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L’insécurité alimentaire s’aggrave : 2026 s’annonce critique au Cameroun

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Crises, conflits et sous-financement : malgré les récoltes, des millions de Camerounais pourraient basculer dans la faim en 2026, alerte l’OCHA.

La situation alimentaire au Cameroun devrait connaître une détérioration marquée en 2026, avec une extension des phases de crise (IPC 3) et d’urgence (IPC 4) dans plusieurs régions du pays. C’est l’alerte lancée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), sur la base des analyses du FEWS NET et du Cadre Harmonisé.

Malgré des gains à court terme liés aux principales récoltes, ces améliorations resteront insuffisantes pour inverser la tendance de fond, marquée par l’insécurité, les déplacements de populations, la perturbation des marchés et la flambée des prix des denrées alimentaires.

Extrême-Nord : le risque de basculement vers la crise

Dans la région de l’Extrême-Nord, certaines zones devraient passer en phase de crise entre février et mai 2026. Les ménages affectés par l’insécurité liée au conflit armé verront leurs moyens de subsistance encore plus fragilisés. Selon OCHA, certains foyers pourraient même se retrouver en situation d’urgence alimentaire, nécessitant une assistance humanitaire immédiate.

Nord-Ouest et Sud-Ouest : une crise qui s’installe

Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la situation reste tout aussi préoccupante. Les conditions de crise (IPC 3) devraient persister au moins jusqu’en mai 2026, en raison de la crise sociopolitique prolongée, des déplacements internes massifs et des fortes perturbations des marchés locaux.

Les besoins alimentaires devraient atteindre leur pic durant la saison de soudure, entre mars et mai, période traditionnellement la plus difficile pour les ménages vulnérables.

Adamaoua et Est : sous pression

D’autres régions ne sont pas épargnées. Des conditions dites « Sous pression » (IPC 2) sont attendues dans certaines zones de l’Adamaoua et de l’Est, conséquence directe : des prix élevés des denrées alimentaires, de moyens de subsistance limités, et de l’afflux continu de réfugiés en provenance de la République centrafricaine.

Un sous-financement alarmant

La situation est d’autant plus critique que la réponse humanitaire reste largement sous-financée. Selon OCHA, le secteur de la sécurité alimentaire n’était financé qu’à 19 % au 2 décembre 2025, compromettant sérieusement la capacité des acteurs humanitaires à répondre aux besoins croissants.

Un appel urgent à l’action

Face à cette projection inquiétante, l’OCHA appelle à une mobilisation urgente des partenaires humanitaires et des bailleurs de fonds, afin de prévenir une détérioration plus profonde des conditions de vie de millions de Camerounais déjà vulnérables.

En 2026, sans action rapide et financements adéquats, la faim pourrait s’imposer comme l’une des urgences humanitaires majeures du Cameroun.

Mireille Siapje

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