Le 28 mars prochain au complexe BEAC, la FECASAMBO organise ses premières compétitions de la saison. Entre défis sportifs et finales de haut vol, Me François Mbassi mise sur une couverture médicale de pointe pour blinder la sécurité des athlètes.
Avec près de 300 athlètes attendus, le complexe BEAC de Yaoundé s’apprête à devenir, le 28 mars 2026, l’épicentre du Sambo camerounais Sous l’impulsion de Me François Mbassi, président de la Fédération camerounaise de sambo (FECASAMBO), la capitale accueillera simultanément le Grand Prix Jean-Paul Mbouelle et la première journée du championnat national. Cet événement, qui marque le lancement officiel de la saison au sein de cette institution, attire déjà tous les regards alors que les enregistrements des athlètes se poursuivent dans une ferveur palpable. Jusqu’aux dernières heures précédant le coup d’envoi, les délégations affluent pour inscrire leurs meilleurs combattants. Ce qui témoigne de la vitalité d’une discipline qui ne cesse de gagner du terrain au Cameroun. L’organisation, rodée aux exigences du haut niveau, promet une immersion totale dans cet art martial hybride, mêlant tradition et modernité dans une enceinte du complexe BEAC parée aux couleurs de la performance et du fair-play.
Une compétition totale : sport et combat
Dès 9 h précises, les hostilités débuteront sur les tapis avec les phases éliminatoires qui s’annoncent d’une intensité rare. Le programme technique est exhaustif, couvrant les catégories Seniors en Sambo Sportif (Messieurs et Dames) ainsi qu’en Sambo Combat (Messieurs et Dames). Cette diversité garantit un spectacle complet : d’un côté, la finesse technique des projections et des immobilisations du Sambo sportif ; de l’autre, la rudesse spectaculaire du Sambo combat où les percussions (pieds, poings, genoux) s’ajoutent aux techniques de lutte. Les athlètes, venus de toutes les régions, se disputeront non seulement le prestige du Grand Prix Jean Paul Mbouelle, mais aussi les premiers points cruciaux pour le titre national. La montée en puissance sera graduelle tout au long de la journée, menant aux finales tant attendues programmées à 16h, où les champions devront faire preuve de résilience et de lucidité pour s’imposer devant un public que l’on annonce nombreux et passionné.
Pari de la sécurité : une couverture médicale de pointe
Au-delà des enjeux sportifs, la Fédération a placé cette édition sous le sceau de l’innovation sanitaire, faisant de la sécurité des athlètes le pilier central de son organisation. Me François Mbassi a personnellement veillé à ce que la couverture médicale dépasse les standards habituels pour atteindre une dimension quasi hospitalière sur site. Une véritable « task force » de professionnels de la santé a été mobilisée : médecins du sport, kinésithérapeutes spécialisés dans la gestion des traumatismes articulaires et secouristes de haute montagne ont été réquisitionnés pour parer à toute éventualité.
Ce dispositif humain de premier plan est soutenu par un arsenal technologique impressionnant. Des équipements de pointe, incluant des unités de diagnostic rapide, des défibrillateurs de dernière génération et des systèmes de cryothérapie mobile, seront déployés aux abords immédiats des surfaces de combat. L’objectif est clair : intervenir en quelques secondes pour minimiser les risques liés à la haute intensité des chocs. Ce qui permettra une prise en charge optimale des compétiteurs et de leurs encadreurs.
Un signal fort pour le sambo africain
Cette rigueur logistique, particulièrement sur le volet médical, envoie un signal fort à l’ensemble de la communauté sportive africaine et internationale. En investissant massivement dans la santé des pratiquants, la FECASAMBO ne se contente pas d’organiser un tournoi ; elle professionnalise structurellement la discipline au Cameroun. Ce souci du détail, allié à la qualité des combattants en lice, positionne le Grand Prix Jean Paul Mbouelle comme une référence organisationnelle majeure.
Le Cameroun confirme ainsi son statut de nation pionnière du Sambo en Afrique, capable de concilier l’agressivité nécessaire au sport de combat avec une éthique de protection absolue de l’intégrité physique. Le rendez-vous du 28 mars au complexe BEAC n’est donc pas seulement une fête du sport, mais une démonstration de force institutionnelle qui augure une saison 2026 sous les meilleurs auspices, où l’excellence technique se conjugue enfin avec une sécurité de standard mondial.
Interview
« Nous avons mobilisé toutes les ressources pour assurer une bonne couverture médicale »

Comment vous organisez-vous pour assurer une bonne couverture médicale de la compétition prévue samedi prochain à la Fédération camerounaise de sambo ?
Nous avons mobilisé toutes les ressources nécessaires pour assurer une bonne couverture médicale. Pour cela, nous aurons une équipe du SAMU du CURY (ambulance de type C, ambulancier, infirmière urgentiste, brancardier, médecin) ; une équipe médicale de la FECASAMBO (médecin, 3 infirmiers, 2 kinésithérapeutes) ; une équipe de travail sur le site : une équipe médicale du tapis, une équipe médicale du PMA en retrait (préparation, prise en charge des athlètes, évacuation des cas critiques vers le CURY) ; et aussi une équipe hospitalière dotée d’un service de trauma du CURY informée et d’alerte, prête à recevoir les cas critiques.
Avant la compétition, les sambistes sont-ils soumis à une visite médicale ?
Ici c’est une compétition nationale, ils sont suivis dans leurs clubs et par la commission médicale de la FECASAMBO, le staff médical de la fédération soumet toujours les athlètes aux visites médicales la veille de la compétition lors de la pesée en collaboration avec la direction technique nationale. Cela permet souvent d’éliminer ceux qui ne sont pas aptes ou qui ont des problèmes de santé chronique négligés.
Quels sont les types de cas que vous recevez lors des compétitions et comment vous y remédiez ?
L’équipe est pluridisciplinaire et très expérimentée pour faire face à tout genre de situation, jusqu’aux situations extrêmes (médecin anesthésiste, réanimateur urgentiste, médecin généraliste, infirmière urgentiste, infirmières, brancardier, kinésithérapeutes, ambulancier), avec dispositif d’évacuation prêt à tout moment pour le CURY, qui est notre hôpital de référence. Les cas souvent reçus vont des traumatismes fermés légers (contusions) aux traumatismes ouverts (plaies, hémorragies), en passant par des traumatismes crâniens légers avec parfois des commotions cérébrales (pertes brèves de conscience) nécessitant parfois des mesures de réanimation urgentes pour les récupérer rapidement.













































































































































































































































































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