La présidente de la Fondation Puene Françoise pour la liberté, Françoise Puene, a offert aux prisonniers un don en matériel divers, essentiellement constitué de médicaments, d’appareils de prise de constantes, de pansements, de vêtements, du code de procédure pénale et des produits d’hygiène et alimentaires.
Françoise Puene, une figure politique camerounaise respectée, est connue pour son engagement en faveur des causes humanitaires et sociales. « En date du 22 juillet dernier, je me suis rendue à la prison centrale de Yaoundé – Kondengui dans le cadre des activités de la Fondation PUENE Françoise pour la liberté dont je suis présidente. » Au-delà du don en matériel divers, essentiellement constitué de médicaments, d’appareils de prise de constantes, de pansements, de vêtements, de code de procédure pénale, de produits d’hygiène et alimentaires, notre visite a été l’occasion de dire aux détenus qu’ils ne sont pas seuls... », A-t-elle écrit sur sa page Facebook.
Ses actions en faveur des plus démunis se manifestent de diverses manières. Elle soutient souvent des projets locaux visant à améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’accès à l’eau potable. « En soutenant des projets de développement, elle contribue à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées ». Son engagement en faveur des plus faibles contribue à promouvoir l’égalité des chances et à renforcer le tissu social. Elle est un modèle pour de nombreux Camerounais, incitant d’autres personnes à s’engager dans des actions solidaires. Françoise Puene est une personnalité qui incarne l’engagement humanitaire au Cameroun. Ses actions en faveur des plus démunis sont un exemple à suivre et contribuent à améliorer le quotidien de nombreux Camerounais.
Elle collabore régulièrement avec des organisations non gouvernementales pour mettre en œuvre des programmes d’aide d’urgence et de développement durable. À travers ses discours et ses actions, elle sensibilise l’opinion publique sur les problèmes sociaux et encourage la solidarité. « Nous sommes dans l’allégresse pour ce grand geste plein de compassion qui constitue votre visite en ces lieux. » « Nous en sommes particulièrement émus. » Par ma modeste voix, représentante des détenus, présidente de la fédération sportive et culturelle en abrégé FESCULD, tous les détenus souhaitent la bienvenue au sein de la prison centrale de Yaoundé, à vous et à toute la délégation qui vous accompagne », écrit Françoise Puene. La Fondation Puene Françoise pour la liberté est une ONG unipersonnelle, laïque, apolitique et à but non lucratif. Son siège social est basé à Yaoundé, sis à l’hôtel Franco, tandis que ses activités couvrent l’ensemble du territoire national camerounais.
« La prison n’est pas un long fleuve tranquille, mais constatez vous-même que nos visages sont rayonnants de bonheur avec votre visite ici. » Votre promptitude à voler au secours des couches défavorisées est bien connue de tous ! Votre venue ici et le périple qui va suivre à travers les autres prisons du pays le démontrent à suffisance. Et comme l’adage le dit : « Qui dit merci en demande davantage », notre chapelet de problèmes est très long, si bien que nous ne pouvons pas l’égrainer maintenant. Cependant, nous souhaitons vous présenter le paiement des amendes et des dépenses des détenus défavorisés, en particulier les femmes. Elle s’est donnée pour objectif d’apporter une assistance multiforme, notamment juridique, judiciaire et concrète aux personnes détenues.
« Le quartier féminin est en sureffectif actuellement : l’incapacité de certains à payer leurs amendes et à dépenser pour recouvrer leur liberté en est la principale cause. » « Nous nous penchons également vers la réinsertion sociale des jeunes ; la réhabilitation des ateliers de couture et de tissage permettrait de diminuer le taux de récidive des détenus jeunes ». Pour les personnes en détention préventive, la Fondation assure le suivi des procédures judiciaires des détenus en situation défavorisée et met également à leur disposition des avocats et des juristes conseils. « Honorable Sénatrice, je ne saurais terminer mon propos sans vous réitérer nos sincères remerciements ainsi que ceux de toute la communauté carcérale. » « Nous souhaitons également un bon retour à vous et à toute votre délégation. » Que Dieu lui-même qui vous a fait un cœur si généreux multiplie dans votre main ». Il s’agit plus précisément de mettre à leur disposition dans les commissariats et les brigades de gendarmerie, des avocats et des juristes-conseils. L’objectif principal est d’améliorer les conditions de vie et de répondre à leurs besoins immédiats.
