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Mpox au Cameroun : le SGI ajuste sa stratégie face à la persistance de l’épidémie

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Le Système de Gestion de l’Incident (SGI) a dressé récemment un bilan rigoureux de la riposte nationale. Entre surveillance accrue et défis logistiques, de nouvelles directives ont été édictées pour freiner la propagation du virus.

Le Système de Gestion de l’Incident (SGI) a tenu une réunion cruciale le 03 mars 2026 au Centre de Coordination d’urgences de Santé Publique afin d’évaluer l’état de la riposte nationale contre l’épidémie de Mpox. Le bilan épidémiologique présenté lors de cette séance révèle une situation qui exige une vigilance accrue de la part des autorités sanitaires. Entre le 17 et le 23 février 2026, un nouveau cas suspect a été notifié pour un cas confirmé, ce qui porte désormais à 138 le nombre total de cas enregistrés depuis le déclenchement de l’épidémie sur le territoire national. La géographie de la transmission montre que la menace reste diffuse, avec une attention particulière portée sur la région du Centre, et plus précisément sur le district de santé de Djoungolo, qui figure parmi les zones récemment affectées par ces notifications. Cette persistance du virus impose un maintien de la mobilisation des équipes de terrain pour éviter une flambée épidémique à plus large échelle.

Une mobilisation multisectorielle sur le terrain

Face à cette dynamique de transmission, les différentes sections du SGI déploient un arsenal de mesures opérationnelles visant à contenir la propagation. L’accent est mis sur le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les régions, avec un programme de coaching intensif destiné aux équipes locales pour optimiser le suivi des contacts. Parallèlement, la préparation de sessions de formation sur la gestion globale des cas cliniques s’accélère, notamment dans la région du Littoral, afin de garantir une prise en charge standardisée et efficace des patients. Au-delà du volet médical, la riposte intègre une dimension logistique et communicationnelle majeure. Cela inclut la mobilisation active des partenaires techniques et financiers, la sécurisation des personnels engagés au front, ainsi que la diffusion régulière d’informations officielles pour contrer la désinformation. L’expédition prioritaire d’intrants et l’évaluation rigoureuse de la disponibilité des équipements de protection individuelle dans les centres de traitement restent des piliers essentiels pour assurer la continuité des soins en toute sécurité.

Des défis de laboratoire à surmonter

Malgré la détermination des équipes, l’évaluation a mis en exergue des obstacles structurels persistants, particulièrement au niveau de la chaîne de diagnostic biologique. Le Laboratoire National de Santé Publique fait face à une insuffisance de réactifs nécessaires à la confirmation autonome des cas suspectés. Pour l’heure, cette fonction critique repose sur l’expertise du Centre Pasteur du Cameroun, en attendant que les ressources nécessaires soient mobilisées pour renforcer les capacités techniques nationales. Un autre point de friction réside dans la coordination entre les différentes structures de laboratoire. Les experts ont souligné l’urgence d’harmoniser les procédures de production des résultats et d’affiner la classification des sous-clades du virus Mpox circulant au Cameroun. Cette précision scientifique est indispensable non seulement pour le suivi épidémiologique, mais aussi pour adapter les stratégies de riposte aux caractéristiques spécifiques des souches locales, garantissant ainsi une réponse plus ciblée et efficace.

Les recommandations clés pour une riposte efficace

À l’issue de cette rencontre d’évaluation, une série de recommandations stratégiques a été formulée pour redynamiser la lutte contre le virus. Le SGI préconise une réunion de mise au point immédiate avec les partenaires techniques et financiers afin de combler les lacunes en ressources et d’actualiser la liste des besoins en intrants. Sur le plan clinique, une innovation majeure a été adoptée : la prise en compte systématique de la sérologie VIH pour tout cas confirmé de Mpox, une mesure visant à améliorer la prise en charge globale des patients et à prévenir les complications liées aux co-infections. Par ailleurs, le renforcement du suivi des contacts et l’harmonisation rigoureuse des protocoles de laboratoire ont été érigés en priorités absolues. L’objectif final est d’assurer une cohérence nationale dans la gestion des données et des soins, tout en garantissant que chaque maillon de la chaîne de riposte, du district de santé le plus reculé jusqu’aux laboratoires de référence, dispose des outils nécessaires pour éradiquer la menace de la Mpox au Cameroun.

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Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

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