Couronné à Cotonou le 9 septembre 2026 par la mention très honorable et les félicitations d’un jury international, le Dr Roméo Hervis Tedjieu devient le premier de sa discipline à obtenir son Habilitation à Diriger des Recherches au Cameroun.
C’est une page majeure de l’histoire académique et scientifique africaine qui vient de s’écrire. Ce mercredi 9 septembre 2026, devant un parterre d’éminents universitaires réunis au sein d’un jury international de haut vol, le Dr Roméo Hervis Tedjieu, enseignant-chercheur issu de l’Institut Universitaire de la Pointe de Bafoussam, a brillamment soutenu sa thèse d’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR). Couronnant des années de quête rigoureuse, cette prestation a été saluée par la mention très honorable assortie des félicitations unanimes du jury. Cette consécration prestigieuse le propulse au rang de pionnier, faisant de lui le tout premier de sa discipline à franchir cette marche académique exigeante au Cameroun, confirmant ainsi l’excellence et la vitalité de la recherche biomédicale en Afrique centrale.
Présidées avec une maîtrise exemplaire par le Professeur Isaïe Nzeyimana de l’Université du Rwanda et membre de la Ballsbridge University, les assises ont également bénéficié de l’expertise critique de rapporteurs et lecteurs de premier plan. Le Professeur Virgile Ahyi de l’Université inter-régionale du génie industriel et des sciences appliquées (IRGIB Africa) au Bénin et le Professeur Tom-Irazou Tchalim de l’Université de Kara au Togo ont ainsi conduit une évaluation minutieuse des travaux.
Porté par un parcours d’excellence et une rigueur méthodologique constamment saluée, le récipiendaire est titulaire d’un doctorat PhD en Sciences Biomédicales, avec une spécialisation en maladies infectieuses, obtenu en co-diplomation entre l’Université publique de Lisala en République Démocratique du Congo et le Centre Interuniversitaire de Recherche Pluridisciplinaire (CIREP).
Une étude pionnière sur la Chlamydia
Au cœur de ce succès académique retentissant se trouve un mémoire de synthèse remarquable, ancré dans les urgences sanitaires les plus pressantes du continent. Ses investigations scientifiques jettent une lumière crue sur des pathologies insidieuses souvent reléguées au second plan. Son étude pionnière menée sur la séroprévalence et les déterminants de l’infection à Chlamydia chez les femmes enceintes reçues en consultation prénatale à l’Hôpital de District de la Mifi à Bafoussam constitue à cet égard une véritable avancée pour la santé publique.
En mobilisant avec brio la méthode immuno-enzymatique ELISA pour analyser des profils biologiques complexes, ses travaux ont mis en exergue une prévalence alarmante de 54 % chez les répondantes. L’étude pointe directement l’impact de la multiplicité des partenaires sexuels et le défaut d’utilisation des préservatifs comme des facteurs de risque statistiquement déterminants.

Un témoin de marque : le Pr Sah Tatsing Félix Désiré
La soutenance s’est déroulée en présence d’une personnalité scientifique de premier plan : le Professeur Sah Tatsing Félix Désiré, infirmier PhD, qui a marqué l’histoire académique en devenant le premier infirmier à obtenir une HDR en sciences infirmières en Afrique francophone. Sa présence aux côtés du Dr Tedjieu témoigne de la dynamique d’excellence et de l’émulation qui traversent les sciences de la santé en Afrique centrale.
De nouvelles prérogatives institutionnelles
Conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, le Dr Roméo Hervis Tedjieu est désormais éligible à l’inscription sur la liste d’aptitude au grade de Maître de Conférences sans passer par la case de l’audition préalable. Il dispose désormais de toutes les prérogatives institutionnelles pour codiriger des thèses de doctorat, siéger en qualité de rapporteur dans les jurys universitaires les plus exigeants et encadrer la nouvelle génération de chercheurs africains.
Cette distinction éclatante rend un vibrant hommage à l’engagement d’un personnel médico-sanitaire qui, au quotidien, conjugue la rigueur de la pratique clinique et l’exigence de la recherche fondamentale. La consécration de Cotonou illustre avec panache la capacité de l’intelligence africaine à apporter des réponses scientifiques endogènes aux défis sanitaires qui hypothèquent l’avenir des populations.












































































































































































































































































