Depuis le 23 mars dernier, l’Hôpital Général de Yaoundé (HGY) abrite cette 4ᵉ campagne de radiologie interventionnelle. Sous l’impulsion de son directeur général, le Pr Noël Emmanuel Essomba, et avec l’appui de l’expertise internationale, les patients camerounais sont soumis à des alternatives de pointe à la chirurgie lourde.
Soigner sans ouvrir, guérir sans cicatrice : l’hôpital général de Yaoundé (HGY) continue son ascension vers le modernisme. Depuis le 23 mars 2026, la ville de Yaoundé s’impose comme le sanctuaire d’une médecine “du futur”, où le cathéter remplace le scalpel pour terrasser fibromes, cancers et pathologies chroniques.
Une véritable révolution silencieuse s’opère dans les blocs opératoires de l’HGY. Ici, point de grandes incisions ni de lourdes anesthésies générales. La 4ᵉ semaine de radiologie interventionnelle, qui bat son plein, prouve que le Cameroun est désormais à la pointe de la technologie mini-invasive. Sous la supervision rigoureuse du Pr Noël Emmanuel ESSOMBA, cette formation sanitaire de première catégorie multiplie les prouesses techniques. À mi-parcours, le bilan est déjà spectaculaire : une dizaine d’interventions de haute précision ont été couronnées de succès. Qu’il s’agisse de traiter des cancers du foie, de réduire une hypertrophie de la prostate ou de libérer des trompes obstruées, chaque geste médical est une victoire de la technologie sur la maladie. Cette campagne n’est pas qu’un événement ponctuel ; c’est le manifeste d’un hôpital qui refuse le statu quo pour offrir à ses usagers des soins de classe mondiale, réduisant drastiquement les risques opératoires et les délais de convalescence.
Une expertise mondiale au service des patients
Le rayonnement de cette initiative repose sur un transfert de compétences de haut niveau. Le Pr Vincxent Vidal, expert international au CHU de la Timone à Marseille, définit clairement les enjeux de sa présence : « L’objectif est de travailler avec les radiologues ici afin de développer la radiologie interventionnelle. C’est-à-dire pouvoir soigner en passant par l’intérieur du corps sans faire de chirurgie ouverte ». Pour ce spécialiste, qui intervient sous la bannière de la Fondation FairEmbo, l’enjeu est de pérenniser une pratique où le médecin devient un navigateur du corps humain. Il insiste sur la qualité de l’accompagnement local, précisant que cette quatrième campagne vise à consolider une autonomie camerounaise : « Nous sommes accompagnés par des médecins radiologues interventionnels venus de l’étranger qui ont une expertise parce qu’ils pratiquent régulièrement », afin que les équipes de l’HGY puissent, à terme, maintenir ce standard d’excellence au quotidien.
L’embolisation des fibromes : une prouesse de précision
Au cœur de l’unité technique, le Dr Eric Magny Tiam, médecin radiologue interventionnel à l’HGY, détaille une procédure d’embolisation sur une patiente avec une précision pédagogique : « Nous cherchons à entrer dans une artère. On passe par la racine de la cuisse et ensuite, on va avancer avec des tuyaux très fins jusqu’à atteindre les artères de l’utérus ». L’innovation repose sur l’usage de microparticules, « des substances qui ont la taille des grains de sable », injectées pour asphyxier sélectivement la pathologie. Le Dr Magny Tiam souligne la minutie du blocus : « Lorsqu’on a atteint les artères de l’utérus, on va sélectionner celles qui vont vers le fibrome et on va les bloquer après avoir fait une bonne anesthésie locale. » Cette technique permet d’apporter le produit qui va bloquer les artères nourricières du côté gauche puis du côté droit, assurant un traitement complet et ciblé de la zone affectée.
Les avantages d’une médecine « douce » et efficace
Les bénéfices de cette approche pour les patients sont révolutionnaires, tant sur le plan clinique que psychologique. Le Pr Vincent Vidal met en avant le confort post-opératoire : « Les myomes vont devenir petits. L’avantage majeur est qu’il n’y a pas d’anesthésie générale, il y a un retour à domicile très rapide et il n’y a pas de cicatrice ». Au-delà de la prouesse technique, l’expert tient à lever les doutes sur la fertilité des patientes traitées pour des fibromes : « Ce n’est pas parce qu’on a été embolisée qu’on ne peut pas avoir de grossesses. Au contraire, on sait que les grossesses sont toujours possibles ».
Alors que la semaine de prise en charge se poursuit jusqu’au 28 mars, les consultations restent ouvertes au 1er étage de l’HGY. Cette initiative, portée par la vision du Pr Noël Emmanuel ESSOMBA, confirme que l’excellence médicale est désormais une réalité de proximité, offrant une médecine humaine, efficace et affranchie des lourdeurs du passé.













































































































































































































































































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