Le vendredi 8 mai 2026, l’arrondissement de Ngomedzap a vibré au rythme d’un élan de solidarité historique. À l’initiative de l’ADENSO, présidée par le Pr Pierre Joseph Fouda, et en partenariat avec l’ONG ASCOVIME du Dr Georges Bwelle, une vaste campagne de soins gratuits a transformé le village de Nkolbewa III en un véritable hôpital de campagne ;
Plus de 1 000 patients ont bénéficié de l’expertise d’une cinquantaine de médecins, couvrant la médecine générale, l’ophtalmologie, la chirurgie et le suivi gynécologique ;
Entre distribution de lunettes, chirurgies de la hernie et remise de kits d’accouchement, cette action d’envergure parrainée par Martin Mbarga Nguele a redonné espoir et dignité aux populations rurales du Nyong-et-So’o.

L’effervescence était à son comble au stade de Nkolbewa III le vendredi 8 mai 2026 dès les premières lueurs de l’aube. Des files d’attente interminables témoignaient d’une attente profonde : celle d’un accès à une médecine de qualité, souvent hors de portée pour les bourses modestes. Parrainée par le patriarche Martin Mbarga Nguele et supervisée par le professeur Pierre Joseph Fouda, président du comité directeur de l’ADENSO, cette campagne de santé gratuite a transformé le village en un véritable hôpital de campagne moderne le temps d’une journée.
Une expertise médicale pluridisciplinaire
Pour relever ce défi logistique et médical, l’ADENSO s’est alliée à l’Association des Compétences pour une Vie Meilleure (ASCOVIME), dirigée par le Dr Georges Bwelle. Une cinquantaine de praticiens ont répondu présents, couvrant un large spectre de pathologies. Des maux de dents aux douleurs musculaires chroniques, en passant par les troubles de la vision, chaque patient a bénéficié d’une écoute et d’une expertise spécialisée.
Près du stade, un hangar transformé en cabinet d’ophtalmologie ne désemplissait pas. Après un examen minutieux de la vue, les patients repartaient, non seulement avec des collyres, mais aussi avec des lunettes de correction, le tout sans débourser le moindre franc. « La santé donne tout. Quand on est sain, on peut tout faire, on peut même devenir riche », témoignait Alain Owona, un riverain reconnaissant, résumant ainsi le lien intrinsèque entre santé et développement économique.

Un sanctuaire pour la vie : le suivi des femmes enceintes
Le point d’orgue de cette journée s’est déroulé au centre de santé de Nkolbewa III, transformé en pôle d’obstétrique et de gynécologie. Ici, la priorité a été donnée à celles qui « donnent la vie ». Consultations, examens d’urine, de sang et échographies ont été pratiqués gratuitement.
L’émotion était palpable lorsque le Pr Pierre Joseph Fouda a annoncé que la première patiente reçue attendait des jumeaux. Au-delà des soins, un geste symbolique et pratique a marqué les esprits : la remise de kits d’accouchement complets. Ces kits comprennent des vêtements pour nouveau-nés et tout le matériel nécessaire pour que l’accouchement se déroule dans des conditions de dignité et d’hygiène optimales. « Il ne s’agit pas seulement de soigner, mais d’accompagner la vie », a souligné Gisèle Flore Fouda, membre du comité d’organisation.
La chirurgie de proximité : une réponse aux maux de la terre
Le Dr Georges Bwelle, chirurgien à l’hôpital général de Yaoundé, a rappelé la réalité épidémiologique de la zone. « Si le paludisme et les infections respiratoires restent prédominants, les travaux champêtres harassants provoquent de nombreuses pathologies chirurgicales, notamment des hernies », précise-t-il.
« Nous avons mis en place un hôpital de 24 à 48 heures pour voir jusqu’au dernier malade », a-t-il affirmé. Pour les cas les plus complexes ne pouvant être opérés sur place, ADENSO et ASCOVIME ont prévu des transferts vers Yaoundé, garantissant une prise en charge chirurgicale toujours gratuite. Cette continuité des soins démontre le sérieux et la profondeur de l’engagement des organisateurs.
Un plaidoyer pour la multiplication des initiatives sociales
L’affluence record, dépassant la barre des 1000 consultations, souligne le déficit de structures spécialisées dans les localités reculées. Nicaise Nko Assengue, sous-préfet de l’arrondissement de Ngomedzap, n’a pas caché son admiration devant l’ampleur de l’action : « C’est un geste louable que nous encourageons. L’affluence montre que les populations avaient un besoin réel. »
En réussissant ce pari, l’ADENSO ne s’est pas contentée de distribuer des médicaments. Elle a restauré l’espoir et la dignité. Comme l’a conclu Marguérite Ntsama, une bénéficiaire : « Ces examens, nous n’avions pas la possibilité de les faire ici. Aujourd’hui, nous repartons soignés et comblés. »
À travers cette campagne, le département du Nyong et So’o démontre que la solidarité agissante, portée par des élites engagées et des partenaires techniques dévoués, reste le levier le plus efficace pour le bien-être des populations rurales au Cameroun.
Réaction
“Nous apportons la santé, parce que sans la santé, on ne peut rien faire”

« S’il y a quelque chose de formidable dans la vie, c’est redonner le sourire à quelqu’un qui l’a perdu. Quand on est malade, on perd le sourire, parce qu’on ne peut plus travailler. Sur le plan économique, on n’est pas efficient. Sur le plan, on ne peut même pas avoir de la résistance. On ne peut pas s’amuser comme tout le monde. On est amputé. Et à deux choses, l’objectif principal est le développement économique, social et culturel.
Il y a une droite ligne avec ces objectifs. Donc aujourd’hui, nous apportons la santé, parce que sans la santé, on ne peut rien faire. La campagne de santé a lieu sur ce site, mais les malades viennent de partout. Ils viennent même de Yaoundé, de Mbalmayo. Il n’y a pas de limite. Nous sommes là pour soigner tous les Camerounais qui viennent.
On avait déjà commencé dès le départ. Nous avons fait six campagnes de santé. Une campagne de santé dans chaque arrondissement. Et là, nous nous relançons, parce que les gens tombent malades tout le temps. Nous remercions les amis qui se sont joints à nous, en particulier l’ONG Ascovime, qui est un partenaire de toujours. Nous demandons aux autres de nous rejoindre pour que l’on pérennise cette action. C’est le moteur de la vie ».












































































































































































































































































