À l’occasion d’un point de presse stratégique ce 19 février 2026 à l’Hôpital Laquintinie, le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, va dresser l’état des lieux sans concession de l’épidémie de M-POX au Cameroun.
Le vendredi 20 février 2026, me Minsanté, va réceptionner du matériel de nouvelle génération pour optimiser la chaîne logistique du Programme élargi de vaccination PEV, garantissant ainsi l’efficacité des vaccins jusqu’au dernier kilomètre. Outre le volet vaccinal, le Minsanté reçoit officiellement un don conséquent de l’ONG Action Contre la Faim (ACF).
Du 19 au 21 février 2026, le Ministre de la Santé Publique, le Dr Malachie MANAOUDA, effectuera une visite de travail de trois jours dans la capitale économique, Douala.
Il y a des déplacements qui ressemblent à des simples formalités administratives. Celui-ci a des allures de check-up général. Du 19 au 21 février 2026, le ministre de la Santé publique, le Dr Malachie MANAOUDA, investit Douala pour trois jours d’une intensité rare. Objectif : faire le point sur la gestion du Mpox, réceptionner du matériel stratégique pour la chaîne du froid vaccinal, et accueillir un don vital contre la malnutrition. Derrière le protocole, une seule obsession : transformer les annonces en actions, sur le terrain et sous les projecteurs.
Pour comprendre l’importance du point de presse que le ministre tiendra ce jeudi 19 février 2026 à l’hôpital Laquintinie, il faut revenir dix-sept mois en arrière. Ce jour-là, le 10 septembre 2024, le Dr Malachie MANAOUDA convoquait la presse au Centre de Coordination des Opérations d’Urgences de Santé Publique (CCOUSP) à Yaoundé. Le message était grave mais maîtrisé : le Cameroun faisait face à une épidémie de Mpox, avec six cas confirmés et deux décès enregistrés. L’annonce, loin de semer la panique, a déclenché une mécanique bien huilée. Dès le 12 septembre, le CCOUSP basculait du mode alerte au mode activation. Une décision portant création du Système de Gestion de l’Incident pour la riposte au Mpox (SGI-MPOX) était signée. À sa tête, un homme, le Dr Linda ESSO, Directeur de la Lutte contre les Épidémies et Pandémies, entouré d’une équipe aguerrie. Le 16 septembre, la première réunion de coordination hebdomadaire se tenait, réunissant tous les bureaux, les offices et les partenaires techniques et financiers. La machine était en marche.
19 février 2026, 13h30 : un point de presse pour rétablir la vérité
C’est fort de cette expérience de gestion de crise que le ministre pose ses valises à Douala. Le choix de l’hôpital Laquintinie pour ce point de presse n’est pas anodin. Épicentre historique de nombreuses alertes sanitaires dans la métropole économique, l’établissement incarne la médecine de première ligne. Face aux professionnels des médias nationaux et internationaux, le patron de la santé publique camerounaise va devoir jouer la transparence. Au menu des échanges : un état des lieux sans fard de la situation épidémiologique, les mesures de riposte engagées par le Gouvernement, et les perspectives de renforcement du dispositif national de veille et de réponse sanitaire. L’enjeu est de taille : dans un contexte où les rumeurs et les doutes sur l’existence même de la maladie ont circulé, il s’agit de rassurer sans banaliser, d’informer sans affoler. Une communication chirurgicale est attendue.
La mobilisation sans faille du Système de Gestion des Urgences
Derrière cette communication, il y a une armée silencieuse à l’œuvre. Depuis l’activation du SGI-MPOX en septembre 2024, le Cameroun a structuré sa réponse autour de plusieurs sections stratégiques : coordination, veille, communication publique, investigation, sensibilisation, logistique, WASH (eau, hygiène et assainissement), gestion de données, suivi-évaluation. Autant de maillons d’une chaîne de survie épidémiologique.
Le ministre pourra s’appuyer sur ce dispositif pour annoncer, le cas échéant, des renforcements ou des ajustements. Car la lutte contre le Mpox ne se fait pas à coups de déclarations, mais par une présence constante sur le terrain, une collaboration étroite entre les secteurs humain, animal et environnemental, dans le cadre de l’approche “Une seule santé”.
Vendredi 20 février, 9h : Douala, porte d’entrée des vaccins de demain
Le décor change le lendemain. Cap sur le Port Autonome de Douala, poumon économique du pays et désormais maillon stratégique de la chaîne de survie sanitaire. À 9 heures précises, le Ministre présidera une double cérémonie lourde de sens. La première étape marque un tournant pour le Programme Élargi de Vaccination (PEV). Il s’agira de réceptionner des équipements destinés à renforcer la logistique et, point crucial, le système de conservation des vaccins. On le sait, la gestion de la chaîne du froid a longtemps été le talon d’Achille des campagnes vaccinales au Cameroun. Perdre des doses par manque de réfrigérateurs fonctionnels, c’est perdre des vies avant même de les avoir protégées. Cette arrivée de nouveaux équipements, si elle est confirmée et correctement déployée, pourrait changer la donne dans la course à la couverture sanitaire universelle.
Le don d’Action Contre la Faim : la nutrition, parent pauvre de la santé publique ?
Le même jour, au même endroit, une seconde réception viendra rappeler que la santé ne se limite pas aux virus et aux vaccins. Il s’agit de l’accueil d’un don offert par l’ONG internationale Action Contre la Faim. Ce geste de partenariat, s’il est louable, met en lumière un angle mort trop souvent négligé des politiques publiques : la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère. Au Cameroun, des milliers d’enfants souffrent encore de carences alimentaires qui compromettent leur développement physique et cognitif. En acceptant et en valorisant ce don, le Ministre envoie un message clair : la lutte contre la malnutrition redevient une priorité. Au-delà de l’aspect médiatique, c’est la capacité du système de santé à intégrer la nutrition comme un soin à part entière qui est ici interrogée.
Une visite pour incarner l’État sur le terrain
Au-delà des annonces et des cérémonies, cette visite de trois jours à Douala revêt une dimension politique et symbolique forte. En se rendant sur place, le Ministre de la Santé publique sort de la tour d’ivoire des bureaux pour aller au contact des réalités. C’est d’abord un message aux agents de santé, souvent en première ligne avec des moyens limités : l’État les voit et se soucie de leurs conditions de travail. C’est ensuite un signal adressé aux partenaires internationaux : le Cameroun est ouvert à la coopération et dispose d’une autorité sanitaire capable de coordonner les efforts. C’est enfin une réponse aux populations vulnérables, celles qui attendent des vaccins, des soins et de la nourriture.
À l’heure où les systèmes de santé du monde entier sortent épuisés des crises successives, où de nouveaux pathogènes émergent et où les inégalités nutritionnelles se creusent, chaque geste compte. En choisissant d’occuper le terrain à Douala pendant trois jours, le Dr Malachie MANAOUDA ne fait pas seulement acte de présence. Il pose un acte de gouvernance. Du premier point de presse de septembre 2024 à cette visite de février 2026, c’est tout un système de gestion des urgences qui a mûri, appris, et renforcé ses capacités.
Reste à savoir si les annonces se transformeront en actions durables, et si les projecteurs médiatiques, une fois éteints, laisseront place à un système de santé enfin à la hauteur des défis. Pour le ministre, ces trois jours seront ce qu’il en fera. Pour les Camerounais, ils seront un indicateur de ce qu’ils peuvent encore espérer.













































































































































































































































































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