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Le Dr Ndam Nguh-Mbi : un modèle dans l’investissement sanitaire au Cameroun

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Agé de 63 ans, ce médecin radiologue originaire de Santa, région du Nord-ouest, est engagé depuis 2002 à investir dans le domaine de la radiologie et de l’imagerie médicale. Son objectif est d’offrir aux populations camerounaises les meilleurs diagnostics pour leurs problèmes de santé.

Après l’obtention de son diplôme en médecine en 1985 et son diplôme de spécialisation en radiologie en 1994 au CUSS actuelle faculté de médecine de science biomédicale. Puis entre 1992 et 1993, il s’envole pour la France pour une spécialisation en radio Anatomie et en Sénologue d’où il s’en sort nanti d’un diplôme de spécialisation en anatomie et en Sénologie. Bien plus, de 1985 à 1989 il travaille à l’hôpital de Manfé comme médecin. De 1994 il est affecté à l’hôpital provincial de Bafoussam occupant le poste de Chef service radiologie dudit l’hôpital. De 2003 à nos jours il est promoteur du Centre de Radiologie et d’Imagerie médicale de l’Ouest (CRIMO SARL) « après le CUSS et ma spécialisation en France, j’avais pensé qu’il était mieux d’apporter ma contribution pour le diagnostic des patients » souligne le Dr Ndam Nguh-Mbi.

En réalité, c’est à partir de 1992 que cet illustre médecin radiologue nourrit l’ambition d’ouvrir un centre de radiologie et d’imagerie médical. Il faut dire que c’est  à cause des difficultés liées au manque de matériel et d’équipements nécessaires qu’il a eu à rencontrer lorsqu’il était jeune médecin à l’hôpital de Manfé et c’était pénible pour les patients et même pour les femmes enceintes de faire une échographie « c’est à cause de ces difficultés que j’avais décidé de ne plus faire la médecine curative mais pensé faire de la médecine diagnostique et cela m’avait poussé à faire la radiologie » a-t-il exprimé au cours d’un entretien.

Le Dr Ndam Nguh-Mbi est marié et père de 06 enfants dont le premier est médecin, le deuxième est également médecin aux Etats Unis, le troisième fait sixième année de médecine, deux autres filles fréquentent à l’université de Bamenda et l’autre est encore petit. En bon père de famille, il sut donner à ses enfants une bonne éducation en les inculquant la valeur du travail, c’est donc une fierté pour cet investisseur extraordinaire en matière de santé au Cameroun.

Rappelons que le Centre de Radiologie et d’Imagerie Médicale de l’Ouest (CRIMO) du Dr Ndam Nguh-Mbi est situé à Bafoussam au quartier Ndiangdam. Le Département de Radiologie du Centre de Radiologie et d’Imagerie Médicale de l’Ouest (CRIMO) est entièrement accrédité par la Société Camerounaise de Radiologie, radiothérapie et Imagerie Médicale (SCRRIM). Le Centre a vu le jour en Mars 2003 et a pour mission d’offrir des examens de radiologie de meilleure qualité à des prix abordables et dans un environnement moderne. Le centre compte cinq activités principales qui constituent également les deux départements qui sont, Radiologie et Gynécologie/Obstétrique.

Désiré EFFALA                  

« Nous avons un bon équipement, un personnel vraiment dévoué et nos résultats sont là preuve ».

Dr Ndam Nguh-Mbi, Radiologue, investisseur et Présdent directeur général du Centre de Radiologie et d’Imagerie Médicale de l’Ouest (CRIMO) présente son investissement dans le secteur de la Santé.

Dr Ndam Nguh-Mbi, vous êtes promoteur du centre de radiologie et d’imagerie médicale de l’ouest (CRIMO) est-ce que vous pouvez nous faire un historique de ce projet ?

