Selon l’UNICEF, à cause de cette crise sanitaire, les visites prénatales, les vaccinations de routine et les traitements contre le paludisme sont en baisse, voire même de plus de 20% dans certains pays.
En Afrique australe, qui est l’une des régions les plus touchées du continent avec l’Afrique de l’Est, la situation est très préoccupante. En Namibie par exemple, l’UNICEF indique que le pays a connu la semaine dernière « le taux de mortalité le plus élevé d’Afrique ». Selon le décompte de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la Namibie a enregistré 7.556 nouveaux cas de la Covid-19, dont 141 morts. « Dans ces conditions, les hôpitaux sont pleins et il n’y a pas assez de réservoirs d’oxygène », a fait observer le porte-parole de l’Unicef.
Selon le ministère namibien de la santé, le pays enregistre chaque jour plus de 1.000 nouveaux cas de Covid19 et 30 décès. « C’est un taux de mortalité élevé pour un pays de 2,5 millions d’habitants », a affirmé M. Elder. Au total, la Namibie signale 77.333 cas confirmés dont 1.224 décès. Et à la date du 24 juin 2021, un total de près 124.000 doses de vaccin ont été administrées. Du côté de l’Afrique du Sud, pays le plus touché du continent africain, l’Unicef craint que la troisième vague soit « pire que les deux précédentes », mettant à rude épreuve un système de santé déjà surchargé. Le pays recense plus de 1,8 millions de cas dont 59.258 décès. En Afrique du Sud, seules 2,5 millions de personnes ont reçu jusqu’à présent, au moins une dose sur une population d’environ 57 millions d’habitants. « Et pourtant, c’est l’un des taux de vaccination les plus élevés du continent », a fait valoir le porte-parole de l’UNICEF. En effet, si l’on considère la situation dans le monde, environ 2,7 milliards de doses ont été administrées. Sur ce total, près de 1,5 % seulement ont été administrées sur le continent. Plus largement, cette troisième vague « signifie moins d’éducation et plus d’abus ».
Selon l’Unicef, cela signifie également une détérioration des soins de santé. Dans l’ensemble, les visites prénatales, les vaccinations de routine et les traitements contre le paludisme sont en baisse, voire même de plus de 20% dans certains pays. « Ce qui entraîne un renversement des tendances positives », a fait remarquer M. Elder. Par ailleurs, la pandémie mondiale a porté un coup dévastateur à l’éducation. Par exemple, l’Unicef estime que 9 millions d’enfants en Afrique de l’Est et en Afrique australe ne sont jamais revenus lorsque les écoles ont commencé à ouvrir. Et maintenant, les établissements scolaires qui ont rouvert leurs portes commencent à les fermer à nouveau. « Cela veut dire plus d’anxiété et de stress pour les enfants, alors que l’isolement, le confinement et la perte de revenus font des ravages », a détaillé le porte-parole de l’Unicef.
En réponse à la menace de cette troisième vague, l’agence onusienne continue de soutenir les gouvernements, l’Oms et d’autres partenaires pour faire face à la crise sanitaire et aux impacts secondaires sur les enfants et leurs familles. Cela se matérialise par « l’achat et la livraison de vaccins anti-Covid-19, en particulier pour les travailleurs de la santé et les travailleurs essentiels ».
Avec 5,3 millions de cas et 139.000 décès, l’Afrique reste l’un des continents les moins touchés au monde après l’Océanie. Au total, la pandémie de Covid-19 a fait au moins 3.872.457 morts dans le monde depuis l’apparition de la maladie fin décembre 2019 en Chine. Selon un bilan établi vendredi par l’Oms, plus de 178,5 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués.
Elvis Serge NSAA












































































































































































































































































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