier d’infirmière ?
Le métier d’infirmière, c’est prendre soin des patients. Premièrement, des patients vulnérables, des patients qui sont atteints de maladies graves comme le cancer, ou de maladies aiguës. C’est très important de prendre soin de nos patients, mais aussi de leurs proches. Les familles sont un indicateur important. La compétence d’une infirmière, c’est sa capacité à prendre soin de ses patients. C’est un acquis essentiel pour donner des soins de qualité et des soins infirmiers de qualité.
Quels sont les défis auxquels les infirmières sont confrontées ?
Il y a plusieurs défis. L’un des défis majeurs, c’est la pénurie d’infirmières. C’est une chose que l’on remarque partout dans le monde. Il est important d’essayer de retenir les infirmières le plus longtemps possible, en leur offrant un environnement de travail satisfaisant. La rétention du personnel infirmier est cruciale dans les milieux hospitaliers. C’est un aspect que les organisations doivent s’efforcer de maîtriser, afin de fidéliser leur personnel, notamment en offrant des possibilités de formation continue. Comme aujourd’hui, cette journée internationale pour célébrer les infirmières est importante pour leur permettre de se perfectionner. Il est important d’organiser des présentations pour enrichir leurs compétences et leurs connaissances. C’est une façon de les encourager à rester dans la profession.
De plus, les organisations doivent être à l’écoute des infirmières. Les infirmières travaillent dans des environnements où il y a beaucoup de défis, beaucoup de stress. Les patients, les familles, l’environnement de travail peuvent être source de difficultés. Il est donc important d’être présent pour les écouter, de leur montrer que nous sommes là pour les soutenir dans leur parcours professionnel.
Et en tant que formatrice, quelles sont les compétences essentielles qu’une bonne infirmière doit posséder pour collaborer efficacement avec ses collègues ?
Premièrement, la formation dans une école d’infirmières est un atout indispensable. Les écoles d’infirmières, ici au Cameroun et partout dans le monde, jouent un rôle crucial pour permettre aux infirmières d’acquérir les connaissances nécessaires sur la profession. Il y a aussi les stages pratiques dans les hôpitaux, qui leur permettent d’appréhender la relation patient-environnement et de développer leur expertise. C’est ce qu’on appelle la période clinique.
Ainsi, tout ce qu’elles ont appris à l’école, elles peuvent le mettre en pratique pour voir si c’est vraiment la voie qu’elles veulent suivre. De plus, les écoles nous fournissent beaucoup d’informations, beaucoup de lectures. Il est donc de la responsabilité de chaque infirmière de prendre le temps d’étudier. Parfois, une seule fois ne suffit pas.
Il est important de s’exercer personnellement, de faire des stages ou de faire du bénévolat, ce qui permet de développer les compétences. Une infirmière doit étudier tout au long de sa carrière. Ce n’est pas parce qu’elle a 5 ans, 10 ans ou 20 ans d’expérience qu’elle peut se contenter de dire qu’elle est juste infirmière. La science et le système de santé évoluent constamment. Il est donc essentiel pour l’infirmière de développer les stratégies nécessaires pour continuer à développer ses compétences, que ce soit en suivant des cours en ligne ou en allant voir des mentors, c’est-à-dire des orienteurs, qui peuvent la soutenir dans ses démarches académiques.
Propos recueillis par Elvis Serge NSAA












































































































































































































































































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