Médecins, chercheurs et décideurs politiques se sont réunis à Dakar du 18 au 19 juin 2026 pour la première édition d’un congrès international consacré aux enjeux sanitaires féminins en Afrique. Un sommet historique placé sous le parrainage de Madame Absa Faye, l’une des épouses du chef de l’Etat du Sénégal, qui a appelé à un changement de paradigme profond.
Premier congrès international sur la santé de la femme africaine à Dakar au Sénégal en juin 2026
« Santé de la femme africaine : entre droits, défis et société ». Tel est le thème fédérateur de cette rencontre de deux jours organisée par l’Association des femmes médecins du Sénégal (AFEMS). Derrière des chiffres qui demeurent alarmants mortalité maternelle persistante, cancers sous-dépistés et violences tues, une conviction partagée émerge : soigner les femmes, c’est construire le développement du continent.
« La santé des femmes ne se limite pas à une question médicale, mais constitue un indicateur majeur d’équité sociale et de développement », a affirmé le Professeur Fatou Samba Ndiaye, présidente de l’AFEMS. Pour répondre à ces urgences, les travaux s’articulent autour de quatre axes majeurs : la couverture sanitaire universelle, la santé mentale, les violences basées sur le genre et les maladies non transmissibles.
Une tribune de choix pour la Première dame
Marraine de l’événement, Absa Faye a réaffirmé son engagement à accompagner les femmes médecins et à porter leurs recommandations auprès des plus hautes
instances du pays. S’adressant aux expertes, elle a salué « la preuve que l’Afrique dispose de l’expertise et de l’intelligence nécessaires pour formuler ses propres solutions ».
Brisant les codes, l’épouse du président de la République a martelé que la santé des femmes ne doit plus être perçue sous le prisme de la fatalité, mais comme un « droit humain inébranlable, non négociable ». Elle a notamment appelé à briser les tabous entourant la santé mentale et la détresse psychologique, exigeant que les circuits de santé et l’appareil judiciaire deviennent des « remparts inébranlables » pour les victimes de violences.
Le défi de la prévention et des financements
La question des cancers gynécologiques a concentré une attention particulière. A ce titre, la généralisation de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) a été présentée comme une stratégie de prévention essentielle pour protéger les jeunes filles. Un plaidoyer soutenu par le Professeur Bara Ndiaye, doyen de la Faculté de médecine, qui a rappelé le poids des vulnérabilités (pauvreté, mariages précoces) aggravant ces maux, appelant à une mobilisation globale.
Enfin, le gouvernement a réaffirmé sa feuille de route. Ndèye Maguette Ndiaye, directrice de cabinet du ministre de la Santé, a également souligné l’importance de pérenniser le financement de la couverture sanitaire universelle. Des orientations stratégiques pleinement intégrées dans la Stratégie nationale de développement sanitaire et la Vision Sénégal 2050, plaçant la santé des femmes au cœur des priorités de l’Etat.









































































































































































































































































