Troisième phase de vaccination anti-Covid-19 – Les communicateurs outillés à la vaccination

Le Coordonnateur du Groupe Régional du Programme Elargi de Vaccination (GTR-PEV), le Dr. Brice Edzoa Essomba a organisé le mercredi 03 novembre 2021, dans la salle de conférences de la Délégation régionale de la Santé publique du centre, un atelier de capacitation des Hommes de médias sur le déroulement du troisième tour de la campagne de vaccination contre la Covid-19, prévue du 17 au 21 novembre 2021. Afin de pousser les populations à adhérer à la campagne de vaccination, il était alors primordiale de renforcer la communication et de mieux que les hommes de médias pour porter l’information auprès des populations.

Le Cameroun a introduit le vaccin contre le Covid-19 dans son programme de vaccination le 12 avril 2021. A cette date, deux campagnes de vaccination de masse ont été organisées sur l’étendue du territoire. Le but est d’amener les populations cibles à se faire vacciner. Une première au mois d’avril pour l’introduction du vaccin. La deuxième campagne intensive de vaccination s’est tenue du 7 au 11 juillet 2021, et la troisième phase de la vaccination va se dérouler du 17 au 21 novembre 2021. Chaque campagne de vaccination de masse est précédée et suivie d’une campagne de communication. Cette rencontre aura également permis aux hommes de médias d’échanger à cœur ouvert avec le Dr. Brice Edzoa Essomba, coordonnateur du Groupe Régional du Programme Elargi de Vaccination (GTR-PEV), sur les tabous qui entoure la vaccination notamment, l’existence de plusieurs types de vaccin pour la même maladie, l’efficacité du vaccin, la rapidité avec laquelle les vaccins ont été développés sachant qu’avant la Covid-19, il existait déjà d’autres pathologies, la mutation virus… Toutes ces préoccupations ont trouvé réponse dans l’exposé préparé pour la circonstance par le Dr. Brice Edzoa Essomba.

Les hommes de médias sont sortis de cette séance du mercredi 03 novembre 2021, outillés et capacités pour servir la bonne information sur la vaccination contre la Covid-19 aux populations, tout en rappelant qu’il ne s’agit pas d’une théorie de complot.   Afin de pousser les populations à adhérer, il était alors primordial de renforcer la communication et de mieux que les hommes de médias pour porter l’information auprès des populations. Dès sa prise de parole le Dr. Brice Edzoa Essomba a indiqué que la communication  est au centre de la campagne de vaccination contre la Covid-19. C’est grâce à la communication que  les objectifs du départ seront certainement atteints. C’est la raison pour laquelle ce séminaire de capacitation des hommes de médias sur l’importance de la vaccination a été lancé aujourd’hui dans la salle de conférences de la délégation régionale de la Santé publique pour le Centre. Elle a invités les hommes des médias à passer à l’offensive. Elle a naturellement salué les efforts consentis par les journalistes depuis la survenance de la Covid-19 au Cameroun. C’est à travers les enquêtes, reportages et interviews des communicateurs que les camerounais ont été informés au quotidien sur la maladie à Coronavirus.

Grande mobilisation communicationnelle

Yaouba Djaligue, Chef d’Unité Communication et Mobilisation sociale au Programme Elargi de Vaccination, PEV fait savoir que 15 campagnes de communication ont déjà été organisées autour de la vaccination anti-covid-19 au Cameroun. Médias traditionnels, médias en ligne, réseaux sociaux, rencontres ciblées, cafés scientifiques, réunions d’information et d’engagement communautaires et biens d’autres sont mis à contribution. Il s’agit de faire connaître les vaccins mais surtout de convaincre les usagers à se faire vacciner. Aucune stratégie n’est mise à l’écart pour l’atteinte de l’objectif fixé. « L’audience de la vaccination contre le Covid19 est éclectique. Cela nous a amené à opter pour une combinaison des canaux et techniques. Notre cheval de bataille c’est d’abord la communication interpersonnelle à travers les causeries éducatives, les cafés scientifiques, le plaidoyer politique et autres réunions de plaidoyer auprès des leaders communautaires. Ici, il s’agit d’utiliser notre réseau de communication formé au préalable et composé des Points focaux de communication tant au niveau régional, des districts de santé et des Aires de santé », explique Yaouba Djaligue.

Quelque 17.000 Agents de santé communautaire sont mis à contribution pour échanger avec les ménages. Ils discutent avec les groupes des cibles dans leurs ménages ou dans leurs communautés respectives. Les radios communautaires, médias nationaux, les médias sociaux et les hors-médias ne sont pas en reste.  « Des spots et autres supports ont été produits et diffusés à travers ces médias y compris la presse écrite. En plus des campagnes médiatiques classiques, plusieurs campagnes digitales ont été menées sur les différentes plateformes numériques du @PEV Cameroon avec un grand succès. Nous avons aussi fait recours au Bulk WhatsApp ou MailChimp qui nous permettent de toucher de manière ciblée certains segments de notre audience. Les affiches, les banderoles et autres roll-ups permettant d’annoncer nos évènements autour de la vaccination ont été déployés», détaille le Chef d’Unité Communication et Mobilisation sociale du PEV. Toute cette mobilisation communicationnelle a pour objectif de créer et maintenir la confiance auprès des populations du Cameroun sur l’efficacité et l’innocuité du vaccin anti Covid19. Il s’agit aussi d’obtenir leurs engagements et amener les populations cibles qui représentent 13,9 millions de personnes. La population totale du Cameroun est estimée à 27 millions. 1.052.650 doses de vaccins Astra-Zeneca, Sinopharm ou Johnson and Johnson sont disponibles au Cameroun.