Elvis Serge NSAA
Interview : Françoise Puene
« La rémunération d’un sénateur ne peut même pas lui permettre de travailler »
Dans une interview accordée au poste national de la CRTV, la sénatrice du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDCP), du département de Haut-Nkam, dans la région de l’Ouest, parle de l’importance de la prise en charge des personnes accidentées de la voie publique par les secouristes formés sur nos routes.
Alors, vous êtes au Sénat, la chambre haute du Parlement, depuis plus d’un an ; comment est-ce que vous trouvez le travail du sénateur… Il n’est pas paressant ? Il est fatigant ? Ou bien c’est cool, c’est relax ?
Si on veut travailler, il y a du travail. Moi, quand je regardais cette chambre-là de l’extérieur, comme d’autres Camerounais, j’avais l’impression qu’il s’agissait d’une chambre d’enregistrement. Je ne savais pas qu’un sénateur doit travailler. Mais si vous voulez travailler, il y a du travail. C’est pour ça que la rémunération d’un sénateur ne peut même pas lui permettre de travailler, parce que pour travailler les différents projets de loi, il vous faut un cabinet.
Vous ne pouvez pas seul parler de l’énergie, de la téléphonie, de l’économie et du prix. Si un sénateur devrait travailler, je crois que ce qu’il reçoit là-bas ne peut pas lui permettre de travailler. Moi, je travaille parce qu’avant de devenir sénateur, j’avais déjà mon cabinet. Aujourd’hui, je l’ai transformé en cabinet de sénateur avec plusieurs corps de métiers.
Mais un sénateur lambda, je ne crois pas qu’il puisse faire grand-chose, parce que vous avez des différents projets de loi. Si vous voulez apporter votre contribution, il faut bien les examiner. Je comprends souvent pourquoi les autres sénateurs n’interviennent pas beaucoup. Donc, contrairement à ce qu’il faut penser, ce que les autres peuvent croire, ce n’est pas une chambre d’enregistrement.
Si vous voulez intervenir en ce qui concerne les différents projets de loi, vous avez la latitude de le faire, contrairement à ce que les autres croient : quand vous êtes là-bas, vous n’êtes pas interdit de faire quoi que ce soit. Non, il n’y a pas d’interdiction dans cette chambre haute.
Même les questions orales que vous posez aux membres du gouvernement, vous n’êtes pas recadrés quand vous les posez ?
Non, bien au contraire, moi, par exemple, j’ai interrogé le ministre d’État chargé de la justice, le garde des sceaux en ce qui concerne l’injustice qui mine la vie des Camerounais. Il était très heureux de voir que l’on porte beaucoup d’intérêt à suivre la justice. Moi, j’ai trouvé qu’il était plutôt content de partager aussi son expérience avec des sénateurs après cette question orale. Donc, ce n’est pas fermé, on pose des questions pour l’intérêt général.
J’ai par exemple interrogé le ministre des Transports, parce que vous savez qu’aujourd’hui les Camerounais souffrent énormément sur la route : trop d’accidents ; et quand vous faites l’accident sur la route, vous n’avez pas de secours.
Il n’y a aucune structure qui apporte des secours appropriés aux accidentés. Ceux qui vous viennent au secours, ce sont des riverains qui ne sont pas formés, qui n’ont pas d’outils.
