Alors que le Cameroun finalise son Plan stratégique national de recherche opérationnelle en santé 2026-2030 à Mbalmayo, la place des maladies zoonotiques s’impose comme un axe majeur des réflexions.
Il ne suffit plus de produire des données en santé ; il faut désormais les transformer en outils d’action concrets. Telle est la philosophie qui a guidé les travaux de finalisation du Plan stratégique national de la recherche opérationnelle en santé, organisés par le ministère de la Santé publique du Cameroun dans la paisible cité de Mbalmayo. Durant trois jours, du 12 au 14 février 2026, une synergie d’experts s’est employée à poser les derniers jalons d’un document appelé à structurer la politique sanitaire nationale pour les cinq prochaines années. Parmi les acteurs de premier plan de cette concertation figurait le Programme zoonoses, dont la présence n’avait rien d’anodin.
En effet, alors que les crises sanitaires récentes ont démontré l’étroite interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale, intégrer pleinement la problématique des maladies zoonotiques dans ce plan stratégique constituait une urgence épidémiologique. C’est fort de ce constat que les équipes du programme ont activement contribué aux échanges, apportant leur expertise de terrain pour faire émerger des questions de recherche opérationnelles pertinentes et adaptées aux réalités locales.
L’enjeu de cet atelier était d’une ampleur considérable. Il ne s’agissait pas simplement de compiler des axes de recherche, mais bien de concevoir un instrument de pilotage capable de répondre aux interrogations fondamentales des professionnels de santé. Comment améliorer la couverture vaccinale dans les districts sanitaires les plus reculés ? Quels sont les leviers les plus efficaces pour renforcer la surveillance des maladies à potentiel épidémique ? Comment optimiser la riposte face à une flambée de fièvre hémorragique ?
Pour répondre à ces défis, le futur plan 2026-2030 ambitionne ainsi de renforcer les capacités opérationnelles des équipes de recherche, de mobiliser des financements pérennes et, surtout, de garantir une translation rapide des résultats de la recherche vers les protocoles de soins et les politiques publiques. Cette approche pragmatique vise à combler le fossé, souvent dénoncé, entre la production scientifique et son application sur le terrain.
À l’issue des travaux, les participants ont salué la qualité des échanges et la pertinence des orientations retenues. Le programme Zoonoses, pour sa part, a réaffirmé son engagement à accompagner le ministère de la Santé publique dans la mise en œuvre de cette feuille de route ambitieuse. En intégrant pleinement la dimension “Une seule santé”, le Cameroun se dote ainsi d’un outil stratégique majeur pour anticiper les crises et bâtir un système de santé plus résilient à l’horizon 2030.













































































































































































































































































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