Elvis Serge NSAA

Interview

Dr. Brice Edzoa Essomba

« Nous voulons administrer 500 000 doses à nos compatriotes durant cette 3ème campagne de vaccination contre la Covid-19»

Doit-on se méfier des vaccins contre la Covid-19?

Avec certitude et assurance, nous pouvons dire que non! L’histoire nous fait comprendre qu’aujourd’hui, après deux ans d’utilisation, les vaccins contre la Covid-19 notamment, ceux qui sont utilisés dans notre pays, sont restés des vaccins extrêmement sûrs. Et nous faisons, bien heureusement, un suivi des effets secondaires qui peuvent survenir. Et actuellement, la plupart des effets secondaires qui ont été évalués par les différents comités ont prouvé que ces vaccins sont extrêmement sûrs, nous pouvons faire confiance. Tout ce qui se dit dans les réseaux sociaux, sur les vaccins, ces sont des manipulations de la population qui malheureusement sont largement suivis.

Pourquoi est-il important de se faire vacciner ?

Il est important de se faire vacciner parce que la Covid-19 reste d’intérêt en ce sens qu’elle est capable de générer des formes graves de la maladie. Ça veut dire que vous pouvez attraper la Covid-19, vous retrouver dans un service de réanimation, et en mourir. Encore pire si vous avez des comorbidités, si vous avez plus de 50 ans le risque d’évoluer vers l’hospitalisation et vers le décès est d’autant plus élevé. La vaccination est important dans ce sens qu’elle réduit drastiquement de prêt de 90% le risque d’hospitalisation et par conséquent le risque de décès liés à la maladie. Nous avons vu dans les pays où la couverture vaccinale est supérieure à 50% une régression drastique, on va dire, un taux indétectable de décès dû à la vaccination et c’est vraiment l’objectif que nous souhaitons atteindre dans la région du Centre.

Après la campagne de vaccination prévue du 17 au 21, est-il encore possible de se faire vacciner?

Nous sommes en campagne depuis le 12 avril 2021, depuis l’introduction des vaccins anti-covid-19 par le ministre de la Santé publique et il faut simplement savoir que la campagne qui va aller du 17 au 21 novembre 2021 n’est qu’une phase d’intensification. Après cette phase d’intensification, nous restons disponibles pour vacciner dans les différents postes de vaccination et en cas de besoin exprimé par les entreprises et les administrations publiques.

La vaccination concerne tout le monde ?

Ceux qui ne sont pas éligibles pour la vaccination, pour l’instant, ce sont les enfants et les adolescents de moins de 18 ans et toute personne qui présente une forte fièvre. Et on préconise aux femmes enceintes ou qui sont susceptibles de l’être de chercher à se rassurer qu’elles sont enceintes, parce que la vaccination, pour l’instant, n’est pas recommandée aux femmes enceintes. Mais elle est belle et bien recommandée aux femmes allaitantes.

Comment se présente la couverture vaccinale au Cameroun ?

Actuellement, la couverture vaccinale, en ce qui concerne la Covid-19, tourne autour de 1,1% au niveau national et elle est autour de 1,9% dans la région du Centre. Et nous espérons, à l’échelle nationale, pouvoir atteindre un total de 500 000 doses administrées à nos compatriotes ; pour aller d’un total actuel de 190 000 doses, à prêt de 990 000 doses. Ça c’est l’objectif de la campagne et elle nous permettra à terme d’aller de 1,1% à 3% de couverture vaccinale dans notre pays.

Quelle est la stratégie pour y parvenir ?

La stratégie pour y parvenir c’est rendre plus opérationnelle l’information sanitaire parce que jusqu’à présent nous sommes restés assez limités. Parce qu’on a voulu extrêmement contrôler le vaccin  et maintenant que nous sommes rassurés que tout est bon, nous allons étendre le nombre de formations sanitaires. Ça veut dire que l’hôpital de district, le centre médical d’arrondissement, certaines formations sanitaires privées, certains centres de santé intégrés qui disposent de plateau technique notamment, un équipement de chaîne de foie homologué, peuvent désormais délivrer les services de vaccination. Mais en plus des formations sanitaires, nous allons nous déporter dans les communautés pour aller dans les différents villages y compris le porte à porte, les églises et en plus de cela nous allons nous assurer que la bonne communication passe sur la vaccination anti-Covid-19. Nous allons continuer également avec les leaders religieux, nous allons briefer à nouveau la personnel de santé sur la vaccination et les choses qui ont changé entre le début, l’introduction de ce vaccin et aujourd’hui.

Propos recueillis par Kévine NGOMWO (Stg)

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