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Le CTA de Ngaoundéré : un modèle de lutte contre le VIH/SIDA au Cameroun

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Le Centre de Traitement Agréé (CTA) du Vih/Sida de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré se distingue par ses résultats remarquables dans la lutte contre le VIH/SIDA. Avec une charge de travail considérable, le CTA a réussi à dépister, traiter et suivre un nombre impressionnant de patients, tout en améliorant significativement les indicateurs de santé.

 

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Depuis sa création, le CTA de Ngaoundéré a testé plus de 64 000 personnes, identifiant ainsi près de 2 000 cas positifs. Grâce à une stratégie de dépistage ciblé, dite “test de cas index”, mise en œuvre en partenariat avec l’ICAP, le centre a pu détecter 466 nouveaux cas parmi plus de 3 000 personnes testées.

Par ailleurs, selon le docteur Mamoudou, directeur de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré, le taux de mise sous traitement des personnes séropositives a atteint 92%, et le taux de suppression virale est de 94%, se rapprochant ainsi de l’objectif mondial de 95%. Ces résultats probants ont valu au CTA de recevoir les félicitations de l’ambassadeur des Etats-Unis lors de sa dernière visite de travail dans l’Adamaoua.

Une prise en charge globale

Au-delà du dépistage et du traitement, le CTA de Ngaoundéré propose une gamme complète de services, notamment la prévention.  Ainsi, le centre met à disposition des outils de prévention tels que la PrEP et l’INH, et a réussi à sensibiliser 100% des femmes enceintes sur leur statut sérologique. Le suivi pédiatrique est renforcé avec la mise à dispose d’un centre d’excellence pédiatrique et utilise la plateforme ECHO pour faciliter les échanges entre professionnels de santé. La prise en charge des populations clés notamment les travailleuses du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes bénéficient d’un suivi spécifique et adapté à leurs besoins.

Les clés du succès

Ces résultats remarquables sont le fruit d’un engagement sans faille des équipes du CTA, d’un partenariat solide avec l’ICAP et d’une approche globale de la lutte contre le VIH/SIDA. Le CTA de Ngaoundéré sert d’exemple et démontre que, grâce à des stratégies adaptées et à une prise en charge de qualité, il est possible de faire reculer l’épidémie.

Au moment où la campagne Vacances sans Sida 2024 est sur les rails, le centre de traitement pourrait accueillir de nouvelles Pvvih. Ce qui contribuera à davantage conforter sa place de leader dans la prise en charge de cette maladie dans  la région de l’Adamaoua.

Par Jean Besane Mangam

INTERVIEW

« Nous avons pu tester 64 751 personnes et identifier 1 940 cas positifs »,

Docteur Mamoudou, Directeur de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré.

 

L’Hôpital Régional de Ngaoundéré abrite un Centre de Traitement Agréé (CTA) des PPVIH/Sida. Qu’est-ce qui fait sa particularité au point d’être visité par l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun lors de sa dernière visite dans l’Adamaoua ?

La particularité du Centre de Traitement Agréé (CTA) de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré est  tout d’abord que nous sommes le porteur de la région avec une file active de plus de 4600 PVVS suivies dans notre CTA. Le CTA pédiatrique est un centre d’excellence. Nous essayons de rendre un service à la hauteur des attentes de notre patientèle.

 

À ce jour, combien de personnes sont suivies dans ce centre ?

Nous avons pu tester 64 751 personnes et identifier 1 940 cas positifs. Avec l’arrivée d’International Compliance Assurance Program (ICAP), projet PEPFAR, nous avons été introduits à une stratégie innovante de détection des cas appelés “test de cas index” ou index case testing en anglais, service de dépistage plus ciblé. Cela a été proposé à 3 338 personnes, dont 3 182 ont accepté l’offre, et parmi elles, 466 se sont révélées positives. Parmi les 1 940 personnes testées positives, nous avons pu mettre sous traitement 1 782 personnes, avec un traitement en cours pour 4 686 personnes. Avec un taux de suppression de la charge virale de 94 %, proche de l’objectif de 95 % visé. Ceci a motivé l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique qui nous a rendu visite pour voir les choses plus concrètement et nous féliciter. Nous offrons également des services de prévention tels que la Prophylaxie Pré Exposition  (PREP) et l’isoniazide (INH), l’un des traitements de la tuberculose.

 

Quel bilan peut-on faire de ce côté ?

En ce qui concerne la prévention de la transmission mère-enfant, seulement 88 % de nos femmes enceintes qui nous visitaient connaissaient leur statut, comparé aux 100 % que nous avons maintenant, c’est-à-dire que chaque femme qui entre dans la formation sanitaire  connaît son statut et les services appropriés lui sont proposés en cas de besoin. Nous avons également constaté des améliorations concernant le taux d’initiation de nos clients au traitement, qui est passé à 117%.Nous sommes passés de 79 % avant l’arrivée de l’ICAP le partenaire clinique à 94 %, ce qui représente une avancée remarquable vers le contrôle de l’épidémie.

 

Le Ministre de la Santé Publique a annoncé récemment l’entrée en vigueur d’un nouveau protocole de soins pour les personnes vivants avec le Vih/Sida. Qu’est-ce-qui va désormais changer dans le CTA de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré ?

Notre centre d’excellence pédiatrique dispose d’une plateforme ECHO (plateforme de téléconférence) pour les échanges. Nous avons une population qui est étroitement suivie en termes de soins et de prévention, à savoir 62 travailleuses du sexe (TS) et 43 hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) dans notre programme.

Propos recueillis par Jean Besane Mangam

 Lire aussi : Hôpital Baptiste d’Ekoumdoum : Le nourrisson volé a été retrouvé.

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