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Hôpital de Référence de Sangmélima/Hépatites virales B et C : les médicaments désormais disponibles

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Le Pr Noah Noah Dominique, Directeur de l’Hôpital de Référence de Sangmélima, informe les populations de la ville et des environs que les médicaments contre les hépatites virales B et C sont désormais disponibles au sein de l’établissement.

Le Pr Noah Noah Dominique, Directeur de l’Hôpital de Référence de Sangmélima, annonce une avancée majeure dans la lutte contre les hépatites virales dans la région. Les traitements contre les hépatites B et C sont désormais accessibles sur place, offrant aux populations locales et environnantes une opportunité précieuse de prise en charge.

C’est une information qui change la donne pour des milliers de patients. Le Pr Noah Noah Dominique, Directeur de l’Hôpital de Référence de Sangmélima, informe les populations de la ville et des environs que les médicaments contre les hépatites virales B et C sont désormais disponibles au sein de l’établissement. Ainsi, les personnes vivant avec ces maladies chroniques peuvent enfin bénéficier d’un traitement sur place, sans avoir à effectuer de longs déplacements vers d’autres villes. Pour toute information complémentaire, les patients et leurs familles sont invités à se rapprocher du service d’Hépato-Gastro-Entérologie de l’hôpital. Ensemble, luttons contre les hépatites virales, martèle le communiqué.

Une prévalence alarmante au Cameroun

Cette annonce intervient dans un contexte sanitaire préoccupant. En effet, les données disponibles laissent entrevoir une prévalence élevée de ces maladies sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, l’hépatite B touche 1,2 % de la population, avec des disparités régionales marquées : dans l’Extrême-Nord, la prévalence atteint même 17,7 %. Par ailleurs, l’hépatite C affecte 1,3 % de la population générale, tandis que l’hépatite D, chez les personnes déjà infectées par l’hépatite B, concerne 10,5 % d’entre elles.

Ces chiffres rappellent l’urgence d’une prise en charge accessible et de qualité.

Les hépatites se transmettent principalement par le contact avec du sang contaminé, par des rapports sexuels non protégés, ainsi que de la mère à l’enfant à la naissance pour les hépatites B et D. C’est pourquoi les groupes les plus vulnérables incluent les professionnels de santé, les personnes non vaccinées, les consommateurs de drogues injectables, ainsi que les personnes ayant reçu des produits sanguins avant 1990. Face à ce constat, la prévention repose sur trois piliers essentiels : la vaccination, la sécurité des pratiques médicales et une sensibilisation accrue des populations.

Les objectifs nationaux et la stratégie du ministère de la Santé

Pour le patron de la santé, les objectifs fixés à son équipe sont clairs : 90 % des patients doivent connaître leur statut sérologique, 90 % des patients dépistés positifs doivent être mis sous traitement, et une réduction de 65 % du taux de mortalité lié aux hépatites doit être atteinte. Le plan stratégique national, quant à lui, vise à intégrer la lutte contre les hépatites dans d’autres programmes de santé publique et à renforcer l’accès universel aux services de prévention et de traitement.

Un système de prise en charge en développement

Il convient de rappeler qu’en 2023, le Cameroun a détecté plus de 12 000 nouveaux cas d’hépatite virale B et près de 3 800 cas d’hépatite C, avec un impact significatif sur la santé publique. Aujourd’hui, la priorité est de réduire ces chiffres et d’atteindre l’objectif de zéro nouveau-né infecté par l’hépatite B, tout en élargissant l’accès au traitement pour les patients existants. Pour accompagner cette dynamique, dix-neuf (19) centres de traitement agréés et deux (02) centres de dispensation ont été mis en fonctionnement sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, la qualité de la prise en charge s’améliore grâce à une logique de proximité et de disponibilité des traitements. Les défis restent néanmoins nombreux. De nouvelles approches et des financements innovants sont en cours d’implémentation afin d’accroître les chances des populations à un accès équitable à la prévention et à la prise en charge de ces pathologies.

Avec cette annonce à Sangmélima, le Cameroun se positionne fermement dans la lutte mondiale contre les hépatites. L’objectif est désormais clair : atteindre d’ici 2030 les cibles de réduction de la prévalence et d’élimination des hépatites virales, conformément aux engagements internationaux.

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Elvis Serge NSAA DJOUFFO TALLA est un journaliste camerounais spécialisé en santé et enquêtes de terrain, actuellement rédacteur en chef adjoint au groupe Echos-Santé. Lauréat de plusieurs prix nationaux pour ses reportages sur la tuberculose et le VIH, il allie rigueur factuelle et engagement pour les droits humains, notamment à travers des enquêtes sur l’accaparement des terres, la mortalité minière ou l’accès aux soins. Sa démarche s’appuie sur une expertise vérifiée, renforcée par une formation en vérification des faits et un engagement continu pour un journalisme porteur de changement social.

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