Le journaliste camerounais, figure emblématique du reportage de terrain à Canal 2 International, s’est éteint le dimanche 1er mars 2026 à l’Hôpital Général de Yaoundé. Le pays pleure un « lion » du micro.
L’annonce est tombée comme un couperet au petit matin, figeant les rédactions dans une stupeur incrédule. Arnaud Nguefack n’est plus. Celui que les téléspectateurs avaient l’habitude de voir traquer l’information sur les terrains les plus difficiles a rendu son dernier souffle dans l’unité de soins intensifs de l’Hôpital Général de Yaoundé. Si l’émotion sature les réseaux sociaux, une question demeure sur toutes les lèvres : comment ce journaliste, réputé pour sa vitalité, a-t-il pu s’éteindre si brusquement ?
Un malaise fatal en guise de point final
Selon les premiers témoignages recueillis auprès de ses proches et de ses collègues de la chaîne verte, le drame se serait noué en quelques heures. Arnaud Nguefack aurait été victime d’un malaise soudain à son domicile. Transporté d’urgence vers la formation sanitaire, les efforts du personnel médical n’auront pas suffi à stabiliser son état.
Si la thèse officielle penche pour une défaillance physiologique subite, l’opinion publique, elle, ne peut s’empêcher de faire le lien avec les épreuves physiques traversées par le journaliste ces derniers mois. En mars 2025, il y a tout juste un an, Arnaud Nguefack avait frôlé le pire. Percuté par le véhicule de la présidente de la Croix-Rouge camerounaise en plein cœur de Yaoundé, il s’en était tiré avec une fracture à l’épaule et de multiples contusions.
L’ombre des séquelles et la pression du métier
Bien qu’il ait repris le chemin des studios après une période de convalescence, certains de ses confrères évoquent aujourd’hui, sous anonymat, une fatigue persistante. « Arnaud ne se plaignait jamais, mais le choc de l’année dernière avait laissé des traces, tant physiques que psychologiques », confie un collègue de Canal 2. Le rythme effréné du journalisme de terrain, couplé à d’éventuelles complications post-traumatiques non détectées, alimente aujourd’hui toutes les spéculations dans la cité capitale.
Le départ d’Arnaud Nguefack laisse un vide abyssal. Journaliste de “détails”, il avait l’art de rendre l’actualité sociale accessible, n’hésitant jamais à bousculer les protocoles pour donner la parole aux sans-voix. Sa voix grave et son style incisif étaient devenus une marque de fabrique, un rendez-vous attendu par des millions de Camerounais.
Un héritage de courage
Alors que la dépouille a été transférée à la morgue, l’heure est désormais au recueillement. Le ministère de la Communication et les organisations syndicales de journalistes ont déjà commencé à saluer la mémoire d’un « professionnel acharné ».
Au-delà de la polémique sur les “mobiles” médicaux de son décès, on retiendra l’image d’un homme qui aura servi l’information jusqu’au bout de ses forces. La presse camerounaise perd plus qu’un reporter ; elle perd l’un de ses plus fiers ambassadeurs.













































































































































































































































































Comments are closed