C’est un projet que j’avais pensé depuis mon affectation dans la région de l’ouest en 1994. Mais avant de venir ici j’avais déjà cette idée lorsque j’étais en spécialisation en France où je pensais qu’en rentrant au Cameroun, je vais mettre en place une clinique de radiologie. Quand je suis arrivée en 1994, le service de radiologie de l’hôpital régional était fermé il n’y avait pas d’appareil fonctionnels, il n’y avait pas de personnel dans ledit service. De ce fait, j’avais discuté avec le représentant de l’Union Européenne qui était à la délégation à l’époque et on a pu demander un appareil du Pays-Bas qui est arrivé un après et c’est ça qui m’a permis travailler un peu. Mais c’était petit et ça ne me permettait pas de pratiquer véritablement ce que j’avais appris à l’école. Raison pour laquelle en 2003, j’ai commencé avec ce projet et j’ai demandé une mise en disponibilité qui m’a été accordé en 2006 et j’ai commencé à acheter les appareils petit à petit avec le peu de moyens que j’avais.  Mais la plupart du temps, j’avais eu la chance que les fournisseurs me fissent confiance cela m’a aidé à acheter les appareils par traite. J’ai commencé par une échographe, après une petite radio jusqu’à tout ce qu’on voit aujourd’hui. 

Avec tout ce qu’on voit aujourd’hui, est-ce que vous nous présenté le centre ?

Pour le moment on a un service de radiologie qui fonctionne avec trois appareils, un gros appareil pour les examens spéciaux, un appareil numérique pour les examens standards et un petit appareil portatif qu’on peut faire les examens sur les malades ambulants. On a aussi un service d’échographie ayant deux salles d’échographies avec trois appareils à savoir deux appareils Mindray Resona i9 et un appareil sono crip S50 ce sont les gros appareils professionnels. Nous avons aussi un appareil mammographe et un panoramique dentaire ce sont des appareils numériques. Nous avons également un scanner 64 barrettes et une IRM Superstar 0,35 T champ ouvert. Nous avons bien plus, des groupes électrogènes pour pallier aux problèmes d’électricités. Il y’a bien attendu les autres services tels que, le service d’accueil, un secrétariat et un personnel qui m’aide à travailler.

 Aujourd’hui le centre est fonctionnel sur deux bâtiments ?

Nous avons commencé avec le premier bâtiment que j’appelle le bâtiment A, mais quand on a eu les problèmes de scanner, il se posait un problème de local. J’ai dû alors acquis ce deuxième bâtiment qu’ont aménagé et qui nous a permis d’installer le scanner et au fur et à mesure ont a installé d’autres services comme le service de radiologie, l’échographie et le service de fonctionnement. Mais le bâtiment A reste fonctionnel pour la mammographie, panoramique dentaire et pour les examens spéciaux et l’IRM, on a aussi un gynécologue qui occupe l’étage et un service de kinésithérapie. Il faut noter que le centre est complètement numérique parce qu’on travaille en réseau.

Combien pouvez-vous évaluer ce gros investissement ?

C’est difficile de le dire mais ce sont des choses que j’ai acquises petit à petit. Il y a beaucoup de machine que je paye encore comme IRM, IRM c’est un appareil que j’ai obtenu il y’a environ deux ans et grâce à nos fournisseurs qui avaient foi en moi, ils m’ont donné cet appareil que je paye petit à petit. Et aussi avec d’autres petits emprunts que je fais chez les membres de familles et chez certains amis, on a pu monter le projet de l’IRM. Maintenant, s’il faut seulement calculer le coup des appareils, ça peut s’évaluer à 1 Milliards de Francs CFA. Concernant les bâtiments, j’ai construit le bâtiment A en 10 ans par contre le bâtiment B j’ai dû l’acheter et que j’ai payé pendant 5 ans.

Perlant des ressources humaines dites-nous ce qu’on retrouve comme ressources humaines dans votre centre ?

Pour le moment, il y’a deux radiologues qui travaillent sur le site (le Dr Saki et moi-même) et un autre radiologue qui travail à distance avec nous il s’agit Dr Lah. On a trois techniciens bien formés, on un administrateur du centre, on a trois secrétaires et puis une caissière, on a les vigiles et les techniciens de surface.

Comment fonctionne votre centre et d’où viennent vos patients ?

