Dans une région où les spécialistes ne courent pas les rues, le docteur Yannick Yepmo s’impose comme une valeur sûre de la chirurgie cardio-vasculaire dans le château d’eau.
Dans une ville de Ngaoundéré où les maladies rénales font de ravages, la chirurgie vasculaire s’impose comme une solution pour les patients en phase de dialyse. Pour la survie de pleins de patients, le docteur Yannick Yepmo se positionne en sauveur de vies.
Avant d’arriver au Centre Hospitalier Régional de Ngaoundéré, Yannick Yepmo, traine derrière lui un riche parcours scolaire, académique et professionnel qui l’a conduit en Chine pour des études de médecine après son baccalauréat obtenu au Cameroun. « Après mon baccalauréat, je suis allé en Chine où j’ai fait la formation en médecine pour devenir médecin et dans la ville de Wuhan où j’ai fait ma spécialisation en chirurgie cardiaque », répond-t-il. La valeur n’attendant point le nombre d’années, après son retour au pays en 2020, il sera admis au concours d’intégration à la fonction publique. En 2021, il est affecté à l’Hôpital Général de Yaoundé. Avide de connaissances et animer d’un désir de renforcer ses compétences, il se rendra au Canada en 2023 pour un stage d’observation de quatre mois. Ce qui va lui permettre d’approfondir ses connaissances dans son domaine. De retour au Cameroun, il ne restera pas longtemps dans la capitale politique, car en 2025, il est affecté au Centre Hospitalier Régional de Ngaoundéré, où en très peu de temps, il réussit à imprimer ses marques. Selon sa hiérarchie, il est de plus en plus sollicité pour appuyer le centre d’hémodialyse de l’Hôpital Régional de Ngaoundéré pour la réalisation des fistules artérioveineuses pour les patients insuffisants rénaux.
Curiosité et modèles
Dans son parcours, le docteur Yannick Yepmo a été influencé par des médecins modèles et surtout motivé par sa volonté de sauver des vies. « Je voulais juste être un chirurgien cardio-vasculaire, mais à mon retour au pays, j’ai fait la connaissance du Dr Mve Mvondo Charles, qui m’a fait voir cette spécialité autrement et que j’ai vu faire avec tant de détermination et d’excellence, j’ai dit, lui je dois le surpasser. Et pour la chirurgie vasculaire, mon mentor, grand frère et père en même temps, le Dr Lowe Sepolin qui m’a tout donné, car tout ce que je sais faire maintenant dans cette discipline c’est grâce à lui », dit-il, tout en précisant, « J’ai aussi les docteurs Ela et Kobe, chez qui j’ai aussi beaucoup appris surtout sur la chirurgie thoracique ». Au-delà des modèles, les programmes télé ont aussi eu une influence sur lui, surtout les séries qui traitent des questions de médecine, comme Grace Anatomy dans laquelle, il dit avoir vu pour la première fois ce qu’on appelle chirurgie cardiaque.
Discipline à valoriser
A en croire docteur Yannick Yepmo, la chirurgie vasculaire n’est pas une nouveauté au Cameroun mais demeure très peu valorisée par rapport aux autres spécialités de la médecine. Pour lui, il y a encore du chemin à faire, et l’Etat a un rôle à jouer pour sa vulgarisation et son implémentation dans les formations de spécialisation au pays pour assurer la relève. La solution passe selon lui, par la création du cursus de la formation et surtout par les équipements nécessaires dans les hôpitaux de première et deuxième catégories. Il plaide en même temps pour la vulgarisation de cette branche de la médecine comme dans les pays d’Afrique de l’Ouest, (Sénégal et Côte d’Ivoire) où des opérations se font tous les jours.
Marié et père d’enfants, il trouve le temps de s’adonner à ses passe-temps favoris qui sont la méditation biblique, le football, les jeux vidéo et le voyage. Ce qui lui permet d’avoir une ouverture d’esprit pour améliorer ses pratiques au quotidien.













































































































































































































































































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