Nous aussi, nous sommes des accidentés de demain parce que c’est très grave maintenant. Si vous partez d’ici, vous allez à Douala et que vous avez un accident de circulation, ce sont les riverains qui vont sortir avec les haches, avec les scies à métaux, etc. ; et cela aggrave même les cas des accidentés parce qu’ils n’ont pas les notions de premier secours. Je crois que ce sont aussi des choses très importantes. Le ministre s’est engagé à se pencher là-dessus et je pense qu’on les sensibilise suffisamment.
Vous avez la particularité, Françoise Puene, de ne pas rater rarement les travaux dans les différentes écoles. Pourquoi vous aimez être présente dans les travaux d’école ?
Mais parce que je veux apprendre. Je suis une sénatrice active, je ne suis pas allée là-bas perdre du temps. Je ne suis pas allée là-bas jouer le second rôle, je suis allée là-bas pour travailler et défendre les intérêts des Camerounais. Et j’ai l’impression que même si je suis cheffe de l’État en m’investissant, c’est le président national qui a quand-même bien voulu m’investir en tant que candidate aux élections sénatoriales.
Je pense qu’à un moment donné, lui aussi, il avait besoin des femmes d’un certain standard comme moi, des personnes qui peuvent dire tout haut ce que les gens disent tout bas.
Je pense que le chef de l’État a besoin de personnes comme moi pour continuer à l’éclairer.
À ce jour, Mme le sénateur, plus d’un an au Sénat, vous êtes satisfaite de ce qu’il se fait au Sénat ?
Je suis d’abord satisfaite de ce que je fais, et je suis surprise de ce qui se fait. Quoi qu’on dise, les membres du gouvernement sont très attentifs, et ils tiennent toujours compte des remarques sur les différents projets de loi. Les uns et les autres pensent que pour interroger un membre du gouvernement, il faut crier. Non, c’est dans la courtoisie. Et les autres collègues qui font des spectacles, qui ne posent pas des questions dans la courtoisie, je pense que c’est seulement parce qu’ils veulent se faire voir. Or, il s’agit de travailler dans le respect, en toute humilité.
Maintenant que la session budgétaire de juin est terminée et que vous attendez maintenant celle de novembre, la priorité du parlementaire que vous êtes, c’est de faire des descentes sur le terrain. Vous étiez à la prison centrale de Yaoundé il y a quelques jours pour remettre des dons. Qu’est-ce que vous avez apporté, Madame le sénateur, aux prisonniers ?
Dans le cadre de la Fondation Françoise Puene pour la liberté, que j’ai créée en 2014, parce que moi aussi j’ai été en détention provisoire pendant treize mois. Je connais les difficultés des personnes vivant en milieu carcéral ; et cette organisation non gouvernementale vient donc accompagner les personnes vivantes dans les milieux carcéraux au Cameroun. Il s’agit de la liberté de la chaîne, de la liberté mentale et de la liberté économique. Il faut que les prisonniers soient libres derrière le barreau. Enchaînés mais libres mentalement.
Ce que nous les apportons, c’est le réconfort moral. On leur apporte l’assistance judiciaire. Parce que vous savez, il y a ces personnes diminuées qui restent en prison six mois, huit mois, douze mois sans être jugées, parce qu’ils n’ont pas d’assistance judiciaire. Quand on recense ces personnes, on les rapporte à l’assistance judiciaire, on fait libérer dans les prisons des jeunes et des femmes qui ont purgé leur peine et qui ne peuvent pas retrouver la liberté parce qu’ils n’ont pas payé les contraintes d’accord.
On paye à leur place et on le fait libérer. On l’a déjà fait à la prison de Douala, de Yaoundé, de Sangmélima et de Bafang. En ce qui concerne notre dernière activité, nous avons apporté les médicaments de première nécessité et le matériel de première nécessité pour le centre de santé de la prison de Kondengui. C’était un matériel assez important et des médicaments assez importants, on a aussi apporté des matelas, parce que c’est aussi un gros problème dans les maisons de détention, et puis : « Ventre affamé n’aura point d’oreilles », on a aussi apporté à manger, donc voilà.
Propos retranscrits par Elvis Serge NSAA et Charone DONGMO Stg
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