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Lutte contre le paludisme : le transport ralenti la distribution des Milda dans le district de santé de Tignère

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De nombreux ménages attendent encore leurs moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action dans le département du Faro et Déo. La logistique est pointée du doigt.

La distribution des MILDA dans la région de l’Adamaoua joue les prolongations. Dans le département du Faro et Déo, des dizaines des ménages ont les yeux rivés sur la région pour bénéficier eux aussi de ce moyen de lutte contre l’anophèle femelle, moustique responsable du paludisme. A en croire les responsables sanitaires dans cette partie du pays, le paludisme vient en tête des consultations et d’hospitalisation dans les formations sanitaires du district.

Pendant ce temps, les populations attendent de voir les agents dénombreurs et distributeurs passer leur remettre cette moustiquaire, question d’être à l’abris des moustiques. Au district de santé de Tignère, le chef dudit service, Jean Moutsina invite les populations au calme et dit avoir pris bonne note et transmis les déshydrata des habitants au niveau de la région. ’’Ce qui coince la livraison c’est au niveau des transporteurs. Nous avons remonté l’information au niveau de la région, nous attendons à ce qu’une solution soit rapidement prise pour que nos populations bénéficient de leur MILDA’’ fait-il savoir avant d’ajouter ’’Les difficultés sont liées au transport, vous savez que ce n’est pas le district qui livre les MILDA au niveau des aires de santé, ni même encore la région. On nous a fait comprendre que c’est le PAM qui est chargé d’acheminer les milda vers les aires de santé respectifs et le district est chargé maintenant à travers les logisticiens’’.

En dehors des difficultés d’acheminement, le département du Faro et Déo est l’un des plus enclavé de la région de l’Adamaoua. En saison des pluies, l’accès à certaines personnes comme Mayo Baléo, Kontcha ou Galim-Tignère est un véritable chemin du combattant. Ce qui peut aussi justifier le retard dans la livraison et la distribution des MILDA.

Au moment où la saison des pluies bat son plein dans la région, la mise à la disposition des ménages des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action permettra à coup sûr de protéger les populations des piqûres des moustiques qui donnent le paludisme. Une aubaine pour faire des économies des dépenses liées aux hospitalisations palustres dans le département du Faro et Déo.

Jean BESANE MANGAM à Tignère

Interview

« Les difficultés sont liées au transport, vous savez que ce n’est pas le district qui livre les MILDA au niveau des aires de santé, ni même encore la région ».

Jean Moutsina, chef de district de santé de Tignère

Monsieur le chef de district de santé de Tignère, où en est-t-on avec la distribution des MILDA dans votre district?

Parlant de la distribution des MILDA dans notre district, la plupart des aires de santé ont reçu et procédé à la distribution. Mais sauf que nous avons l’aire de santé de Doualayel qui n’a pas encore reçu ses ballots, l’aire de santé de Kong kontcha qui a reçu la moitié, l’aire de santé de Gadjiwan aussi qui a reçu la moitié, l’aire de Mayo Baléo qui manque 10 ballots qui ne sont pas encore livrés par le transporteur.

Qu’est ce qui bloque la livraison ?

Ce qui coince la livraison c’est au niveau des transporteurs. Nous avons remonté l’information au niveau de la région, nous attendons à ce qu’une solution soit rapidement prise pour que nos populations bénéficient de leur MILDA.

Quel est le taux de fréquentation des formations sanitaires liés au paludisme?

Dans le district de santé de tignere, le paludisme est la première cause des consultations et même de morbidité. Quand nous faisons chaque semaine le rapport de surveillance épidémiologique, on se rend toujours compte que le paludisme vient en premier suivi de la fièvre typhoïde en termes de cas de consultations et de morbidité.

Quelles sont les difficultés liées à la distribution des MILDA ?

Les difficultés sont liées au transport, vous savez que ce n’est pas le district qui livre les MILDA au niveau des aires de santé, ni même encore la région. On nous a fait comprendre que c’est le PAM qui est chargé d’acheminer les milda vers les aires de santé respectifs et le district est chargé maintenant à travers les logisticiens, sous la coordination du chef de district, de veiller à ce que toutes les aires de santé aient leur milda et de veiller à ce que les milda soient mises à la disposition des ménages bénéficiaires.

Il va s’en dire que certains ont été privilégiés dans la distribution au détriment des autres, les plaintes par ci par là.

Il n’y a pas de discrimination dans la distribution, tout à été fait selon la planification, mais vous savez les plaintes au niveau de la communauté nous les avons reçues. D’aucun ont parlé de la discrimination mais ça n’a pas été le cas, parce que nous fonctionnons avec toute une planification. Il y a les sites de distribution et c’est à partir des sites de distribution qu’on puisse maintenant acheminer les milda vers les ménages concernés à travers les agents de distribution. Je crois qu’il n’y a pas de problème à ce niveau sauf que ce que nous avons constaté avec cette méthode de distribution porte à porte couplée au dénombrement avec la distribution, on s’est rendus compte que la population a été sous estimée. C’est la raison pour laquelle il y a eu beaucoup de ruptures. Et pour ces cas de ruptures, nous avons déjà estimé pour les aires qui ont déjà distribué le besoin supplémentaire en milda qui est déjà remonté au niveau de la région, nous attendons donc le retour de l’information.

Propos recueillis à Tignère par Jean BESANE MANGAM

 

 

 

 

 

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