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Hôpital régional de Ngaoundéré : plus de 300 cas d’accidents reçus en un mois

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Ces chiffres ont été donnés par docteur Gaya Hamza, directeur de cette formation sanitaire. Des chiffres qui montrent une importante activité de transports dans la ville et dans les environs.

L’hôpital régional de Ngaoundéré fait face à une affluence record aux urgences. Selon le Dr Gaya Hamza, directeur de cette formation sanitaire majeure de la région de l’Adamaoua, plus de 300 cas d’accidents de la voie publique ont été enregistrés au cours du seul mois de janvier. Ce pic alarmant accentue la pression sur les équipes médicales, particulièrement la traumatologie, déjà débordés par la demande croissante.

« Il faut dire que nous avons pour le mois de janvier, il y a quelques temps. Nous avons pratiquement reçu plus de 300 accidentés de la voie publique. C’est vrai qu’il y a eu un petit truc avec certaines agences qui ont fait des accidents mais il n’en demeure pas moins que plus de 30% de nos cas d’urgence sont les accidents de la voie publique », a déclaré le Dr Gaya Hamza lors d’une rencontre avec les moto-taximen initiée par Gustave Patrick Mbiakalé Madola, sous-préfet de l’arrondissement de Ngaoundéré 1er. Les victimes, souvent des motocyclistes et piétons, présentent généralement des fractures, des traumatismes et des lésions internes. « Nos services d’urgences sont de plus en plus sollicités pour les cas d’accidents de la voie publique », ajoute-t-il. Cette surcharge intervient dans un contexte où l’hôpital sert de référence pour plusieurs localités de l’Adamaoua, sans renforts suffisants en personnel ou en équipements.

Le directeur insiste sur la prévention et les bons gestes qui contribuent à limiter la survenue les accidents « La majorité des cas pourrait être évitée par des comportements responsables sur les routes. Port du casque pour les deux-roues, respect des limitations de vitesse, évitement des surcharges et de la conduite en état d’ébriété sont essentiels. »

Depuis l’arrivée du docteur Gaya Hamza, traumatologue, à la tête de l’Hôpital régional en février 2025, la fréquentation du service de traumatologie a connu une hausse. En dehors de ses tâches de directeur, il a dégagé deux jours pour les consultations aux urgences sans oublier les opérations chirurgicales qu’il effectue à chaque fois que l’urgence se présente.

Malgré sa disponibilité, de nombreuses personnes continuent victimes des accidents de la voie publique, continuent de faire recours au traitement traditionnel alors que ses services restent disponibles. « Nos services sont ouverts et nous ne cesserons de le rappeler, en cas de fracture, venez d’abord à l’hôpital pour les premiers soins, même si le ndibo, guérisseur traditionnel peut aider mais rassurez-vous de ce que le médecin a posé le bon geste », a-t-il appelé.

Cette situation reflète un problème national au Cameroun, où les AVP causent des milliers de morts et d’invalidités par an.

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Jean Besane Mangam qui cumule plus de 5 ans d’expérience. Titulaire d’un Master en Histoire et d’un certificat en documentation et archivistique, et correspondant de Echos Santé dans l’Adamaoua depuis 2020. Il a à son actif plusieurs certifiants en journalisme et le fact-checking dont Africa Fact Checking fellowship, Desinfox Afrique Cameroun, Code for Africa et Internews (vaccins et grands singes). Boursier de la Thomson Reuters Foundation / Fonds Mondial, Dakar 2024 mais aussi lauréat de plusieurs prix, Banque Mondiale en 2018, CDC/ Épicentre/CCOUSP en 2021 et Victoria International Media Merit Award en 2022.

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