À l’heure où les fausses informations se propagent plus vite que les virus, le rôle des médias dans la santé publique est devenu vital. Lors du One Health Summit de Lyon, le REMAPSEN a plaidé pour une riposte médiatique structurée et coordonnée.
En marge du sommet, la table ronde organisée par CFI Médias a mis en lumière un défi contemporain majeur : « Comment les médias agissent-ils face à la désinformation ? ». Dans un monde interconnecté, les enjeux de santé, de climat et d’environnement sont les cibles privilégiées de la manipulation. Pour Boubacar Sow, Conseiller spécial du Président du REMAPSEN, la réponse ne peut être qu’holistique, à l’image de l’approche « Une seule santé » (One Health).
La force du collectif panafricain
Le premier pilier de cette riposte repose sur la mutualisation des forces. Avec un réseau de plus de 800 médias répartis dans 40 pays, le REMAPSEN brise l’isolement des journalistes. Cette force de frappe permet d’harmoniser les messages de prévention tout en les adaptant aux réalités socioculturelles et aux langues locales. En occupant le terrain de l’information vraie, le réseau réduit mécaniquement les « zones d’ignorance » où prospèrent habituellement les théories du complot.
Professionnalisation et expertise : le bouclier scientifique
Lutter contre la désinformation n’est pas qu’une affaire de réaction ; c’est avant tout une question de prévention. M. Sow a insisté sur le renforcement des capacités : un journaliste formé à la vérification de l’information scientifique est un rempart pour la santé publique. En spécialisant ses membres, le REMAPSEN transforme le paysage médiatique africain. Ici, la rigueur journalistique devient un outil de survie : une information de qualité, c’est une vie sauvée.
Le plaidoyer pour une synergie globale
Enfin, l’intervention a souligné une nécessité stratégique : sortir les médias de leur rôle de simples relais. Pour le REMAPSEN, les journalistes doivent être des acteurs à part entière, assis à la table des décisions aux côtés des scientifiques, des institutions internationales et de la société civile. « La lutte contre la désinformation ne peut être ni isolée, ni improvisée », a martelé M. Sow.
En intégrant la communication crédible au cœur de la stratégie One Health, le REMAPSEN démontre que la santé humaine, animale et environnementale dépend indéniablement de la santé de notre système d’information. À Lyon, le message était clair : pour soigner le monde, il faut d’abord soigner la vérité.












































































































































































































































