On fonctionne 24h/24 et on travaille tous les jours de 7 heures 30 à 17 heures 30 ; après on a service de garde, c’est une équipe qui travaille de 17 heures 30 jusqu’au matin et les weekends aussi nous avons un service de garde ce qui fait qu’à n’importe quel moment on travaille et nous assurons tous les services. En ce qui concerne nos patients, je crois qu’on couvre la région de l’Ouest et les régions limitrophes comme le Nord-ouest, l’Adamaoua, le Littorale et le Centre. Il y’a beaucoup de malades qui viennent de Douala, de Yaoundé etc. pour venir consulter. Mais la plupart de nos patients vienne de la région de l’Ouest.

A côtés d’autres centres d’imagerie qui existent, qu’elle est la particularité de votre centre ?

L’une de nos forces c’est que nous avons un bon équipement, un personnel vraiment dévoué et nos résultats sont la preuve. On essaye d’être un plus précis et donner des résultats qui peuvent aider les médecins à traiter les malades. Et en même temps, on essaye de faire en sorte que tout le puisse faire les examens quel que soit les moyens qu’ils ont. Donc on ne veut pas être chère parce que les moyens sont limités pour la plupart de nos populations.

Vous avez l’ensemble des équipements qu’un centre d’imagerie médicale peut avoir, arrivé à ce niveau est-ce que vous avez encore des projets ?

Oui on a toujours des projets. Il faut tout d’abord maintenir ces équipements et s’assurer qu’on les renouvèle pour qu’ils soient toujours au top. Si non on risque se retrouver avec de vieux équipements, donc il est important de s’assurer que les équipements soient renouvelés. Et puis, nous avons d’autres projets tels que s’ouvrir au monde c’est-à-dire faire sorte que les radiologues qui sont ailleurs puissent travailler avec nous. C’est dire qu’on a projet pour la télémédecine et c’est un projet qui est déjà bien pensé afin que les radiologues qui sont ailleurs puissent nous aider dans ce travail.  

Vous recevez en moyenne combien de patients par jour ou par mois et comment vous appréciez cette fréquentation ?

Par jour, nous recevons environ 30 à 40 patients toutes les filières. Disons que par mois, nous pouvons avoir 600 patients. Je pense que cette fréquentation est bonne pour le moment nous devons en premier s’assurer que tous ceux viennent ici sont satisfaites. Mais pour le moment on n’a pas de capacité pour servir tout le monde. En évidence, nous voulons atteindre 200 à 250 patients par semaine et voire 1000 par mois.

Quel est votre sentiment après la réalisation de ce projet ?

Je crois que nous tous devons aider notre pays à évoluer. On ne doit pas toujours attendre tout de l’Etat, l’Etat a déjà créé un environnement qui nous permet de travailler. Ailleurs on ne peut pas faire ça mais si notre gouvernement a déjà tout cet environnement, c’est facile. On doit tout faire pour aider ce pays à avancer.

Quel message à l’endroit des populations du Cameroun ?

Aux populations, je dirai de nous faire confiance car n’importe qui qui vient ici, on donne le meilleur de nous pour le satisfaire quel que soit le prix. Mon problème n’est pas de me faire de l’argent mais d’avoir une expérience. L’argent est là pour nous permettre d’aider les populations pour leurs problèmes de santé.

Enfin est-ce que vous avez les difficultés

Nous avons les difficultés notamment, il y avait beaucoup de problèmes d’énergie électrique ; les Problèmes de l’eau ; les problèmes avec route qui arrive ici qui ne favorise pas l’accès surtout en période de pluie c’est difficile pour les malades d’entrée ici ; et le problème maintenance des appareils parce qu’il faut bien s’occupé de tous ces équipements. Nous ne recevons pas de subvention de la part du Ministère de la Santé et ni du maire de la ville. Cependant, nous souhaitons en voir l’accompagnement du gouvernement parce que s’il faut renouveler le matériel, s’il faut travailler et s’il faut recevoir et satisfaire tout monde, l’apport du gouvernement et des pouvoirs publics nous aidera.

Propos recueillis par Désiré EFFALA

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