Un partenariat entre l’OIM et la COMIFAC entend mieux intégrer les enjeux climatiques et environnementaux dans la gouvernance des migrations en Afrique centrale.
La gouvernance des migrations au Cameroun prend une nouvelle dimension avec le rapprochement entre l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC). Les deux institutions ont signé un mémorandum d’entente destiné à renforcer la prise en compte des liens entre mobilité humaine, changements climatiques et dégradation de l’environnement en Afrique centrale.
Cette coopération intervient alors que le Cameroun poursuit le processus d’élaboration de sa politique nationale de migration. L’OIM accompagne notamment le pays, avec l’appui financier de l’Union européenne, dans le développement de cette politique et le renforcement des capacités institutionnelles en matière de gouvernance migratoire.
Dans ce cadre, des consultations nationales sont consacrées à l’intégration des considérations climatiques et environnementales dans la future politique migratoire. Elles réunissent notamment l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC), le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEPDED), l’OIM et d’autres parties prenantes.
L’enjeu est de mieux anticiper les mouvements de populations liés aux effets du changement climatique. Sécheresses, inondations, dégradation des terres et autres aléas peuvent affecter les moyens de subsistance et accroître les vulnérabilités des populations. Au Cameroun, l’ONACC est précisément chargé de suivre et d’évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux des changements climatiques et de proposer des mesures d’adaptation.
La démarche s’inscrit ainsi dans une approche plus large de gouvernance climatique et migratoire. À l’échelle internationale, l’OIM encourage l’intégration des facteurs environnementaux et climatiques dans les politiques de mobilité humaine afin de mieux prévenir les déplacements liés aux catastrophes et de renforcer la résilience des populations.
Pour le Cameroun et, plus largement, l’Afrique centrale, le défi consiste désormais à transformer cette coopération en mesures concrètes : amélioration des données sur la mobilité liée au climat, anticipation des déplacements, renforcement de la résilience des communautés vulnérables et meilleure coordination entre les politiques migratoires, environnementales et climatiques.












































































































































































































































































