Les acteurs humanitaires se sont mobilisés le mercredi 19 août 2026 autour d’une marche sportive à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Une initiative placée sous le thème « Agir pour l’humanité ».
Les premières heures de ce mercredi 19 août ont donné à Maroua une animation particulière. Au carrefour Tradex Damayo, des acteurs humanitaires, des partenaires et d’autres participants se sont retrouvés, baskets aux pieds, pour prendre part à une marche sportive organisée dans le cadre de la Journée mondiale de l’aide humanitaire.
Dans une ambiance à la fois sportive et conviviale, le cortège a traversé plusieurs artères de la capitale régionale avant de rejoindre les Services du Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord. Au-delà de l’exercice physique, cette mobilisation avait surtout pour objectif de rappeler la place de l’action humanitaire dans une région où de nombreuses communautés restent confrontées à des situations de vulnérabilité.
Dans l’Extrême-Nord, les interventions humanitaires s’inscrivent dans un contexte marqué par les déplacements de populations, les crises, les difficultés d’accès aux services essentiels et les conséquences des aléas climatiques. Sur le terrain, les organisations interviennent notamment dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’eau et de l’assainissement, de la protection, de l’éducation et de l’appui aux moyens de subsistance.

Pour Habiba, participante à la marche, cette activité permet surtout de donner une dimension plus humaine au travail réalisé quotidiennement par les organisations. « Derrière chaque intervention, il y a une famille, un enfant ou une personne qui traverse une situation difficile. Cette journée permet de rappeler que l’humanitaire concerne avant tout des vies humaines », témoigne-t-elle.
La mobilisation a également constitué un moment de rencontre entre différents acteurs. En partageant le même parcours, les participants ont pu échanger, renforcer leurs liens et rappeler l’importance de la collaboration dans la réponse aux besoins des communautés.
Pour Bama, habitant de la région, l’action humanitaire ne devrait cependant pas être réduite aux situations d’urgence. « L’aide est importante lorsqu’une crise survient, mais il faut aussi accompagner les communautés pour qu’elles puissent progressivement retrouver leur autonomie », estime-t-il.

Cette préoccupation rejoint l’un des enjeux majeurs de l’action humanitaire actuelle : passer progressivement de la réponse immédiate aux crises à des interventions capables de renforcer durablement la résilience des communautés. Dans une région régulièrement confrontée aux chocs climatiques, aux déplacements et aux difficultés socioéconomiques, cette approche apparaît comme un levier essentiel.
La marche a ainsi permis de rapprocher davantage les acteurs humanitaires des populations. Dans les rues de Maroua, les participants ont porté un message simple : l’action humanitaire ne se résume pas aux interventions d’urgence. Elle repose également sur la solidarité, la proximité et la capacité à accompagner les communautés dans la durée.
Eloa Chris, autre participant, insiste sur cette dimension collective. « Chacun peut contribuer à aider une personne en difficulté. L’humanitaire n’est pas seulement l’affaire des grandes organisations. La solidarité doit aussi venir de la communauté », souligne-t-il.












































































































































































































































































