Le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Bertoua, dans la région de l’Est, vient de clôturer la deuxième phase de sa campagne de prise en charge des fentes palatines ou labiales communément appelées : « bec de lièvre. Menée en partenariat avec l’ONG Smile Train, cette initiative confirme l’engagement de l’établissement à transformer la vie des populations les plus vulnérables.
Le soulagement se lit sur les visages au sein du Centre Hospitalier Régional de Bertoua. Du 30 janvier au 1er février 2026, les couloirs de la formation sanitaire ont vibré au rythme d’une mission humanitaire de haute portée : le deuxième tour de la grande campagne de chirurgie de reconstruction faciale. Portée par la vision du Directeur de l’hôpital, le Dr José Prosper Andjembe Essola, cette initiative a permis de traiter des malformations souvent sources de stigmatisation sociale.
Une continuité salvatrice après le succès de décembre
Cette deuxième édition ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans une stratégie de suivi rigoureuse après une première phase couronnée de succès en décembre dernier, au cours de laquelle près de 25 patients avaient retrouvé un nouveau visage.

Comme l’explique Olivia Pandong, responsable de la communication au CHR de Bertoua : « Il s’agit de la suite logique de notre partenariat avec Smile Train. L’objectif était double : offrir une chance à ceux qui n’étaient pas disponibles en fin d’année, mais surtout prendre en charge les patients recalés cliniquement lors du premier tour. »
La chirurgie reconstructrice exige des critères physiologiques stricts pour garantir la sécurité des opérés. Pour cette édition, l’accent a été mis sur la récupération des enfants dont le poids était insuffisant en décembre. En effet, pour franchir les portes du bloc opératoire, deux variantes sont essentielles : être âgé d’au moins trois mois et peser au moins cinq kilogrammes.
Sur les 12 patients recrutés lors de cette session de janvier-février, 10 ont pu bénéficier de l’intervention salvatrice. « Deux n’étaient malheureusement pas éligibles cette fois-ci : l’un en raison d’un déficit combiné d’âge et de poids, et l’autre pour des spécificités liées à une rhinoplastie », précise Olivia Pandong avec transparence.
La gratuité totale : un soulagement pour les familles
Au-delà de la prouesse médicale, c’est la dimension sociale du projet qui frappe les esprits. Dans une région où l’accès aux soins spécialisés peut s’avérer onéreux, le CHR de Bertoua et Smile Train ont misé sur une gratuité absolue. De la consultation initiale aux bilans préopératoires, en passant par l’acte chirurgical lui-même et l’hospitalisation, les familles n’ont eu aucun frais à débourser.

Cap sur l’avenir.
Le succès de ce deuxième tour ouvre déjà la voie à de futures opérations. La direction de l’hôpital envisage déjà la suite, avec une potentielle troisième campagne d’ici trois à six mois. « Cela dépendra du nombre de patients que nous recruterons encore », souligne la responsable de la communication. L’appel est donc lancé aux populations de l’Est et d’ailleurs : le CHR de Bertoua, sous l’impulsion du Dr José Prosper Andjembe Essola, continue de se positionner comme un pôle d’excellence et d’espoir pour la reconstruction faciale au Cameroun.
Junior NTEPPE KASSI













































































































































































































































































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