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Centre de santé intégré de Foulbéré : Des années au service du bien-être communautaire

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Implanté au cœur de la ville de Garoua, le centre de santé intégré de Foulbéré participe activement à la santé publique.  Rattaché à l’aire de santé du district de Garoua 2, ce CSI, créé en 1972, a traversé cinq décennies de service, jalonnés de succès et des défis majeurs.

Depuis sa création, le centre de santé intégré de Foulbéré a subi une profonde métamorphose. Initialement composé d’un seul petit bâtiment, incapable de répondre à la demande croissante des populations, le centre a connu une expansion, notamment depuis l’arrivée de Sinibaï Tondolaï en 2018.  Sous sa direction, et grâce à une collaboration avec la mairie de l’arrondissement de Garoua 2 et divers partenaires, de nouveaux bâtiments ont été construits.  Malgré ces efforts, la formation sanitaire se heurte aujourd’hui à une contrainte importante. Celle de la superficie limitée du terrain.  L’espace restreint empêche toute nouvelle extension, malgré le nombre croissant de patients et la nécessité d’améliorer les infrastructures. Cette limitation spatiale se répercute sur les conditions de travail du personnel et la qualité des soins.  L’absence d’incinérateur, par exemple, oblige le personnel à transporter les déchets médicaux vers des sites extérieurs, ce qui ne reste pas sans risque.  Malgré une demande d’appui formulée par le centre, aucune solution concrète n’a encore été mise en place. 

Malgré ses contraintes matérielles, le CSI de Foulbéré offre une large gamme de services de santé.  Il assure des soins préventifs, curatifs et de réadaptation, couvrant un spectre large de besoins médicaux.  Le dépistage de la tuberculose, les consultations de nutrition, la petite chirurgie, les consultations prénatales, les accouchements et leur suivi post-natal sont autant de services offerts à la population. La mise en œuvre de la couverture santé universelle (CSU) au sein du centre est une preuve de leur disponibilité et la poursuite de la politique des pouvoirs publics. Le CSI de Foulbéré se distingue par ses excellentes performances en matière de couverture vaccinale.  Les taux de vaccination dépassent régulièrement les objectifs fixés, ce qui résulte de l’efficacité des campagnes de sensibilisation et de la confiance que la population accorde au centre. Cependant, le service de maternité, confronté à un afflux important de patientes, nécessite un renforcement de ses équipements. 

Le centre de santé intégré de Foulbéré partage au quotidien un certain nombre de valeurs, notamment l’accueil chaleureux des patients, le dialogue constant avec les patients et la proximité avec les chefs traditionnels et les communautés constituent les piliers de son engagement. 

 Réaction

« En termes des difficultés, nous avons des équipements en nombre insuffisant »

Sinibaï Tondolaï, Chef de centre de santé intégré de Foulbéré.

Dans notre formation sanitaire, nous offrons des soins curatifs, soins préventifs et les soins promotionnels. On a un paquet fait dans les accouchements, les consultations, les CPN, la PTME du VIH. On a aussi le service de dépistage de type tuberculose. On a aussi les interventions sous directives communautaires qui se passent aussi au niveau de la formation sanitaire. On a aussi le service de nutrition. On a les enfants de 0 à 5 ans qu’on consulte. On fait la petite chirurgie aussi. Nous sommes une formation sanitaire qui prend en charge l’immunisation. En termes de taux de couverture vaccinale des enfants, on est toujours dans les 100 à 102 %. Il y a une adhésion massive au niveau de la vaccination des enfants. Récemment, on a été même félicité par rapport à cela. La mobilisation passe d’abord par l’accueil, la disponibilité des personnels et la qualité des services. Aussi, les personnels sont vraiment motivés. On a les visites à domicile, on a les stratégies avancées, on a les réunions d’engagement avec les membres de la communauté. Il y a aussi la structure du dialogue qui est tellement mobile et engagée dans toutes les activités que nous avons au niveau du centre. Nous collaborons énormément avec les leaders traditionnels et religieux. Quand on fait les réunions, ils sont présents, ils nous assistent. Ils nous aident à passer les messages dans les quartiers et les villages. En termes des difficultés, nous avons des équipements en nombre insuffisant. Il y a des moments, peut-être, dans la salle d’accouchement, il y’a 3 femmes qui sont état d’accoucher. J’encourage mes personnels à adhérer aux politiques du ministère de la Santé Publique, de toujours continuer avec l’humanisation des soins. Veiller sur la qualité des soins et accueillir bien nos malades. C’est ça qui fait la santé. Si nos malades sont bien accueillis, s’ils sont bien pris au soin, on aura toujours gagné. Et puis maintenant, sensibiliser la communauté à adhérer facilement aux activités de l’hôpital. Même s’ils voient que l’espace est réduit.

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Marcus DARE

Journaliste Reporter d'Images

Marcus DARE, Journaliste Reporter d'Images, exerçant dans la ville de Garoua dans le Nord Cameroun. Passionné des questions de santé, je mène des recherches et réalise des interview avec les professionnels du domaine médical afin d'éclairer le public sur l'éducation à la santé.

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