L’Organisation des nations unies pour la population (Unfpa) et l’Organisation internationale du travail (Oit) ont signé une convention de coopération, le 02 février 2021 à Yaoundé. Cette convention permettra aux deux agences du système des nations unies de mutualiser leurs compétences pour introduire la lutte contre la mortalité maternelle comme un mécanisme de protection sociale dans le cadre de la couverture santé universelle que le Cameroun met en place.
Au Cameroun, le ratio de la mortalité maternelle es de 406 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2018, le Cameroun fait ainsi partie des pays où beaucoup de femmes meurent en donnant la vie. C’est pour réduire ce phénomène et investir davantage dans le développement du capital humain que le ministère de la Santé Publique a mis en place le projet d’appui à la Santé maternelle, néonatale et infantile (Pasmni). Ce projet vise à renforcer les systèmes de santé et améliorer l’accès des populations des régions vulnérables et affectées par les ratios élevés de mortalité maternelle aux services de santé reproductive. Il s’agit de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est. Le projet est mise en ouvre par l’Unfpa et l’Unicef sur la base de leurs avantages comparatifs respectifs.
Le Pasmni vise également à mettre sur pied un mécanisme de mobilisation communautaire et sociale en vue de promouvoir la solidarité islamique le « Micro Takaful ». Il sera question, au travers de ce système, d’accélérer l’accès des femmes à l’autonomisation socio-économique et aux soins de santé maternelle dans 11 districts de santé issus des régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. L’effort consiste à briser les barrières financières qui constituent un facteur limitant pour l’accessibilité des filles et femmes les plus démunies aux services et soins de santé reproductives dans ces communautés fortement islamisées.
Au cours de allocution de circonstance, Siti Batoul Oussein, représentante résidente de l’Unfpa au Cameroun, souligne l’importance de la convention de coopération signé entre l’Ufnfpa et l’Oit « la convention permettra d’initier les femmes issues des milieux cibles à démarrer une activité économique aussi petite qu’elle soi et à travers elle, les encourager à contribuer à leur propre prise en charge médicale. Avec une bonne santé reproductive, ces femmes pourront davantage augmenter leurs revenus pour satisfaire leurs besoins et leurs familles ». Bien plus elle est rassurée de l’expertise que va apporter l’Oit « Je suis ravie que l’Oit apportera l’expertise avérée qu’elle dispose pour réaliser ce projet ». Le directeur pays de L’Oit pour le Cameroun, Lassina Traoré, quant à lui, remercié le gouvernement du Cameroun et l’Unfpa pour la confiance placée en son organisation pour l’avoir associé parmi les pionniers de ce vaste chantier de mise en ouvre de la Couverture santé universelle Csu) au Cameroun. « L’Oit est particulièrement heureuse que la protection sociale des femmes vulnérables, surtout rural, en cotexte de procréation, soit considérée comme prioritaire au démarrage de la Csu au Cameroun. C’est u signal fort qui dénote une politique d’inclusion sociale dans le secteur de la santé » a-t-il déclaré.
Le gouvernement et la Banque islamique de développement et les agences des nations unies saisissent l’opportunité qu’offre la mise en place du Micro Takaful pour accélérer l’atteinte des objectifs assignés à la santé maternelle et la protection sociale des couches défavorisées, dans le contexte de la nouvelle stratégie nationale de développement. Par cette approche, les parties prenantes s’engagent à réduire les inégalités et à développer le capital humain qui constitue un des piliers majeurs de l’émergence du Cameroun d’ici 2030.
Désiré EFFALA












































































































































































































































































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